Pour leur conférence d’ouverture de la saison estivale, Les Amis du Pradau avaient choisi de faire dans le local avec l’historienne Nicole Siffert qui a présenté son second ouvrage sur la cité "Condom au fil du temps, au fil des rues".
À l’époque romaine, les rues étaient nommées en fonction de leur situation, aspect, direction, activité économique à l’instar des rues de la Maison commune, des Armuriers, une appellation pratique. Ils sont le reflet de l’évolution des différentes périodes depuis l’origine de la ville jusqu’en 1950, en relation avec l’histoire nationale et les grands événements.
À la révolution, elles prennent l’appellation d’hommes politiques. La place du Lion d’or devient la place Mirabeau. Elles prennent le nom de nouvelles idées, rue de Fédération, place de la Liberté.
Leur nom varie aussi en fonction des idées dispensées par le nouveau régime. En 1941, le cours Scipion Duplex est rebaptisé rue du maréchal Pétain puis en 1944 avenue du Général de Gaulle.
À l’origine, leur nom était gravé directement sur la pierre. En 1858, une commission municipale fixe leur nom, la définition et la numérotation des maisons. Tout cela facilitait le logement des troupes que les habitants étaient obligés d’héberger.
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La rue était aussi un lieu de vie politique, économique avec les marchés qui sont délimités suivant les produits commercialisés, la volaille sur la place Lannelongue, Gèle pour les bovins, Saint-Jean pour les porcs.
Les habitants aiment à se retrouver sur les Promenades autour du kiosque à musique, des cirques, de la gymnastique.
« Condom est une ville de saisons. L’automne y rougeoie, inlassable, soufflant sur les braises de l’été, faisant naître les pourpres, les jaunes vifs, levant des odeurs d’herbe et de terre, odeurs cambrées : l’étreinte de l’été fut brûlante. Chaque hiver y invente des grisailles douces et des matins tranchants. L’air, ici, ne plonge ni ne stagne, il coule comme un ruisseau, se prend parfois pour un torrent.
Statue des quatre mousquetaires offerte par la compagnie des Mousquetaires. Rive droite, nous comptons ; le hameau de Herret célèbre pour son aérodrome, le hameau de Sainte-Germaine dont l’église romane est inscrite aux Monuments Historiques (MH), les hameaux de Scieurac, Vicnau, Cannes, Gourragne ou encore Lialores dont l’église romane Saint-Antoine est classée aux MH.
Le maire Gérard Dubrac accueillait ce mardi matin le jury départemental des villes et villages fleuris qui effectue une visite quelques jours avant que ne vienne la délégation régionale qui elle attribue le sésame pour le maintien, l'obtention d'une nouvelle fleur ou la rétrogradation.
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Pour sa part la commune souhaite dans un premier temps maintenir la deuxième fleur et travaille pour tenter de cueillir la troisième dans un futur proche. Le maire indiquait la voie prise depuis deux ans avec la volonté de faire de Condom « une ville fleurie et une ville propre ».
Le souhait du premier magistrat c’est aussi « la volonté d’impliquer la population dans l’embellissement de la ville ».
Après la rénovation des rues, les ravalements des façades, le maire souhaite profiter de la réhabilitation du quartier qui descend vers la Baïse entre la rue des Armuriers et le boulevard Saint-Jean pour que les propriétaires des immeubles mettent de la gaieté dans le quartier « en peignant les volets de différentes couleurs ».
Le jury Régional des villes et villages fleuris sera à Condom le lundi 25 juillet à 14h30.
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