Pour être pleinement opérationnelle, une monture équatoriale doit être orientée de manière à ce que son axe principal (l'axe d'ascension droite) soit orienté parallèlement à l'axe de rotation de la Terre, c'est à dire qu'il doit pointer vers le pôle céleste. Dans l'hémisphère Nord, le pôle céleste est situé non loin de l'étoile Polaire, l'étoile principale de la constellation de la Petite Ourse.
Cette procédure de calage est appelée la mise en station. La mise en station peut se faire rapidement, en orientant grossièrement l'axe de la monture vers l'étoile Polaire, ce qui est suffisant pour les observations classiques. Elle peut aussi s'effectuer à l'aide d'un viseur polaire. Il s'agit d'une petite lunette sur laquelle est gravée la position réelle du pôle Nord céleste en fonction de la date. La précision de la mise en station s'en trouve grandement accrue.
Le viseur polaire n'est pas intégré le long de l'axe AD mais il est optionnel et déporté, donc il faut l'enlever pour pouvoir ranger la monture. Il est vrai que quand on voit le jeux du support qui ce fixe sur la monture on ce demande comment on arrive à garder un bon réglage.
La première solution serait de ranger la monture dans une mallette suffisamment haute pour ne pas à avoir à démonter le VP. Autrement, j'ai opté pour la solution de mettre le support en butée vers le bas, comme ça si j'ai besoin de le démonter, en le remettant sur la même butée le réglage ne bouge pas. Je ne l'ai démonter que deux fois depuis son premier réglage et mes MES semble rester bonne sur des poses de plus ou moins 1mn avec une 80ED et un pentax K10.
Pour le pointage de l'étoile polaire (m.e.s.): on utilise la monture comme une azimutale sans aucun problème. Si on observe toujours dans une zone géographique limitée, on pourra faire sur l’inclinomètre une marque sur la graduation correspondant à la latitude du lieu d'observation. Le réglage en hauteur (latitude) se fera alors sans visée en posant directement le viseur sur le télescope.
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Pour le réglage du cercle des AD : il faut viser une étoile connue, de son choix. On en profitera pour choisir une étoile bien placée, dans une zone rouge ou jaune où le facteur kD ou kH est élevé. On commencera par régler D suivant les graduations de la monture. Si on est en zone rouge, on réglera l'axe AD sur l'azimut de l'étoile. À ce moment là, on devrait, avoir ou être sur le point d'avoir l'étoile cible dans le champ du chercheur. si on est en zone jaune, on réglera l'axe AD sur la hauteur. À ce moment là, on devrait, avoir ou être sur le point d'avoir l'étoile cible dans le champ.
Dans le cas d'un pointage aux coordonnées équatoriales raté, on devrait être assez près de la bonne position. Si on est en zone rouge, verte, ou bleue (dominante D), on règle l'axe AD sur l'azimut de l'étoile. Ensuite on corrige complètement la hauteur avec l'axe D, puis on revient en arrière de x% de la correction (x est à lire sur les cartes dans la zone concernée). On refait l'égalité de l'azimut avec l'axe AD. En principe l’étoile devrait être dans le champ du chercheur donc s’il est nécessaire de refaire un cycle, on agira sur l’axe AD jusqu’à ce que l’étoile passe au plus près du centre du champ puis sur l’axe D pour un ajustement parfait.
Si on est en zone jaune, bleu clair ou mauve (dominante H), on règle l'axe D sur l'azimut de l'étoile. Ensuite on corrige complètement la hauteur avec l'axe AD puis on revient en arrière de x% de la correction (x est à lire sur les cartes dans la zone concernée)). On refait l'égalité de l'azimut avec l'axe D. En principe l’étoile devrait être dans le champ du chercheur donc s’il est nécessaire de refaire un cycle, on agira sur l’axe D jusqu’à ce que l’étoile passe au plus près du centre du champ puis sur l’axe AD pour un ajustement parfait.
Si on ne connaît pas les coordonnées équatoriales, on peut commencer par évaluer la déclinaison : On mesure avec ses mains la distance angulaire entre l'objet à pointer et l'étoile polaire. On obtient le complément de la déclinaison. On règle le télescope sur la déclinaison supposée, puis on tourne l'axe AD pour s'approcher le plus possible de la cible. On ne devrait alors pas être trop éloigné du but.
On peut aussi envisager d'utiliser le viseur en sens inverse et ce n'est certainement pas l'aspect le moins intéressant de cette étude. La démarche est simple. On pose l’inclinomètre sur le télescope pour lire la hauteur h. On prend le viseur en mains et on place le pouce pour qu'il vienne en butée sur l'index de l’inclinomètre quand celui-ci indique la valeur h. On aligne l’azimut du viseur sur l’axe optique du télescope et la hauteur pour perdre, mais tout juste, le contact entre votre pouce et l'index du viseur. On note alors les positions relatives du point P visé et de l'étoile E. Si le point P est plus éloignée de Polaris que l’étoile, il faut augmenter la déclinaison. Le sens de rotation de l'axe AD s'impose de lui même. On pourra évaluer à l’œil, ou avec ses mains, les angles de rotation des deux axes.
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En dehors de l'utilisation de ce viseur, cette étude permettra aux débutants - et même à d'autres - de comprendre pourquoi ils se sentent entravés quand ils évoluent dans certaines régions du ciel, tandis qu'en d'autres endroits les choses paraissent plus faciles.
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