La présence d'armes de guerre, notamment de lance-roquettes, dans les banlieues sensibles de l'Hexagone suscite de vives inquiétudes. En moins de deux mois, c'est la troisième arme de guerre de ce type découverte dans les banlieues sensibles de l'Hexagone.
Un lance-roquettes a été découvert, vendredi soir à Vaulx-en-Velin (Rhône), dans le coffre d'une voiture de voleurs de fret. Vers 18h30, les policiers voient deux hommes devant l'entrée d'un box avec des plaques d'immatriculation dans les mains. Lorsqu'ils voient les forces de l'ordre, les deux suspects referment la porte du garage et prennent la fuite. Ces deux jeunes gens, âgés de 22 et 26 ans, déjà connus de la police, sont rapidement rattrapés et arrêtés par les fonctionnaires.
« L'un d'eux a tenté de se débarrasser d'une carte électronique de démarrage, précise une source proche de l'affaire. Mais les policiers l'ont vu et ont ramassé ce petit objet ». Les deux suspects sont placés en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire.
Les enquêteurs mènent une perquisition à l'intérieur du box où est garée une Renault Mégane identifiée par les forces de l'ordre comme un véhicule utilisé pour commettre des braquages de camions sur la route. Les malfaiteurs cachaient dans ce box des chéquiers et des cartes bancaires volés, de nombreuses pièces automobiles et des plaques d'immatriculation. « Et dans le coffre de la Mégane, les policiers ont découvert un lance-roquettes », explique une autre source.
Les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme de la police judiciaire de Lyon sont chargés de mener la suite des investigations. Il est possible qu'ils aient découvert une cache et une équipe chargée de s'occuper de la logistique pour des braqueurs spécialisés dans les attaques de routiers. Il est aussi probable que ces deux hommes appartiennent à un réseau de trafiquants multi-cartes capables de fournir illégalement aussi bien des pièces auto que des armes de guerre. La suite des investigations permettra de faire la lumière sur le rôle exact de ces deux jeunes gens.
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Les lance-roquettes sont utilisés par les militaires pour neutraliser les véhicules blindés. Les bandits l'ont parfois employée pour effrayer les convoyeurs de fonds.
Une roquette a été tirée mercredi en fin de soirée contre le siège de la société de convoi de fonds Brink's dans le XVe arrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône), détruisant le portail d'entrée. L'engin n'a heureusement fait aucun blessé. Le tir de cette roquette, au moyen d'un lance-roquette provenant d'un pays de l'Est, a eu lieu vers 23 h 30, impasse Ecertaize, dans le nord de Marseille. Le souffle de l'explosion a également brisé quelques vitres des bâtiments et des véhicules qui se trouvaient à proximité. Les auteurs du tir ne sont visiblement pas allés plus loin et n'ont notamment pas essayé de pénétrer dans le bâtiment.
La guerre des gangs fait rage en Seine-Saint-Denis pour contrôler les points de vente de cannabis, avec désormais des armes de guerre. Plusieurs équipes de trafiquants de drogue se déchirent pour le contrôle des points de vente de cannabis à Saint-Ouen, parmi les plus lucratifs de Seine-Saint-Denis et de la région parisienne.
Lundi 23 mars, le commissariat reçoit plusieurs appels d’habitants de la cité Soubise, dans le quartier du Vieux Saint-Ouen. Vers 13 heures, un trafiquant notoire, Akim A., 20 ans, surnommé « Akos », a brandi un lance-roquettes et l’a pointé sur ses rivaux qui ont détalé. Fin mars, « Akos » brandit ainsi un lance-roquettes pour tenter de faire fuire les nouveaux venus. Le lance-roquettes, lui, n’a toujours pas été retrouvé.
Interrogé sur l’explosion du trafic à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Bernard Cazeneuve a déclaré sur RTL, lundi 11 mai, qu’un ensemble de « mesures puissantes » seront annoncées « dans le courant de la semaine ».
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Hier, à 1 h 20, les habitants des hauteurs de Sartène, « la plus corse des villes de Corse », ont été réveillés par une déflagration. Ce n'est qu'hier dans la matinée qu'un agent préfectoral a remarqué une cavité de quelques dizaines de centimètres, sur une façade non loin des appartements de la famille du sous-préfet, absente au moment des faits. Il s'agissait en fait d'un tir d'arme de guerre « utilisée pour tuer », comme l'a souligné le maire PC de Sartène, Dominique Bucchini. Mais la roquette utilisée était vide de toute charge explosive et n'a provoqué que des dégâts légers sur le mur. Le tube lance-roquette, à usage unique, semblable à ceux brandis par les groupes armés clandestins au cours de leurs exhibitions nocturnes, a été retrouvé tout près de la sous-préfecture.
Parmi les armes et munitions retrouvées sur place, il y avait un lance-roquettes M82 "avec une roquette engagée, j'insiste, engagée", a souligné François Molins.
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