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Le calibre 9 mm Parabellum demeure une référence pour les tireurs sportifs et en défense personnelle. Offrant un équilibre optimal entre encombrement, capacité de chargeur et puissance, il se décline en plusieurs profils de charge (standard FMJ, +P ou +P+) pour répondre à vos besoins.

Caractéristiques essentielles du 9 mm Parabellum

  • Calibre : 9 × 19 mm Parabellum
  • Pression standard : 235 MPa (SAAMI)
  • Type de balle :
    • FMJ (Full Metal Jacket) pour entraînement
    • +P (+10 % de pression) pour plus d’énergie
    • +P+ (+20 % et plus) pour défense renforcée
  • Poids de balle typique : 115 gr (7,45 g) à 147 gr (9,5 g)
  • Vitesse initiale (V₀) : 360 m/s à 460 m/s selon le profil
  • Énergie à la bouche : 640 J à 1 000 J

Ces valeurs varient légèrement selon le fabricant et la longueur de canon de l’arme.

Le 9 mm Parabellum : Un Standard Établi

Le calibre 9 mm Parabellum, avec sa cartouche 9 x 19, est devenu un standard mondial.

La cartouche 9 mm Parabellum a été standardisée, et les appellations "9 x 19" ou "9 x 19 OTAN" sont courantes.

Le 9 mm Parabellum est un calibre favori, même pour l'inspecteur Harry.

Lire aussi: Histoire du Pistolet Parabellum

Dimensions et Conversions

Pour comprendre les calibres, il est utile de connaître les conversions : 1 pouce (in) = 25,4 mm, donc 1 mm = 0,03937 pouce.

Ainsi, un calibre de 9 mm équivaut à environ 0,357 pouce (9 x 25,4 mm/pouces = 9,07 mm).

Munitions et Charges

Aux calibres, s'ajoute la charge de poudre, et elle varie avec la taille de l'étui.

Les dimensions définissent aussi la taille de la munition, comme le .38 Smith&Wesson.

Chaque fabricant appose sa marque sur les munitions, par exemple DWM.

Lire aussi: Luger P08 et sa réplique : Analyse détaillée

Comparaison avec d'Autres Calibres

Le 7,65 mm Browning est identique au .32 ACP.

Le .357 Magnum pèse 10,23 g et a une vitesse initiale de 430 m/s (mach 1,3).

Évolution de l'Armement Individuel

À la fin de la Première Guerre mondiale, les autorités militaires ont dressé un état de l’armement et ont mis en œuvre de gros programmes de développement, y compris pour l’armement individuel.

Dès le début des années 1920, un fusil d’infanterie, un fusil-mitrailleur, un pistolet semi-automatique, un pistolet-mitrailleur et deux nouvelles munitions ont été développés.

De nombreux fabricants ont proposé leurs productions ou prototypes aux commissions d’évaluation, incluant des manufactures nationales comme Saint-Étienne, Tulle ou Châtellerault, et des entreprises privées comme Browning, SACM, et la Manufacture d’Armes et Cycles de Saint-Étienne.

Lire aussi: Tout sur la 9mm Parabellum

Le Pistolet "Le Français" de la Manufacture d’Armes et Cycles de Saint-Étienne

Dès 1928, la Manufacture d’Armes et Cycles de Saint-Étienne a proposé un pistolet semi-automatique particulièrement original et novateur.

Cette société a connu un succès commercial grâce à des armes performantes qui correspondaient aux attentes des clients, comme les carabines Buffalo et le fusil « Idéal ».

Au début du XXe siècle, la « Manu » avait acquis une notoriété commerciale considérable, proposant un grand nombre de pièces, certaines développées en propre et d’autres achetées en « blanc » puis refrappées.

Les pistolets semi-automatiques sont devenus plus fiables et abordables, prenant une part croissante sur le marché de l’armement civil.

La « Manu » a mis en développement un pistolet semi-automatique qu’elle voulait simple, novateur et fiable, ce qui a mené au brevet du pistolet « Le Français » le 6 août 1913.

Principes de Base du Pistolet "Le Français"

  • Fonctionnement aussi simple, fiable et sécurisant qu’un revolver.
  • Pas de manipulation de culasse nécessaire, prêt au tir une fois chargé.
  • Absence de pièces ou de ressorts sous tension permanente pour limiter l’usure.

Ces petits pistolets ont connu un grand succès grâce à leur qualité de réalisation et leur fonctionnement irréprochable.

Les derniers modèles ont été produits par MANUFRANCE jusqu’en 1968, destinés à la défense personnelle.

Évaluation Militaire et Adoption Limitée

La « Manu » a participé aux épreuves d’évaluations des armes de poing pour l’armée française, confiant un exemplaire à la section technique de l’artillerie le 5 juin 1928.

Les raisons du rejet de ce modèle incluent la double action obligatoire et l’absence d’extracteur, bien que ces points n’aient pas constitué de réels défauts pour une utilisation civile.

La munition, le 9 mm Browning Long, n’était pas largement diffusée et présentait moins de qualités balistiques que le 9×19 mm Parabellum.

Le pistolet a été employé par quelques officiers l’ayant acquis personnellement, et la majorité a été vendue sur le marché civil.

Versions et Finitions du Pistolet "Le Français"

Le premier modèle se caractérise par un canon non cannelé et des plaquettes en ébonite quadrillée, tandis que le second modèle, apparu en 1931, a un canon cannelé et des plaquettes de crosse en bois.

Plusieurs finitions étaient disponibles, de la classique finition « de guerre » à la finition luxueuse avec gravures et ajustages de précision.

Le nombre d’armes produites est estimé à moins de 5000 exemplaires, toutes versions confondues.

Distribution et Caractéristiques Techniques

La distribution s’est faite via le réseau des succursales de la « Manu » et un second réseau pour les grossistes et professionnels, la « Manu Modèle ».

La culasse n’est pas calée, mais le ressort récupérateur est puissant.

Le canon est basculant, permettant de libérer la chambre et de mettre l’arme en sécurité.

L’arme est équipée d’un ressort récupérateur vertical situé dans la poignée pistolet.

L’action sur la détente agit directement sur la gâchette, qui entraîne le percuteur en double action.

Le pistolet Type Armée est une extrapolation des modèles existants en calibres 6,35 et 7,65 Browning, avec des détails ajoutés pour renforcer son caractère militaire.

Sécurité et Démontage

L’arme ne dispose d’aucune sûreté, ni active ni passive, et son fonctionnement est proche de la philosophie du revolver.

Il n’y a aucun risque de percussion accidentelle arme au repos.

Le démontage est intégral et sans outil, en suivant une procédure précise pour retirer le chargeur, le canon, le pontet, le corps de culasse et les autres composants.

Particularités et Modifications

Il est possible de tirer sans chargeur en modifiant la clé de verrouillage du canon.

La mise en sûreté peut être réalisée en positionnant le pied du percuteur en position haute lors du remontage.

La Munition 9 mm Browning Long

Cette cartouche, œuvre de John Moses Browning, a été spécifiquement mise au point pour le pistolet Browning 1903.

Elle fut la concurrente malheureuse de la 9×19 mm Parabellum, à la fois plus performante et plus diffusée sur le marché.

Le 9 mm Browning Long a été adopté réglementairement en 1907 par la Suède.

Les Calibres et Leur Mesure

Le calibre représente la taille d'un canon (le tube et non l'arme).

Il est mesuré de différentes manières (diamètre au collet, intérieur du canon, etc.).

On utilise des mesures en millimètres (9 mm) ou en centièmes de pouces (0,300 in).

Tableau Comparatif des Munitions 9mm Parabellum

Profil de Balle Poids (grains) Vélocité Initiale (m/s) Énergie (J) Usage Principal Avantage Clé
FMJ 115 ≈ 360 ≈ 967 Tir sportif, entraînement Pénétration constante, canon préservé
HP 124 ≈ 370 ≈ 1 098 Défense, IPSC Expansion contrôlée, transfert d’énergie
FMJ 124 ≈ 350 ≈ 1 000 Tir loisir, plinking Bon compromis entre performance et coût
HP 147 ≈ 350 ≈ 1 160 Défense, chasse petit gibier Pénétration accrue, choc létal
+P+ (FMJ ou HP) 124 ≈ 380-390 ≈ 1 150-1 200 Usage tactique, défense avancée Énergie maximale, trajectoire tendue

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