Le Vélodog est un type de revolver qui a une histoire particulière liée à l'essor du cyclisme à la fin du XIXe siècle. Ces armes ont été conçues pour répondre à un besoin spécifique : la défense des cyclistes contre les attaques de chiens errants.
L'idée était qu'ils servaient aux cyclistes attaqués par les chiens (dog), chose courante à l'époque et même bien plus tard. À l'époque, les chiens errants sont agressifs envers les vélos, de nouvelles machines roulantes.
Vers 1868, Charles François Galand commercialise une arme de poche qui fonctionne avec une cartouche de calibre 6mm. C'est autour de cette munition que René Galand a mis au point de petits revolvers de poche destiné à la défense sur la voie publique. Nous sommes entre 1870 et 1914 et à cette époque il était fréquent que les messieurs allassent au théâtre ou au concert armés pour assurer la tranquillité de leur ménage en attendant un fiacre pour rentrer chez eux ou aller "souper" dans un endroit à la mode.
La cartouche du revolver Velodog est chargée avec de petits plombs. Pour effrayer les chiens, des balles en liège ou en bois sont utilisées. L'objectif est de leur faire peur, mais pas de les tuer.
On a mis au point une munition particulière, le 6 mm Vélodog qui est une munition à percussion centrale ressemblant à du 22 Magnum. Créée aux États-Unis sous le nom de 22 Extra Long, encore souvent au catalogue ds cartouchiers européens dans les années 1970 on la trouve encore chez HC.
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Signe de l’évolution de la société : la Manufacture d’Armes et Cycles de Saint-Etienne commercialisa le « revol-velo » dont le calibre .320 faisait plus une arme de défense contre les bipèdes malveillants que contre les chiens errants. Peu après, apparut le « revoluto », destiné à la défense individuelle des automobilistes.
Avec les années, il semble que les attaques de cyclistes par des chiens perdirent de leur fréquence. Les revolvers en calibre 6mm Vélodogs pouvaient également être chargés de cartouches à balle blindée qui permettaient aux cyclistes circulant tard le soir dans des lieux mal famés de se défendre des agressions des voyous.
Après 1900, certains de ces revolvers furent commercialisés en calibres : .320, 6,35mm Browning ou .22 Long. Ces revolvers ne constituent au bout du compte que des versions réduites du Bulldog, dont elles conservent le mécanisme. Leur commercialisation se prolongea elle aussi jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.
Les bulldogs étaient chambrés en assez gros calibre, surtout par rapport à leur petite taille. Les Velodog ont été créés en France au début des années 1900 afin de protéger les cyclistes contre les attaques de chiens. Ils étaient traditionnellement chambrés en petits calibres.
Ces revolvers ne constituent au bout du compte que des versions réduites du Bulldog, dont elles conservent le mécanisme. Attention, il y a une sorte de revolver proche des bulledog qui, en général ont une protubérance à l’arrière de la carcasse et qui sont en calibre 6,35 ou 7,65. Sachez que l’arrêté du 29 août 2018 les surclasse en catégorie B).
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Ces armes de poing sont très recherchées par les collectionneurs. Les bulldogs sont libérés depuis 1987 et les revolvers que les collectionneurs ont baptisé de l’appellation générale de « Vélodogs » le sont depuis 2013. Mais nous avons toujours autant de questions à leur sujet.
Même si les revolvers Bulldog sont en vente libre, le transport et le port de ce genre d'arme requièrent au moins une raison légitime. Vous devez donc fournir ce motif en cas de contrôle ou vérification de sécurité.
La législation française classe les armes à feu en diverses catégories : A, B, C, D. Si adulte de plus de 18 ans peut acheter et posséder légalement une arme de poing de catégorie D, sans avoir à demander d’autorisation, ni à déclarer l’arme en question, il est en revanche interdit de porter ou transporter une arme de catégorie D sans motif légitime en dehors de son domicile?
Sauf les armes en calibre 6.35 et 7.65 qui, elle, sont surclassées par arrêté. Si vous détenez une arme classée en catégorie B), pour couler des « jours heureux » vous devez impérativement vous mettre en règle.
Le classement en catégorie D§e) du Bulldog et de ses copies ne fait donc aucun doute, tant qu’il s’agit d’armes à barillet non basculant. Par contre, lorsque le revolver comporte un barillet basculant (latéralement ou vers l’avant), on s’écarte trop des brevets originaux. Ces revolvers postérieurs à 1900 sont alors classés en catégorie B) même si leur aspect archaïque pourrait faire dire le contraire.
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La restauration d'un revolver Bulldog peut nécessiter plusieurs interventions, notamment sur la mécanique. Voici quelques points à considérer :
Voici quelques calibres connus utilisés dans les Vélodogs :
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