Remplaçant du PEN E-PL5 vieux de deux ans, l'Olympus PEN E-PL7 peut paraître assez similaire, mais il incorpore de nombreuses nouveautés. Bien qu'il soit possible d'ergoter sur certains détails, nous avons apprécié cet appareil photo hybride (compact à objectifs interchangeables).
L'Olympus PEN E-PL7 dégage une impression de qualité tant dans la conception que l’esthétique. Comparé à l’E-PL5, il offre un style plus rétro en deux tons et une ergonomie plus orientée vers les experts. La poignée grip est fixe, mais elle est peu profonde.
La partie supérieure gauche du boîtier accueille le bouton de mise sous tension, la griffe, le sélecteur de modes et la molette de réglages. Le sélecteur de mode comprend : le mode manuel, semi-auto (priorité à la vitesse et priorité à l'ouverture), automatique, un mode vidéo manuel et un mode Art qui propose des filtres d’effets. On trouve aussi un mode Album Photo qui associe la photo à un cadre au moment de la prise de vue et sauvegarde la composition en une seule image.
Déplacer la molette de réglage du dos du boîtier (E-PL5) vers le dessus était une décision intéressante. Sur les appareils photo avec un viseur, cet emplacement est plus judicieux. C’est aussi une position plus pratique lorsque l’on utilise l’écran LCD en tenant l’appareil à bout de bras ou vers le bas. En revanche, le dos est préférable lorsqu’on le tient juste devant soi.
A l’arrière du boîtier, se trouve l’écran LCD qui pivote et se positionne à 180° pour les selfies et les photos de groupe. Il y a deux choses à savoir. La première est que si vous utilisez une bandoulière, elle va se pendre dans l'écran et le bloquer. La seconde est qu’avec l’objectif 14-42 millimètres du kit, l’angle est trop étroit pour faire des selfies, à moins que vous n’ayez les bras démesurément longs ou une toute petite tête.
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Sur la partie droite de l’appareil se trouve un repose pouce au côté duquel se positionne le bouton d’enregistrement vidéo. Juste au-dessus figure un bouton Fonction programmable et le bouton du zoom. A droite de l'écran, on retrouve le pavé quadri directionnel (menu, info, effacer, lecture) avec lequel on contrôle la compensation d’exposition, la zone de mise au point, le flash… A noter qu’il n’y a pas de flash incorporé. Mais Olympus inclut un petit flash à fixer sur la griffe porte-accessoires. Le bouton OK au centre du pavé directionnel appelle les réglages les plus courants tels que la balance des blancs ou la sensibilité ISO.
Il y a quatre emplacements pour des paramètres personnalisés, mais il faut se rendre dans les menus pour basculer entre eux, ce qui n’est pas ne plus pratique.
La qualité photo de l’E-PL7 est sans réelle surprise. Il utilise le même capteur et système de traitement que l’E-M10 (capteur 4/3 de 16 millions de pixels). Les clichés sont sensiblement meilleurs que ceux issus d’un capteur de 1 pouce, comme sur le Canon PowerShot G7 X, mais pas aussi bons que ceux produits par un capteur APS-C comme le Sony Alpha 6000 /A6000. Ils restent acceptables jusqu’à 1600 ISO, au-delà de quoi les détails commencent à se dégrader.
Toutefois, le rendu des couleurs et la balance des blancs en JPEG sont très bons, en partie parce que les paramètres par défaut de l'appareil photo ont un profil de couleur neutre. Si vous souhaitez plus de saturation et de contraste, ces options sont disponibles. La qualité vidéo est correcte, sans plus.
Globalement, l'Olympus PEN E-PL7 affiche de bons scores en terme de performance, mais en pratique il ne s'avère pas aussi rapide que ça. Il lui faut 0,8 seconde pour s’allumer, faire la mise au point et déclencher. Sous un bon éclairage, il met 0,3 seconde à faire la mise au point et déclencher et 0,4 en conditions de faible luminosité. Mais le verrouillage de la mise au point n’est pas aussi rapide lorsqu’il s’agit de sujets en mouvement.
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Il faut compter 0,3 seconde pour deux clichés consécutifs en RAW ou JPEG. En mode rafale avec autofocus, on atteint les 3,6 images par seconde jusqu’à 37 clichés.
L'Olympus PEN E-PL7 dispose de nombreuses options et fonctions automatiques. L'Olympus PEN E-PL7 dispose du Wi-Fi mais pas du NFC pour initier la connexion avec les appareils mobiles (smartphones et tablettes). Olympus exploite un système de code QR. Lorsque l’on active la connexion sur l’appareil photo, il génère un code QR qu’il faut scanner depuis l’application mobile OI.Share. Cette dernière se charge de configurer la connexion. C’est simple, astucieux, efficace et fiable.
Outre le transfert, la géolocalisation et quelques fonctions d’édition, l’application propose plusieurs options de contrôle à distance.
Le Pen E-PL8 est un peu plus imposant et lourd comparé à mon compact Sony, mais il est finalement extrêmement compact et léger si on le compare à un reflex. Au niveau du design, le Pen-F a indéniablement un côté rétro renforcé qui devrait beaucoup plaire. Les Pen E-PL7 et PL8 ont eux aussi un esprit vintage avec de bonnes finitions, mais un cran en-dessous du Pen-F. L’écran orientable des trois appareils est très pratique, que ce soit pour les selfies, faire des photos vues de haut ou même pour cadrer les bras levés en l’air pour passer au-dessus d’une foule par exemple.
Un détail que j’adore ? Le choix du cadrage ! Plusieurs formats existent mais c’est le 1:1 (carré) qui m’intéresse particulièrement car il me permet de cadrer directement en format carré pour Instagram.
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A ce niveau de prix et avec ce qu’il propose, l’Olympus PEN E-PL7 tient très bien la comparaison avec des modèles compacts au même tarif. Il est plus performant, offre une qualité photo équivalente voire supérieure, dispose de plus de fonctions et permet de changer l’objectif.
| Caractéristique | Description |
|---|---|
| Capteur | 4/3 de 16 millions de pixels |
| Vidéo | Correcte |
| Temps d'allumage | 0,8 seconde |
| Mode rafale | 3,6 images par seconde |
| Connectivité | Wi-Fi (pas de NFC) |
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