Vous envisagez d'acquérir un Leica IIIc et vous vous interrogez sur l'objectif 50mm idéal à lui associer ? Vous n'êtes pas seul ! Le choix d'une optique pour un Leica vissant peut s'avérer complexe, tant l'offre est vaste et les avis divergents. Cet article vous guide à travers les différentes options disponibles, en mettant l'accent sur les objectifs 50mm "récents" et en tenant compte de votre budget.
Certains puristes affirment que monter un objectif non-Leica sur un boîtier Leica est un sacrilège. Pour eux, la "signature Leitz" est essentielle et c'est l'objectif qui l'apporte. Mieux vaut, selon eux, monter un Summitar sur un Zorki que l'inverse. Un Elmar 50 mm f:3.5 sur un IIIc reste une valeur sûre et abordable.
Le budget est un facteur déterminant. Avec environ 600 euros, il est possible de s'offrir un Leica vissant avec un objectif Leica révisé par des professionnels. Les Leica IIIf, mieux finis que les IIIc, offrent un viseur plus confortable.
Le Voigtlander Color-Skopar 50/2.5 est une option intéressante. Monté sur un Leica III, il s'accorde à merveille avec le boîtier. Sa taille est idéale, sans intrusion dans le viseur, et son ergot de mise au point ne dépasse pas la semelle du boîtier.
D'autres options existent, comme les objectifs vissants japonais anciens (Canon, Nikon) ou les vissants modernes Voigtlander. Pour s'amuser et expérimenter, les objectifs russes Industar et Jupiter peuvent être une alternative économique.
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Voici un aperçu des objectifs Leica 50mm les plus populaires, avec leurs avantages et inconvénients :
Le Leica Q2 est un compact expert à capteur 24 x 36 mm associé à une focale fixe, plus précisément un Summilux 28 mm f/1,7 ASPH. Il succède au Leica Q (Typ 116) et a pour principal défaut un patronyme qui empêche de faire des jeux de mots sous la ceinture. Il est tropicalisé (IP52) et dispose d'un processeur Maestro mis au goût du jour. La présence d’enregistrement vidéo en 4K 24p ressemble plus à de la frime qu’autre chose. En vrai, le gros changement vraiment sympa, c’est le passage à la batterie Leica BP-SCL4 de 1860 mAh, exactement la même que celle qui équipe le SL.
Le Leica Q2 a-t-il une fiche technique impressionnante ? En toute objectivité, en ce début d’année 2019, il faut bien reconnaître que ce Leica Q2 n’a, sur le papier, rien de fou dingue. Du moins du point de vue d’un geek au taquet sur les dernières technologies. En effet, le capteur CMOS 24 x 36 mm de 47,3 Mpx peut presque sembler, dans le contexte actuel, commun. En plus, il s’agit d’un bête CMOS, même pas d’un BSI CMOS. Sans filtre passe-bas, certes. D’ailleurs il s’agit ni plus ni moins du capteur du Panasonic Lumix S1R dont le réseau de micro-lentilles a été adapté et optimisé pour l’occasion.
Même focale, même ouverture, même stabilisation. L’écran arrière de 3 » peut sembler pingre avec sa définition de 1 040 000 pixels seulement, surtout à ce niveau de gamme, alors qu’un Panasonic Lumix GH5 (au hasard) utilise un écran de 3,2 », doté de 1 620 000 points, qui plus est HDR. D’ailleurs ce même Lumix GH5 a recours à un viseur OLED de 3 680 000 points, la même dalle finalement adoptée par le Leica Q2 avec deux ans de retard. Il faut croire qu’il faudra attendre le SL2 pour voir débarquer dans un Leica le viseur OLED 5 760 000 points qui équipe pourtant déjà les Lumix S1/S1R.
Comme sur le M10, les ingénieurs se sont amusés à enlever des boutons, et il n’en reste plus que trois à gauche de l’écran. Le processeur est un Maestro mis au goût du jour. Il n’y a qu’un seul logement SDXC UHS-II sous la semelle. Tous les connecteurs physiques sont passés à la trappe mais le WiFi IEEE 802.11b/g/n est désormais secondé de Bluetooth LE (basse énergie) comme c’est aujourd’hui la mode.
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Bref, le Leica Q2, un gros coup d’esbroufe pour gonfler son ego photographique voire son ego tout court ? Assurément, surtout si vous vous arrêtez à un survol de la fiche technique. Mais voilà : vous auriez justement tort de penser cela, emportés que vous êtes par les aprioris négatifs au sujet d’un constructeur qui, il est vrai, a un temps préféré jouer la carte du luxe plutôt que celle de la photographie.
En termes de plaisir d’utilisation, le Leica est donc dans un autre monde et offre une expérience littéralement plus sensuelle. En fait, manipuler le Leica Q2, tout comme c’était déjà avec le Q (Typ 116), nous replonge dans les plaisirs tactiles que nous avions avec les boîtiers argentiques et que la plupart des boîtiers numériques ont perdu.
Un Leica M6 noir d'occasion (viseur 0.72) en état rigoureusement neuf (rideau sans trace, plastique de protection toujours sur la semelle, pas la moindre marque sur le boitier...) peut être une bonne affaire. Le boitier est à 750 €. Le 50/2 (250 €) et le 35/2 (450€, je ne sais quelle version) sont également comme neufs. Tout dans les boites et avec les accessoires d'origine.
Attention, le 50 n'est pas un Summicron mais un Elmar 2.8 (dernière version). Pour le 90, attention, je ne dis pas que c'est impossible. Le boitier et l'objectif ont été achetés neufs en 1995 par un (vieux) collectionneur. Il se sépare progressivement de sa collection, n'ayant autour de lui personne d'intéressé.
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