Le tir à balles dans l’arme lisse a de beaux jours devant lui car, actualité des accidents aidant, la percussion centrale déjà dans le collimateur des écologistes, va, avec la prolifération du sanglier, sans doute connaître un nouveau ralentissement.
Si les plus motivés et fortunés, pourront, quand c’est possible (1) se concocter un fusil dédié, partant du principe que toutes les armes neuves sont désormais munies de chokes amovibles, il existe des rétreints spécifiquement rayés visant non seulement la polyvalence, mais aussi également une plus grande précision.
Il faut cependant savoir qu’ils furent au départ destinés aux balles « américaines » ensabotées pour la chasse au whitetail, (et sans passer par la Lorraine !) dans les états proscrivant la percussion centrale.
Tout le monde n’ayant pas forcément les moyens d’acheter tout ce fourbi et de tirer ces balles « techniques » donc chères, il fallut trouver le moyen de contenter ceux qui s’obstinaient à vouloir continuer de tirer des « slugs », ces « limaces » (2) Foster qui font, depuis 1935, la base du tir à balles dans les fusils à pompe qu’on trouve partout : cours de ferme, arrière du pick-up.
Les grandes marques (Remington, Browning) à l’affût des frémissements du marché y répondirent immédiatement, de même que l’aftermarket (Briley, Carlson, etc.), mais au prix d’une communication parfois contradictoire : les « sabotiers » les excluant de leurs préconisations au profit des tubes entièrement rayés, les slugs étant renvoyés vers le lisse intégral ou « amélioré » (IC).
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Mais, bien sûr, il se trouva des petits malins pour faire, quand même des essais (3) et se rendre compte sur 5 coups à 50m. qu’on passait tout à coup du groupement dans un ballon de foot, à celui d’une balle de tennis, avec certes un sabot (Federal Powershok 28 grammes), mais aussi avec des Brenneke !
Tentons de comprendre la manip’. C’est un peu le retour du système « Paradox » qui n’a jamais été vraiment oublié (4) depuis plus d’un siècle, de rayer le « bout » du canon pour donner l’effet gyroscopique stabilisateur, mais en tenant compte de munitions quand même différentes.
Par rapport aux canons spécifiques intégralement rayés, le taux de torsion de ces chokes est de 1/35 (par rapport à 1/20), la conicité consistant à compresser lentement (tout est relatif !) la balle dans la forme des rayures.
Comme on le sait pour les Brenneke, les « ailettes » n’étant pas là pour faire tourner le projectile, mais s’adapter au rétreint, il en est de même pour les balles Foster, et c’est en fait, comme pour les sabots, la bourre en plastique solidaire du projectile qui est censée prendre dans ces rayures et faire, peu ou prou, tourner tout le bazar.
Les sites US, bien sûr, abondent de commentaires sur l’affaire qui fut, bien sûr, évolutive. Les premiers chokes « usine » portaient des rayures plus profondes, mais qui, en tournant dans le sens contraire des « sluggers » bon marché, serraient de plus en plus le pas de vis, au point que seul un armurier pouvait finir par le débloquer !
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Pour résumer la tendance on dit là-bas : pas de sabots en lisse, ni de slugs en rayés (5), mais ces « rifled chokes » améliorent quand même la précision des balles Foster et Brenneke qui seront, de toute façon, moins précises qu’un canon « tout rayé » et balle-sabot.
Donc, on est encore loin de notre battue communale où on sonne, à vêpres, le branle-bas, pour tirer à vingt mètres la bête noire signalée impromptue avant l’apéro au plus fort du fourré, avec le fusil qui, le matin servait à tirer le perdreau.
Ne riez pas, c’est encore le lot de la plupart de nos dianes campagnardes, quand personne n’a fait « le pied » aux aurores. Voyez même où se plaçait hier la « fierté communale » : les vétérans naguère, du temps des chevrotines, y refusaient les carabines, et même les optiques…pour mettre tout le monde à égalité dans la ligne et au poste !
Le choix d’un choke pour la chasse est crucial pour maximiser vos chances de réussite. Le choke est un dispositif situé à l’extrémité du canon d’un fusil, et il a pour but de rétrécir le diamètre du canon, ce qui influe sur la dispersion des plombs.
Chaque choke a ses propres avantages et inconvénients en fonction des conditions de tir et du Le type de gibier . Les distances mentionnées servent uniquement de guide. Les résultats varieront en fonction de plusieurs facteurs, notamment le type de cartouche, le fusil et le choke que vous utilisez.
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C’est pourquoi il est judicieux de pratiquer des tirs tests sur des cibles pour découvrir la meilleure association entre votre cartouche et votre choke.
Vous pourriez, par exemple, tester votre cartouche préférée à une distance allant de 35 mètres dans un cercle de 75cm, en utilisant non seulement votre choke habituel mais aussi ceux légèrement plus ouverts ou plus fermés.
Le choix du choke dépend du Le type de gibier que vous chassez, de la distance à laquelle vous prévoyez de tirer, et des conditions spécifiques de l’environnement de chasse.
Le matériau à partir duquel un choke est fabriqué a un impact significatif sur sa durabilité, sa résistance à la corrosion, son poids, et bien sûr, son coût.
Lorsqu’il s’agit de choisir un choke pour votre fusil de chasse, il y a plusieurs facteurs pratiques à prendre en compte.
Il est essentiel de prendre en compte ces facteurs pratiques lors du choix de votre choke.
Pour garantir un fonctionnement optimal et une longévité maximale de vos chokes, un entretien régulier est indispensable. Chaque utilisation du fusil laisse des résidus de poudre, de plomb ou d’acier, qui peuvent s’accumuler dans le choke.
La belle mordorée est un des oiseaux gibiers les plus complexes à tirer car son biotope alterne entre sous-bois denses et larges ouvertures.
Au préalable, avant de définir le choix du choke, il nous paraît important de rappeler que le fusil idéal pour chasser la bécasse doit être léger, entre 2 à 3 kg, car la belle est difficile à lever et nécessite de marcher vite et longtemps. Il doit également résister aux agressions (boue, humidité, fils barbelés), donc ne doit pas être trop beau, ni trop cher. Enfin, il est préférable qu’il se casse pour passer sous les végétations, les fils barbelés et pour enjamber les fossés. Le semi-automatique est à notre avis trop difficile et fatiguant à utiliser.
Le canon doit être court, de 60 à 71 cm pour ne pas accrocher les baliveaux en progressant dans la végétation. Il doit être vif pour suivre et rattraper l’oiseau, qui souvent crochète entre les arbres.
À la levée suivante, ce sera exactement le contraire : elle filera au loin à 30/40 mètres pour se réfugier dans un bosquet avoisinant ! Un fusil dit « bécassier » doit permettre de tirer à bout portant comme à belle distance.
Un choke cylindrique + ¼ choke pour le second coup est un choix correct, car on peut aisément jouer sur les munitions dispersantes lorsque la végétation se densifie.
Si le biotope très fermé oblige à tirer à bout portant, un choke rayé, ou mieux, un canon dispersant avec ses rayures sur la totalité du canon est à préférer. C’est le meilleur procédé pour disperser largement la gerbe afin de pouvoir tirer à moins de 15 m. Le tir de l’oiseau est grandement facilité.
Un fusil lisse avec une bourre grasse ne permet pas de tirer à moins de 15 m. À cette distance, la gerbe est trop concentrée et le gibier est manqué ou abîmé. Le chasseur de bécasse a donc deux possibilités : utiliser des munitions qui écartent, ou s’équiper d’un canon rayé.
Le canon rayé est à réserver au premier coup en milieu très fermé, pour des tirs à moins de 15 m.
Les fusils de chasse sont des armes à canons lisses. Ils sont destinés au tir de munitions à grenailles de plomb (ou d’acier en zone humide) pour chasser le petit gibier.
Un chasseur débutant qui privilégiera la chasse du petit gibier sans exclure de faire quelques battues pourra donc avec un fusil, envisager pour un temps, de pratiquer toutes les chasses.
C’est un choix personnel qui guidera le chasseur vers une arme à un seul canon (fusil semi-automatique ou à pompe à canon rayé) ou à deux canons juxtaposés ou superposés.
L’esthétique de l’arme, le prix, les fonctionnalités guideront le futur utilisateur vers le modèle adapté à ses attentes et à son budget. A ce sujet, il n’y a pas de mauvais fusil mais on peut se sentir plus à l’aise avec une arme basculante qui est plus simple à manipuler (à l’inverse du fusil semi-automatique qui possède un fonctionnement plus complexe). Les armes basculantes sont aussi faciles à mettre en sécurité, à charger et à décharger. Elles sont très adaptées aux chasses de mouvement où le chasseur est amené à se déplacer (billebaude, chasse au chien d’arrêt, etc.). Les armes semi automatiques seront plus conseillées pour les chasses d’affût (pigeon, canard).
Un tir efficace au fusil de chasse dépendra du canon (longueur), du choke (resserrement du canon à son extrémité) et de la cartouche utilisée (diamètre du plomb, type de bourre). Un canon plutôt long (71 cm et +) avec un choke plutôt serré (demi-choke à full choke) et une cartouche de gros plomb avec une bourre à jupe seront plutôt destinés à des tirs de moyenne à longue distance (20 à 35 mètres).
Il faut ajuster la combinaison « canon, choke et munition » au type de chasse pratiqué (plaine ou bois) et au gibier recherché.
Que votre gibier démarre près ou loin de vous, un fusil mono canon ne vous laissera pas aucun choix. Dans tous les cas, vous devrez tirer la cartouche chambrée. Un fusil à deux canons présentera l’avantage de vous laisser deux options de tir avec potentiellement deux chokes et deux cartouches différents.
Moralité, prenez votre temps, manipulez plusieurs armes et réfléchissez bien aux types de chasse que vous allez pratiquer pour faire le meilleur choix possible.
L’écrasante majorité des fusils de chasse dispose désormais de chokes interchangeables, ces embouts que l’on visse à l’extrémité du canon. Généralement, les armes sont livrées avec 3 ou 5 chokes : le lisse, un quart, demi, trois-quarts et full.
Quel est le rôle d’un choke ? Quelles sont les différences entre chaque modèle ? Comment choisir le bon choke pour votre mode chasse ?
Avant d’en apprendre un peu plus sur le fonctionnement des chokes, il nous faut situer le contexte et découvrir l’origine des chokes pour fusil de chasse. À vrai dire, nul ne connaît le créateur de ces ingénieux embouts.
L’idée de réduire le diamètre du canon à son extrémité pour améliorer la gerbe serait parvenue à Fred Kimble, un chasseur américain de l’état de l’Illinois aux alentours de 1866.
Il aura alors fallu patienter près de 100 ans, jusqu’en 1959 plus précisément, pour voir le premier fabricant de fusils de chasse proposer une arme avec des chokes interchangeables. Il s’agit en l’occurrence de Winchester et son Model 59. Le succès ne fut pas immédiat, il aura encore fallu attendre quelques décennies avant que l’utilisation des chokes interchangeables soit appréciée des chasseurs et exploitée par les fabricants.
Le choke joue un rôle fondamental dans le groupement d’une gerbe. Fixé à l’extrémité du canon, cet embout permet de réduire le diamètre interne de celui-ci. Cela permet de concentrer davantage la gerbe.
Comme nous le disions en introduction, les fusils de chasse sont généralement livrés avec cinq modèles de chokes : le lisse, le quart, le demi, le trois-quarts et le full. Chacun d’entre eux aura un rôle et une incidence différente sur la gerbe. Le choke vous permet donc d’adapter votre arme à votre mode de chasse et ce, sans changer le canon, comme il était obligatoire à l’époque.
En plus de ces chokes que nous appellerons « d’origines » étant donné qu’ils sont fournis par le fabricant de l’arme directement, vous pouvez trouver sur le marché de nombreux autres modèles, fabriqués par des sociétés spécialisées. Il existe une multitude de marques, parmi les plus fameuses on retrouve : Patternmaster, Kick’s ou encore Briley.
En résumé, le choke a pour rôle d’offrir une qualité de groupement de gerbe idéale à une distance donnée. Chaque modèle de choke propose un diamètre différent. C’est cette donnée qui influencera le groupement de la gerbe.
Les fabricants respectent une norme dans la fabrication des chokes, voici les différents diamètres en mm auxquels correspondent les « cylindres de rétrécissement ».
L’incidence du choke sur la gerbe est différente selon qu’il s’agit de plombs, d’aciers ou d’autres substituts. Ces correspondances sont valables pour les fusils de calibres 10, 12, 16 et 20.
Vous l’aurez compris, chaque choke est différent. Ces différences de quelques dixièmes de millimètres joueront pourtant un rôle fondamental dans la formation de la gerbe de projectiles. Chaque choke peut être utile dans une situation précise. La majorité des chasseurs optent pour le full en espérant pouvoir tirer les oiseaux les plus éloignés, au risque de louper la grande majorité des gibiers qu’ils auront « dans leurs bottes ». Plus le chokage sera serré, plus l’exigence envers le tireur est grande. Il s’agit de trouver la meilleure combinaison entre groupement de gerbes et distance moyenne de tir.
On attend d’une cartouche qu’elle soit performante à une distance donnée. Pour obtenir de meilleurs résultats, la bonne cartouche doit être adaptée au bon choke. Les gerbes varient tellement d’un choke à l’autre, d’une cartouche à l’autre voir même d’un fusil à l’autre qu’il faut exploité au maximum les capacités des chokes fournis.
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