Le Luger Parabellum est l'un des tout premiers pistolets semi-automatiques et sans doute le premier ayant connu une large diffusion. Développé en 1898 par Georg Luger à partir du pistolet Borchardt, cette arme sera utilisée tout à la fois au cours de la Première et de la Seconde Guerre mondiale. Elle a été produite et mise en service dans plusieurs pays en tant qu'arme réglementaire (Allemagne et Suisse par exemple). En France, elle équipa la Gendarmerie, l'Armée de terre et la Préfecture de Police de Paris, entre 1945 et 1955. Les 5000 armes françaises comme les Walther P38 utilisés dans les mêmes conditions, venaient des Usines Mauser alors occupées.
Le nom Parabellum vient du latin Si vis Pacem, Para bellum, qui veut dire « Si tu veux la paix, prépare la guerre ». Il sera initialement chambré en 7,65 mm Parabellum, munition directement dérivée du 7,65 mm Borchardt utilisée par le pistolet Borchardt. Son chambrage sera ultérieurement modifié afin de permettre l'utilisation d'une balle d'un calibre supérieur, le 9 mm Parabellum, la munition d'arme de poing la plus répandue depuis. Le deux calibres cohabiteront (l'armée Suisse utilisa le Luger 1900/1906 chambré en 7,65 mm Parabellum, plusieurs fois modifié et remplacé en 1949 par le Sig P210).
Le modèle standard de l'armée allemande est adopté sous le nom de P08 correspondant au modèle de 1908 chambré en 9 mm Parabellum et doté d'un canon de 10,2 cm (simplifié en 1914 devenant le P08/14). Le modèle produit pour la marine (de 1904 à 1918) a un canon de 15,2 cm, 20,3 cm pour celui destiné aux artilleurs. Les modèles commerciaux présentent des canons s'échelonnant de 9,8 cm à 35 cm pour une versions carabine munie d'une crosse détachable.
Le Luger Parabellum, s'il était une arme confortable, précise (dans la limite de la précision d'une arme dépourvue d'instruments de visée réglables) et relativement fiable pour son époque restait chère à produire et capricieuse en comparaison des modèles développés à sa suite tels le Browning Hi-Power ou le P38.
Si le Luger n'a pas subi de modification majeure durant sa carrière, il n'en va pas de même pour la munition de 9 mm Parabellum développée pour cette arme. La raison du remplacement du P08 par le P38 est la complexité du système du P-08.
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La munition de 9x19 s'appelait à l'origine 9mm Luger (la mention Luger peut encore se trouver sur les étuis de certains fabricants). Le STEN est à l'origine dessiné pour la munition 9x18 Anglaise, pas pour le 9x19 Para. Dans bien des cas, le chargement des munitions actuelles dépasse les capacités du fragile mécanisme "à genoux" du Luger. Avis aux tireurs collectionneurs.
Le Luger Parabellum est définitivement devenu une pièce de collection à partir des années 1950.
Les modèles airsoft du Luger P08 offrent une alternative pour les amateurs et les collectionneurs. Un test d'un modèle airsoft révèle plusieurs aspects intéressants :
C'est sobre, c'est classe, c'est carton quoi... La boutique y a scotché un petit mot: "The airsoft toy gun is for person who is over 18 years old. And the toy gun is not for shooting at people". La boîte était donc retournée vers l'intérieur. Trois P08 différents, une seule boîte, pas de petites économies ! Un tissu noir vient cacher le polystyrène blanc, on apprécie le geste.
La réplique est fournie avec :
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Simple, efficace.
On la prend en main et Ho ! C'est lourd (entendez par là que ce n'est pas léger) C'est du full métal, et ça se sent, au moins on a quelque chose au bout du bras. 870 grammes pour la version 6 pouces, 830 pour la 4" et 930 pour la 8". La prise en main est bonne, le grip accroche très bien. Esthétiquement, le grip est légèrement brillant, mais qu'à cela ne tienne, à la première occasion je le remplace par du bois.
Avec le bouton d'éjection, ce sont les seules pièces plastiques visibles, tout le reste est en métal. Le canon est fileté de l'intérieur, mais pas de silencieux disponible pour l'heure. Il est présent à l'arrière une accroche pour une sangle. Certes, sa position au dessus de la main peux surprendre, mais ne gène pas vraiment.
Le système de visée n’est pas très aisé, le guidon est très fin, ce qui rend dur de faire la netteté dessus. Il est possible de régler la hausse sur deux positions : 100 et 200 mètres. L’intérêt n’est â proprement parlé visible en airsoft, mais puisqu’en airsoft l’inutile est indispensable, c’est donc fantastique.
Une date, 1915 sur le dessus du canon, ainsi qu'un "15" sur les parties pouvant être retirées.
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On insère les 16 billes (marui 0,25), on charge le gaz (Green), on insère le chargeur : bah zut ça marche pas.. mais pourquoi y veut pas rentrer le bouzin ?! Haaa, oui d'accord : le système de déclenchement de la valve du chargeur est pas génial : il possède un cran qui fait qu'il ne peux être rabattu qu'en chargeant la réplique. En gros, on charge un coup dans le vide, on met le chargeur, et on ré-arme.
Le premier coup est parti : vache c’était rapide ! Le kick n’était pas si gros que ça. Sûrement que la spécialité de la culasse y joue. Ça tire fort, très fort, un passage au chrony s’impose. Mais ce n’est pas ça qui me pose problème : Alors que j’ai réglé le hop-up à fond, les billes tombent très vite, il ne semble y avoir aucun effet sur la bille. Allez hop ! on démonte ! première perplexité : Le hop-up est à l’envers ! Entendez par là que monté comme il l’est, il frotte sur le bas de la bille, donc lui donne un mouvement inverse à celui escompté : plus on met de hop-up, et plus la bille semble éprouver une attraction irrésistible envers le sol... Le démontage du canon présente une autre surprise : il n’est pas percé ! Sympathique.
Les forums et les communautés en ligne regorgent d'avis et de discussions concernant le Luger P08, tant sur les modèles réels que sur les répliques airsoft. Voici quelques points saillants :
Au vu de la description, le modèle airsoft est souvent copié sur le modèle Tanaka. Il faut armer à vide une première fois et ensuite engager le chargeur. C'est un peu spécial comme manip mais on s'y fait. Beaucoup de monde râlait à cause de leur percuteur cassé parce qu'ils engagaient le chargeur et sentant une résistance (la pièce qui percute la valve), forçaient pour le faire rentrer.
Niveau gaz, la réplique consomme beaucoup, full métal oblige, et le peux de test qui a été fait marque une tendance d'un chargement de gaz pour un chargeur, pas vraiment plus.
Le hop-up est souvent mentionné comme étant problématique, nécessitant des modifications ou des ajustements pour fonctionner correctement.
Il semble que la réplique respecte les marquages d'origine, bien que la culasse soit parfois totalement vierge.
Certains utilisateurs ont modifié le chargeur pour réduire sa capacité à 8 billes, comme le vrai, améliorant ainsi l'impression de réalisme.
Il est possible de trouver des crosses et des chargeurs camembert Tanaka compatibles avec certains modèles WE P08. Attention toutefois, ces holsters sont aux côtes réelles, ce qui peut poser problème avec certaines répliques.
Un utilisateur a partagé son expérience avec un P08 4" de marque WE :
Le modèle reçu était doté d'un "HOP-DOWN". Même en dévissant totalement la vis du "hop-down" les performances étaient incroyablement médiocres : la bille tombait au bout d'à peine 15 mètres de course. Un hop up artisanal a été créé, utilisant une minuscule feuille de papier plastique finement découpée, modelée et sertie, servant à déformer le joint déjà en place, à l'opposé de la vis que le constructeur avait prévu. Les performances de cette installation sont extraordinaires.
Avec du Greengas et du American Eagle hiver, et des billes de 0,20g, une portée de 30 mètres est atteinte avec une précision redoutable (une précision assez impressionnante pour un canon si court). La consommation en gaz est d'une recharge pour 30 billes (soit deux chargeurs de billes), avec une valve de remplissage qui fuit légèrement.
Diverses finitions sont appliquées afin de donner un aspect "vécu" et de réduire tous les jeux gênants. La peinture de mauvaise qualité des répliques WE aide à "patiner" correctement toutes les parties métalliques. Le point rouge extrêmement hideux qu'on trouve vers la sécurité a été enlevé. Les plaques de crosse sont l'énorme point noir de cette réplique, et sont remplacées par des grips en bois.
Une rondelle a été insérée pour supprimer le jeu inacceptable du chargeur une fois inséré dans la réplique.
Pour les collectionneurs et les reconstitutions, il existe des reproductions de boîtes de munitions contenant 64 cartouches de 9mm Parabellum. Ces reproductions sont inutilisables et vides, garantissant une manipulation et une exposition sans aucun risque. La fidélité de ces reproductions, avec leurs marquages et leurs inscriptions, les rend idéales pour les reconstitutions et les dioramas.
Plusieurs utilisateurs partagent leurs expériences et leurs conseils concernant les munitions à utiliser avec le Luger P08. Voici quelques points clés :
Plusieurs utilisateurs comparent le Luger P08 à d'autres pistolets, tels que le P38 et l'USM1. Il est noté que le P08 est plus solide qu'on ne le pense, bien que son mécanisme soit plus délicat et nécessite des précautions lors du tir.
Un vieil armurier met en garde contre l'utilisation de modèles anciens tels que les 06 et les 04, et conseille de se rabattre sur des modèles "Frankenstein" remontés avec des pièces de diverses provenances. En cas de casse, il y a moins de regrets et plus de pièces disponibles.
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Type | Gas BlowBack (GBB) |
| Matériau | Full Métal |
| Longueur du canon | 4 pouces (existe en plusieurs longueurs) |
| Longueur de la réplique | 210mm |
| Poids | 900 g |
| Hop-up | Réglable (mais souvent problématique) |
| Puissance | 300 Fps |
| Capacité du chargeur | 15 + 1 billes |
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