Les formations de secourisme et de réaction face aux incendies représentent une première réponse face à une situation dangereuse. Elles permettent d’analyser et prévenir les risques potentiels tout autant que de réagir face à un accident, une détresse médicale ou toute situation nécessitant de réagir en urgence. Ces formations font également preuve de l’intérêt porté par un employeur envers son personnel et leur santé. En complément, un employeur peut financer pour d’autres employés des initiations à l’utilisation d’un défibrillateur automatisé externe ou d’un extincteur.
Dans le monde du travail, plusieurs formations sont essentielles pour assurer la sécurité des employés et réagir efficacement en cas d'urgence.
Le SST ou Sauveteur Secouriste du Travail est un employé chargé de suivre une formation aux premiers secours pour offrir une solution en urgence en cas d’accident. Le responsable SST est également un acteur de la prévention des risques professionnels pour protéger autant que possible les travailleurs. C’est pourquoi le SST doit connaître la localisation de la trousse premier secours SST au sein de l’entreprise. Tout salarié peut devenir SST.
Selon l’article R4224-15 du Code du Travail :
Un membre du personnel reçoit la formation de secouriste nécessaire pour donner les premiers secours en cas d’urgence dans :
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Lors de sa formation, le responsable SST apprend les bases pour :
La formation initiale SST se déroule sur 14 heures en présentiel avec si nécessaire des modules spécifiques liés au secteur d’activité ou à la profession. Le tout doit se dérouler sur un laps de temps assez court afin de garantir la réussite pédagogique de cette formation. Lors de cette formation, l’enseignant, outre les supports multimédias, se sert d’un mannequin RCP (réanimation cardio pulmonaire) avec masques de visage individuels et d’un défibrillateur de formation pour apprendre les gestes qui sauvent (GQS).
Un certificat SST délivré par le réseau Assurance maladie Risques professionnels / INRS n’est valable que 24 mois. À l’issue de ces deux ans, la personne concernée doit réaliser un recyclage ou MAC (maintien et actualisation des compétences) de 7 heures qui assure que le sauveteur maîtrise toujours l’ensemble des compétences acquises lors de la formation initiale.
La présence d’un responsable SST est un atout non négligeable pour une entreprise, même lorsqu’elle n’est pas obligatoire. L’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) recommande que 10% des salariés d’une entreprise soient formés au SST. L’échelon supérieur de la formation SST est le statut de formateur SST, le formé peut ainsi former ses collaborateurs.
Les formations EPI (équipier de première intervention) et ESI (équipier de seconde intervention) enseignent les réactions à tenir face à un incendie et comment bien utiliser le matériel incendie. La prévention et la lutte contre l’incendie représente une priorité pour un employeur. En devenant équipier de première intervention, un salarié apprend l’ensemble du dispositif anti feu d’un établissement. Il s’inclut pleinement dans le SSI (Système de Sécurité Incendie). Les formations EPI et ESI répondent à l’article R4227-28 du Code du Travail qui stipule que l’employeur doit prendre « les mesures nécessaires pour que tout commencement d’incendie puisse être rapidement et efficacement combattu dans l’intérêt du sauvetage des travailleurs.
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Lors d’une formation EPI, le stagiaire apprend la réglementation concernant les incendies mais aussi les différents types d’extincteur (poudre, eau, o2…) et types de feux ainsi que les distances d’attaque du feu. La formation EPI se termine par 3 exercices de mise en situation. Le sauveteur apprend à réagir face à un départ de feu dans les secondes qui suivent l’éclosion de l’incendie. Une formation d’équipier de première intervention dure entre 3 et 7 heures.
La formation ESI (Équipier de seconde intervention), quant à elle, s’oriente davantage vers une action qui a pour objectif de stabiliser l’incendie dans l’attente des secours. Il est davantage question de l’étude des modes de propagation du feu ainsi que de la familiarisation à l’utilisation de dispositifs anti-incendie plus sophistiqués que l’extincteur tels que le RIA (robinet incendie armé) et les bornes incendie à activer à l’aide d’une clé pompiers. La durée d’une formation ESI est de 14 ou 21 heures en fonction qu’il y ait ou non une initiation au port d’un Appareil Respiratoire Isolant (ARI).
Pour les deux formations incendie, un recyclage est obligatoire tout les 12 mois.
Le choix pour un employeur de former l’un de ses employés en tant qu’ESI peut venir d »une demande de l’assurance qui demande un service de sécurité conforme à la règle APSAD R6 (Maîtrise du risque incendie et risque industriel). Il est conseillé pour les entrepôts et bâtiments qui stockent des combustibles ou produits inflammables de former au moins l’un de leur salarié bénévole.
La politique d’évacuation d’un établissement par ses occupants est primordiale en cas d’incendie, de catastrophe ou d’événement majeur (fuite de gaz, alerte à la bombe, risque d’effondrement…) L’évacuation permet de mettre en sécurité l’ensemble des occupants du bâtiment. Deux éléments (membres du personnel) sont au coeur de la réussite d’un dispositif d’évacuation, il s’agit du serre file et du guide file.
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Cette formation s’oriente autour d’une partie théorique et d’une partie pratique. La formation se fait directement au sein de l’établissement de travail afin de définir un point de rassemblement optimal et de prendre en considération les risques éventuels et spécifiques à l’établissement que l’on peut rencontrer lors d’une évacuation.
La partie pratique : les cours d’une formation d’évacuation incendie permettent d’appréhender le cheminement d’une évacuation ainsi que les voies d’accès aux issues de secours, la formation habitue l’apprenant à la lecture des consignes de sécurité. Le stagiaire apprend l’ensemble des consignes de sécurité incendie, tant en ce qui concerne la signalétique que le système d’alarme incendie. Il acquiert ensuite la finalité des rôles des personnes chargés d’évacuation ( guide files, serres files, équipiers d’évacuation et responsable d’évacuation). L’apprenant est également initiée à la conduite à tenir lorsque la propagation du feu et de la fumée est trop rapide.
La partie théorique : elle comprend une visite de l’établissement et une appréciation des équipements incendie. La formation se termine par un exercice d’évacuation avec une synthèse écrite de l’ensemble des compétences acquises.
La durée de la formation dépend de l’organisme de formation sollicité, mais elle se fait généralement en une demi-journée.
| Formation | Durée | Recyclage |
|---|---|---|
| SST (Sauveteur Secouriste du Travail) | 14 heures | 7 heures tous les 24 mois |
| EPI (Équipier de Première Intervention) | 3 à 7 heures | Obligatoire tous les 12 mois |
| ESI (Équipier de Seconde Intervention) | 14 ou 21 heures | Obligatoire tous les 12 mois |
| Formation à l'évacuation | Variable (généralement une demi-journée) | Non spécifiée |
Les attentats de Paris en 2015 et 2017 et de Nice en 2016 ont révélé la nécessité de former des professionnels capables de porter secours aux victimes d’événements imprévisibles, violents et présentant des risques spécifiques.
Pour améliorer la résilience des populations face à ces nouvelles menaces et faire baisser la vulnérabilité des victimes, Croix-Rouge Compétence Occitanie a créé une formation en secourisme tactique. Cette innovation vient compléter notre offre de formation aux premiers secours avec notamment la formation “ Prévention et secours civiques de niveau 1 (PSC1) ”.
Le secourisme tactique a pour objectif de s’adapter à toute personne exposée à un environnement lié aux nouvelles menaces et situations de violence (forces de l’ordre, services de secours, associations agréées de sécurité civile, agents de prévention et de sécurité, soignants, journalistes, salariés expatriés, humanitaires, événementiels, spectacles etc.)
La nouvelle formation proposée par Croix-Rouge Compétence donne à tous ceux qui la suivent le pouvoir d’agir dans ces contextes dégradés.
Le secourisme tactique est une adaptation du secourisme conventionnel, liée à l'environnement, au contexte sécuritaire et aux spécificités de dommages physiques rencontrés.
Le secourisme tactique est basé sur le damage control et la capacité d’adaptation des sauveteurs. Ceux-ci doivent réagir rapidement pour améliorer les chances de survie des victimes, qui diminuent très rapidement dans l’attente des services de secours.
Dans le cadre de la pratique du tir sportif, de loisir ou professionnel, la sécurité est une priorité absolue. Mais que faire si un accident survient malgré toutes les précautions ? Connaître les gestes élémentaires de premiers secours peut faire la différence. Un accident peut survenir à tout moment : une chute, une blessure, une perte de connaissance… Dans ces instants critiques, chaque seconde compte.
En tout premier lieu, il s’agit de sécuriser votre intervention et votre environnement en sécurisant l’arme du blessé ET la votre puis en faisant cesser toute activité de tir sur les lieux de l’accident. Les Forces de l’Ordre doivent intervenir au préalable si la sécurité n’est pas assurée.
Toute situation imprécise justifie l’engagement immédiat du SMUR. Soyez clair : qui ? quoi ? où ? combien de blessés ?
Dans toute blessure par balle, le projectile écrase (et détruit) les tissus qu’elle pénètre puis provoque des lésions supplémentaires dues à la cavitation temporaire. L’examen du point d’entrée permet d’évaluer la distance de tir. Le point d’entrée, avec ou sans point de sortie, n’est pas prédictif du trajet interne du projectile. Les lésions résultent du passage du projectile, de la chaleur transmise, de l’onde de choc interne et du phénomène de cavitation. Une blessure pénétrante (absence de point de sortie) est plus grave qu’une blessure perforante (entrée et sortie).
Le polycriblage est une blessure grave liée à la projection de plusieurs éléments de formes et de tailles différentes. Cela peut être la conséquence d'une blessure par arme à feu comme de la chevrotine ou suite à une explosion.
Ensuite, la priorité est d’écarter toute hémorragie immédiatement décelable (visible). Par hémorragie, on entend saignement abondant, plutôt artériel (haut débit par jets successifs lorsqu’il n’y a aucun obstacle) que veineux (bas débit en continu) ce qui est peu probable en cas de blessure à la main ou au pied (pas de grosses artères aux extrémités). Par principe, il vous faut arrêter ce saignement le plus tôt possible.
Utilisez des gants !!! (nitrile, latex) Ça serait une bonne idée… D’abord pour vous protéger vous-même ainsi que le blessé (notion d’infection croisée). Le pansement protecteur pourra être compressif en cas de saignement ou simplement couvrant pour limiter le risque d'infection. Ne pas hésiter à imbiber la partie du pansement au contact des plaies d'un antiseptique.
Ne vous contentez pas d’un simple questionnement, parfois la douleur (et la vue) d’une blessure peut détourner l’attention du blessé d’une autre. Le blessé crie ? Tant mieux ! Facile à dire, mais ne vous laissez pas impressionner, déstabiliser. Quoi qu’il en soit, qu’un blessé crie, s’arrête pour reprendre sa respiration et crie à nouveau, etc.-etc., prouve que les voies aériennes supérieures ne sont pas obstruées et que la respiration fonctionne plutôt pas mal. Si le blessé est calme, parlez-lui (ou demandez à un tiers de le faire pendant que vous vous concentrez sur les gestes de premiers secours) afin de le maintenir en permanence en éveil. Un peu d’humour bien choisi, ça passe toujours plutôt bien.
Il est peu probable qu’une blessure par balle à la main ou au pied évolue (rapidement) vers un arrêt cardiaque chez un individu sans antécédent médical lourd. On l’a évoqué plus haut, le risque de faire face à une hémorragie (notamment artérielle) en cas de blessure à la main ou au pied est quasiment nul. C’est plutôt logique. Et bon signe !
Si vous êtes seul, c’est à ce moment, quand toute urgence vitale est écartée ou identifiée, traitée le cas échéant, qu’il faudra appeler les services de secours (le SAMU au 15, les pompiers au 18 ou 112); ne stressez pas d’avance sur la trame et/ou le contenu de votre message, expliquez la situation simplement et avec vos mots, répondez aux questions et laissez-vous guider; ne raccrochez pas avant que votre interlocuteur ne vous y ait invité.
En attendant les secours, rassurez le blessé en restant près de lui et en lui parlant. On l’a déjà précisé: IL-NE-DOIT-PAS-S’EN-DOR-MIR !!! Un contact physique contenu comme tenir une main, poser une main sur une épaule ou sur la tête (c’est selon le feeling de chacun) permet généralement au blessé de se calmer. Ou à vous de le secouer, de manière adéquate, s’il commence à somnoler. Si vous notez un changement marquant, ou en cas de doute, rappelez les secours.
Pour le reste, une fois que le blessé est (relativement) sous contrôle, suivez les consignes du stand de tir que vous fréquentez. Idéalement, tenez-vous régulièrement informé du règlement intérieur et des procédures en cas d’accident, en l’occurrence en cas de blessure par arme à feu. Pour la suite, parlez des évènements avec vos partenaires de tir et votre entourage et essayez de débriefer sur l’action de secours avec quelqu’un d’expérimenté.
Le maquillage de secourisme est une technique utilisée pour créer des blessures réalistes à des fins d’entraînement. Il permet de simuler des plaies, des fractures ou d’autres traumatismes sur des mannequins ou des participants, afin de reproduire des situations d’urgence pour les formations aux premiers secours. Il rend les scénarios de formation plus réalistes, ce qui aide les apprenants à mieux réagir en cas d’urgence. Il permet de reproduire des blessures graves et ainsi d'améliorer la prise de décision et la gestion du stress en situation réelle. Le maquillage de secourisme peut simuler une large gamme de blessures, telles que des coupures, des brûlures, des fractures, des plaies ouvertes, des contusions, des hémorragies, ou même des blessures à la tête.
Les produits couramment utilisés pour le maquillage de secourisme incluent des teintures pour simuler le sang, du latex liquide pour créer des plaies, des fards à base de cire pour simuler des blessures, ainsi que des prothèses comme des bras ou des jambes pour simuler des fractures. Les produits utilisés dans le maquillage de secourisme sont spécialement conçus pour être sûrs et adaptés à un usage sur la peau. Le maquillage de secourisme peut être acheté auprès de fournisseurs spécialisés en matériel pédagogique ou de sécurité, comme YLEA ou d'autres magasins en ligne dédiés aux formations de premiers secours. Assurez-vous de choisir des produits testés dermatologiquement pour garantir leur sécurité et leur efficacité.
Ces gestes ne sont qu’un résumé très simplifié des réactions à adopter. Leur bonne exécution demande une formation pratique. C’est pourquoi nous vous encourageons fortement à suivre une formation certifiée.
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