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Le biathlon est un sport exigeant qui combine le ski de fond et le tir à la carabine. Pour les athlètes de haut niveau, la précision du tir est cruciale pour la performance. Cet article explore les techniques et les défis rencontrés par les biathlètes, en particulier ceux ayant une déficience visuelle.

L'Accompagnement et le Guidage

Quand il apprend, en 2019, que la Fédération française handisport est à la recherche de guides pour un athlète non-voyant visant la médaille aux Jeux paralympiques de Pékin en biathlon et en ski de fond, la première réaction d’Alexandre Pouyé est double : l’écarquillement, puis une certaine curiosité. L’ancien fondeur valide de haut niveau se lance sans hésiter dans l’aventure, tout comme Brice Ottonello, qui a pratiqué le combiné nordique en équipe de France chez les juniors. Depuis trois ans, les deux hommes accompagnent Anthony Chalençon dans sa quête paralympique.

Chaque athlète non voyant ou malvoyant est guidé par un skieur qui le précède de 2 ou 3 mètres et lui fournit les instructions à l’aide d’un haut-parleur. Avec leur expérience du haut niveau, l’alchimie a vite opéré avec Anthony Chalençon même s’il a fallu se familiariser avec de nouvelles règles : « On a réappris à skier différemment en regardant derrière et plus trop devant », résume Brice Ottonello.

« Le nerf de la guerre dans le biathlon, c’est l’installation sur le tapis parce que ça conditionne l’orientation de la carabine. Et c’est un endroit où beaucoup d’athlètes se croisent, avec beaucoup de “manips” de guidage, donc il peut y avoir des chutes et des confusions », complète Alexandre Pouyé.

Les Spécificités du Tir pour les Athlètes Déficients Visuels

A la différence des valides, les biathlètes handisport ne transportent pas leur arme sur leur dos, celle-ci est mise à leur disposition à leur arrivée sur le pas de tir. Les tirs se font uniquement en position couchée, à dix mètres de la cible. Les déficients visuels utilisent une carabine laser équipée d’un système audio relié à un casque, qui émet un son de plus en plus aigu à mesure qu’ils se rapprochent de la cible - à la manière d’un radar de marche arrière sur un véhicule.

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La Préparation Mentale et Physique

Très à l’aise sur les spatules, il est plus irrégulier sur le tir lors des épreuves, malgré une technique au point. « J’ai très envie de bien faire, parfois c’est ce qui me rattrape un peu », convient-il. Pour apprendre à mieux gérer sa respiration sur le pas de tir, il travaille également depuis quatre ans avec un champion du monde d’apnée, Stéphane Tourreau.

« Je travaille beaucoup sur la préparation mentale, c’est un exercice de haute précision, il faut être à l’attaque, s’engager, c’est quelque chose sur lequel je m’applique en ce moment », confiait-il à quelques semaines de s’envoler pour la Chine. Sa confiance concernant le tir, c’est « l’axe de travail le plus important cette année, confirme Alexandre Pouyé. Il a déjà fait 90 % du boulot par rapport aux autres années mais tant qu’il ne sera pas à 100 %, les résultats ne se feront pas sentir ».

Contrairement à d’autres athlètes de sports d’endurance de son âge, qui ont tendance à stagner passé la trentaine, Anthony Chalençon continue de progresser, observent ses deux guides, tests à l’effort à l’appui.

L'Importance de la Relève

Anthony Chalençon et Benjamin Daviet, 32 ans, sont les deux seuls athlètes de haut niveau en ski nordique en équipe de France. « Pourtant on a des moyens, des super structures, du matériel… on ne va peut-être pas chercher les gens au bon endroit », suggère Brice Ottonello. « On ne va peut-être pas chercher les gens tout court, réplique Alexandre Pouyé. Et quand on est en situation de handicap, on pense peut-être à d’autres sports avant le biathlon ou le ski de fond, or c’est une super aventure. »

L'Inspiration et les Préjugés

Grâce à son contrat avec l’équipe de France militaire de ski, qui lui verse un salaire tous les mois, Anthony Chalençon peut vivre de son sport à plein temps. « Je fais partie de ceux qui ont commencé dans l’anonymat et aujourd’hui, j’ai un contrat avec l’armée et des sponsors qui me suivent. J’invite tout le monde à regarder les Jeux, à découvrir toutes les histoires derrière les athlètes, qui peuvent inspirer le grand public. » Et faire tomber les préjugés. On peut être non-voyant et savoir viser en plein dans le mille. Surtout quand il y a un titre paralympique à la clé.

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