Plus de quatre ans après la fin du conflit du Golfe, le blocus maintenu contre l’Irak fait chaque jour de nouvelles victimes, dans l’indifférence générale. Ce que l’on sait encore moins, c’est que les armes utilisées durant cette « guerre propre » continuent de tuer.
On apprend maintenant qu’il y avait de l’uranium appauvri dans certaines munitions utilisées pour la première fois sur le champ de bataille : la poussière produite quand ces projectiles frappaient et incendiaient les véhicules était radioactive et très toxique. De nombreux civils ayant recueilli des cartouches usées souffrent de graves déficiences.
Durant la guerre du Golfe, les militaires irakiens furent frappés de stupeur en voyant leurs chars T-72 détruits par des projectiles très rapides tirés en particulier par les canons des M1A1 Abrams, dont la portée était supérieure de plus de 1 000 mètres à celle des leurs. Ils ne savaient pas encore que les troupes américaines utilisaient des munitions à uranium appauvri.
Depuis les années 70, l’industrie emploie l’uranium appauvri (UA) pour sa résistance et sa forte densité. Mais c’était la première fois qu’il était fait usage de munitions de ce type sur un champ de bataille.
Officiellement, la toxicité de l’uranium appauvri est faible : chimiquement, il est un poison comparable aux autres métaux lourds comme le plomb ; quant à sa toxicité radiologique, elle correspond à la moitié de celle de l’uranium naturel. Des précautions élémentaires devraient donc suffire à se prémunir des risques d’exposition aux blindages ou aux munitions.
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Cependant, la publication, en novembre 1991, d’un rapport confidentiel sur la guerre du Golfe par l’Autorité britannique de contrôle de l’énergie atomique au gouvernement jette un sérieux doute sur cette sérénité : "Il est certains endroits, peut-on lire dans ce document, où suffisamment de salves ont été tirées pour que la contamination des véhicules et du sol excède les limites permises et présente un risque à la fois pour les équipes de nettoyage et la population locale (…)."
Pour la première fois, des armes contenant de l’uranium appauvri (UA) sont utilisées pendant un conflit. L’uranium appauvri est un déchet de l’industrie nucléaire civile, qui comporte une faible proportion d’uranium 235. Ses caractéristiques pyrophoriques et sa forte densité (70% plus dense que le plomb) font de ce métal un revêtement et un alliage idéal (plus efficace que le classique tungstène) pour les cartouches (30 mm), les obus (105 mm), les bombes (GBU-28) et les missiles employés pour la destruction de chars et d’infrastructures durcies.
Selon les données du National Research Council, 286 tonnes d’UA ont été utilisées pendant cette guerre de manière quasi exclusive par les américains. Les britanniques ne tirèrent que quelques obus de 105 mm prêtés par les américains, quant aux français, les Obus de GIAT n’étaient pas encore en production.
Ces armes ont souvent été présentées comme propres, voire inoffensives sur le plan de la radioactivité en raison de son appellation "appauvri". La réalité est tout autre. Au moment de l’impact, en brûlant, l'UA se transforme en poussières d'oxyde d'uranium. Celles-ci vont se retrouver en suspension dans l'air, puis retomber pour polluer les sols et eaux souterraines et être inhalées par les populations. La toxicité de l’UA est connue pour provoquer de graves irritations de la peau, des poumons et abîmer les reins.
À ce jour aucune convention ou traité n’interdise l’utilisation d’armes à uranium appauvri. Cependant de multiples initiatives existent, portées à la fois par des ONG (Campaign Against Depleted Uranium), mais aussi par le Parlement européen, comme les résolutions de l’Assemblée Générale de l’ONU. Notons d’ailleurs que 148 états (contre 4 votes négatif, Etats-Unis, Israël, France, Royaume-Uni) ont le 8 décembre 2010 voté en faveur de la résolution « Effects of the use of armaments and ammunitions containing depleted uranium ».
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Depuis cette guerre, un certain nombre de pathologies dans des proportions beaucoup plus élevée que la normale montrent que les « leucémies infantiles ont augmenté dans les zones où avaient eu lieu la plupart des bombardements » en Irak (comme dans les régions de Basorah et de Ramadi). L’Uranium appauvri en serait-il la cause ? La réponse par la négative n’apparaît pas possible, étant donné les importants faisceaux de présomption qui tendent à montrer que ce déchet est responsable de nombreuses malformations.
Pour le scientifique britannique Chris Busby : « Si d'autres recherches prouvaient que les armes à l'uranium ont des effets dévastateurs majeurs sur la santé, cela aurait des conséquences considérables pour les gouvernements. Si elle était reconnue comme une arme capable d'empoisonner sans discrimination de nombreuses populations civiles, les gouvernements seraient obligés d'y renoncer et devraient retirer de leurs arsenaux une arme qu'ils jugent utile.
Parallèlement à cela, des militaires américains, français, britanniques comme des civils participant à différentes actions en Irak, ont été atteint de différents maux (fatigue chronique, troubles de l'humeur, et de la mémoire, douleurs musculaires et articulaires chroniques), que l’on regroupa rapidement sous le terme de Syndrome du golfe. Nulle question concernant ces hommes et femmes atteints de ce syndrome de stigmatiser uniquement l’UA, car la plupart ont été soumis à différents « traitements », pendant ce conflit.
La question des Vétérans du Golfe reste en France, peu médiatisée, sans doute mélangée ou confondue par les médias par la question des vétérans des essais nucléaires. Une association Avigolfe s’est pourtant créée en 2001 pour défendre les droits des militaires et civils atteints de ce type de pathologie.
La guerre du Golfe a été un vaste champ de tirs entre le 17 janvier et le 3 mars 1991, date de la fin du conflit. Il faut dire que les armées occidentales avaient en stock, un certain nombre d’armement qui devait à l’origine stopper les forces soviétiques.
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Les bombes à sous-munitions, ne sont pas nées avec la guerre du Golfe, mais ont fait leur (ré)apparition de manière massive sur un théâtre de guerre. Les forces armées américaines ont été les principaux utilisateurs de ce type d’armes via des bombardements, des tirs d’artillerie et des missiles de croisière. 30 millions de sous-munitions de type DPICM (Dual-Purpose Improved Conventional - Munitions.
À ces BASM américaines, il faut encore rajouter les centaines de milliers de sous-munitions larguées par les britanniques. La France, elle, n’a fait qu’une utilisation très limitée et uniquement lors de deux missions de bombardements aériens de bombes lance-grenades BLG-66 Belouga (qui emportent 151 sous-munitions). Le problème, c’est que le taux d’échec de ces armes avoisine parfois les 40 % ! Sans compter que nombres de bombardements ont été réalisés dans des zones où résidaient des civils, des zones économiques (terrains agricoles), entrainant des milliers de morts et de blessés civils irakiens (mais aussi des humanitaires, des militaires dont 1 français). À ce jour, un nombre inconnu de munitions non explosées jonchent le sol de certaines zones et attendent d’être détruites.
Les bombes à sous-munitions sont composées d’un conteneur, aussi appelé bombe mère, qui regroupe, selon les modèles, une dizaine ou plusieurs centaines de mini-bombes ou sous-munitions. Les bombes à sous-munitions sont larguées par voie aérienne (missiles cargos...) ou terrestre (obus cargos, roquettes...).
Les sous-munitions sont des armes d’attaque, conçues pour saturer et interdire une zone dans laquelle une ou plusieurs cibles ont été localisées. En fonction de l’objectif visé, les sous-munitions utilisées peuvent être à effet anti-personnel, anti-véhicule, anti-infrastructure, incendiaire, toxique...
La France, qui a utilisé des bombes à sous-munitions pendant la guerre du Golfe, en possède plusieurs modèles sophistiqués comme les roquettes à grenades, les missiles Apach-Scalp... En effet, conçues pour saturer une zone dans laquelle des cibles à détruire sont localisées, les sous-munitions sont disséminées sur des surfaces très larges, touchant parfois des zones d’habitation.
Par ailleurs, la plupart des bombes à sous-munitions éclatent et provoquent des destructions sur une grande surface. Mais en raison de la fiabilité limitée de certains modèles, de 5 à 30 % d’entre elles n’explosent pas à l’impact, restent sur le sol et se transforment alors en véritables mines anti-personnel.
Les sous-munitions sont extrêmement sensibles : le moindre contact est susceptible de déclencher leur explosion. Pour répondre à ce problème, dans le cadre de la convention de Genève de 1980 sur certaines armes classiques, les États ont adopté le Protocole V ou Protocole sur les débris de guerre explosifs, en novembre 2003. Il exige que les parties à un conflit armé procèdent à l’enlèvement de toutes les munitions non explosées. L’apport de ce protocole est primordial, mais il ne rentrera en vigueur qu’après sa ratification par 20 États.
On l’a vu, un pourcentage plus ou moins élevé de sous-munitions n’explose pas lorsque la cible est atteinte. Les armes qui n’ont pas explosé restent au sol et représentent un risque pour les populations civiles qui reprennent progressivement possession des terrains pollués, bien après les conflits.
Le 3 décembre 1997, la Convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines anti-personnel et sur leur destruction a été signée à Ottawa. Les sous-munitions non explosées étant assimilables aux mines anti-personnel, il est proposé de leur appliquer un traitement similaire.
L’invasion du Koweït par l’Irak, le 2 août 1990, allait aboutir à une guerre courte mettant en œuvre l’arsenal matériel et conceptuel mis au point durant la guerre froide. Si sa fin sera aussi celle de nombreux programmes, la panoplie développée dans les années 1980 sera créditée par le général Fogleman, le futur chef d’état-major de l’USAF, d’avoir réduit la nécessité des opérations terrestres à 100 heures, faisant gagner, en pratique, la guerre.
Après l’annexion du Koweït le 8 août 1990, la mise en place d’un dispositif coalisé durant une période de plus de cinq mois sans que l’adversaire - présenté comme la quatrième armée du monde - essaie d’y interférer constitue des conditions exceptionnelles de conduite des opérations. Ce sera d’autant plus le cas que l’Irak accumulera les erreurs tactiques et stratégiques et qu’il sortait d’une longue guerre contre l’Iran.
Le non-respect des résolutions onusiennes intimant à Bagdad l’ordre de se retirer de l’émirat et le fait que l’Irak ne réponde pas à l’ultimatum qui lui était fixé ont abouti au lancement des opérations le 17 janvier 1991.
Assez paradoxalement, les premières frappes de la guerre n’ont pourtant pas été le fait de l’USAF, mais bien de l’Army. Des hélicoptères AH‑64 Apache, accompagnés de MH‑53 Pave Low de l’Air Force devaient détruire des stations radars, ouvrant la voie aux raids aériens.
Surtout, ce fut la construction de « Desert Storm » en tant que première guerre « chirurgicale » qui impressionna les observateurs comme le public. En pratique cependant, seulement 7 % des munitions utilisées disposaient d’un guidage de précision.
La puissance aérienne y est apparue comme triomphante. La première condition de son application avait toutefois été la croyance de H. N. Schwarzkopf, commandant le CENTCOM (Central Command) en ses potentialités, remarquée par le chef d’état-major de l’USAF, le général M. J. Dugan.
Il semble que ce soit Schwarzkopf qui ait demandé l’envoi de planificateurs supplémentaires au Pentagone, afin d’épauler Charles « Chuck » Horner, chargé des opérations aériennes au quartier général du CENTCOM de Tampa, et B. Glosson (son directeur des plans).
La cellule Checkmate, dirigée par J. A. Warden, proposa alors un plan d’attaque stratégique visant 84 cibles identifiées en Irak, qui seraient attaquées par 670 appareils de combat en une campagne préliminaire de six jours. En fait, Horner et son équipe avaient identifié d’autres cibles, Schwarzkopf considérant quant à lui que le plan de Warden était trop optimiste. Il le jugeait cependant utile et pria Horner et Glosson de mettre au point des options élargies, rejoignant les recommandations de Colin Powell, alors président du comité des chefs d’état-major.
Dans le même temps, quatre planificateurs de Checkmate - y compris Warden lui-même - sont partis pour Riyad afin d’aider l’équipe de Horner. Ce dernier renvoya toutefois Warden, perçu comme un élément perturbateur « parachuté » par Washington. Schwarzkopf, toujours convaincu de la nécessité d’une campagne stratégique, imposa pratiquement cette dernière.
Or plusieurs responsables de l’Air Force, dont le chef d’état-major adjoint, « croyaient que le rôle principal de l’Air Force était de soutenir l’armée.
La campagne aérienne qui se préparait et qui sera baptisée « Instant Thunder » allait compter quatre phases. Elles furent présentées dès le 25 août 1990 au Pentagone :
L’ensemble requérait une stratégie opérationnelle des moyens employant toute la panoplie développée dans les années 1970 et 1980. En réalité, il semble que le plan concernant la campagne aérienne ait été mis au point bien avant celui des opérations terrestres. Le manque d’unités terrestres ne permit de présenter le plan final de l’opération « Desert Storm » que le 14 novembre 1990.
En fait, Schwarzkopf comptait sur la puissance aérienne dégagée par la troisième phase du plan d’attaque aérienne pour clouer les forces irakiennes sur place et les priver de toute liberté de manœuvre. Pendant ce temps, il serait libre de faire manœuvrer ses forces terrestres vers l’Ouest - en les faisant transiter par le territoire saoudien - sans que les Irakiens ne détectent le mouvement ni ne puissent le contrer. Le calcul s’est effectivement révélé juste.
Le mouvement de faux des troupes coalisées lancées dans l’Ouest, avant qu’elles n’inclinent leur course vers le Koweït, prendra les forces irakiennes à revers et par surprise, alors qu’elles s’attendaient à une percée massive sur le Koweït, laquelle aurait été couplée à un débarquement dont la possibilité avait été soigneusement entretenue par le CENTCOM afin de leurrer Bagdad.
Seule contre-offensive irakienne de la guerre, l’action de la 5e division mécanisée irakienne sur Khafji, le 29 janvier 1991, fut contrée par l’US Air Force et les Marines. Une nouvelle division irakienne tentant de renforcer le dispositif en place était stoppée le lendemain, permettant aux troupes saoudiennes et qataries de reprendre la ville à un moindre coût humain et matériel.
« Desert Storm » a nécessité 109 876 sorties en 43 jours, visant un total de 27 000 cibles sur lesquelles ont été déversées 60 627 tonnes de munitions (dont 26 000 par les seuls B‑52), soit 160 000 munitions. La répartition des missions offensives conduites dans le cadre de « Desert Storm » montre en particulier le rôle de l’US Air Force durant la campagne aérienne, comparativement aux forces engagées - un élément-clé pour comprendre la revitalisation de la réflexion théorique qui suivra la guerre - de même que la prégnance des missions d’interdiction.
L’opération causera aux États-Unis 138 pertes humaines dans des accidents antérieurs à la guerre contre 240 en opération, une première dans l’histoire militaire mondiale. Elle fera dire à certains analystes, comparant les chiffres des décès sur les routes des États-Unis durant la même époque, que les Américains couraient moins de danger dans le Golfe qu’au pays.
En pratique, les estimations du CENTCOM au début du conflit tablaient pourtant sur une fourchette de 700 à 5 000 morts, d’autres prévoyant plus de 10 000 pertes. Dans la pratique, la létalité sera toutefois imposée aux Irakiens.
Si les chiffres restent sujets à caution, on estime généralement que les forces coalisées ont causé la mort de 3 000 à 5 000 militaires irakiens, rapidement démoralisés par les attaques aériennes et terrestres : 86 000 d’entre eux se rendront. Outre la faible létalité coalisée, la puissance aérienne sera créditée de la majeure partie des pertes matérielles irakiennes.
À la fin de février 1991, les forces aériennes auraient détruit presque 50 % des 4 700 chars que l’Irak alignait dans le conflit, et 59 % de son artillerie. C’est ainsi qu’au terme de la campagne aérienne, la capacité de combat de presque toutes les unités de première ligne irakiennes était considérée comme ayant été réduite de moitié.
L’opposition des forces irakiennes s’est révélée purement symbolique, ne parvenant à détruire qu’un F‑18 américain au moyen d’un MiG‑25. Les défenses antiaériennes irakiennes furent toutefois relativement efficaces, abattant 23 appareils par le biais de missiles et neuf autres par le biais de l’artillerie. Mais, en fin de compte, les pertes matérielles furent peu élevées : 14 pour l’US Air Force ; 6 pour l’US Navy ; 7 pour les Marines ; 3 pour l’Arabie saoudite ; 7 pour le Royaume-Uni ; 1 pour l’Italie et 1 pour le Koweït.
Les incendies de puits de pétrole, qui devaient limiter la visibilité des pilotes de la coalition et leur capacité à détecter des cibles au sol, furent contrés par la disposition à grande échelle de systèmes d’intensification de lumière et de détection infrarouge. En prévision de la campagne aérienne, dès décembre 1990, leur installation fut accélérée par le CENTCOM, qui planifia les exercices « Night Camel » pour roder les équipages.
Il en ressortit que ces derniers pouvaient, en utilisant ces systèmes, détecter rapidement et précisément, de jour comme de nuit, des blindés adverses, particulièrement en mouvement. En pratique, l’utilisation de la combinaison capteurs/vol de nuit à moyenne altitude par les F‑111F et F‑15E conduisit à 664 missions qualifiées de « tank plinking ».
Plusieurs sorties voyant deux F‑15E dotés chacun de huit bombes à guidage laser GBU‑12 ont conduit à la destruction en une mission de 16 blindés irakiens dans des kill boxes où seules les forces aériennes intervenaient, afin d’éviter tout risque de pertes amies.
Mais les coalisés durent aussi faire face à des difficultés dans la conduite de leurs opérations. C’est ainsi que « le camouflage efficace des unités de second échelon ou de la réserve opérative [a permis aux troupes irakiennes] de conserver une bonne capacité de combat, à la fois matérielle et psychologique, jusqu’au déclenchement de l’offensive terrestre.
L’utilisation des B‑52 dotés de bombes lisses de 227 kg et de bombes à sous-munitions CBU‑87 aura des effets physiques négligeables sur les unités de la garde nationale. Placées en position défensive et donc dispersées, elles encaisseront peu de pertes. Le bombardement au radar utilisé s’est ainsi avéré peu précis, 3 000 bombes et 62 sorties ayant été nécessaires, par exemple, pour la destruction d’une fabrique de munitions, à proximité de Bagdad.
Surtout, bien plus que les atteindre physiquement, les opérations aériennes auraient surtout permis de complètement démoraliser des forces irakiennes pauvrement équipées et entraînées et ne bénéficiant que d’une logistique minimale.
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