Un réducteur de son, communément appelé silencieux, est un dispositif mécanique qui se fixe à la bouche du canon d’une arme à feu. Son objectif est de réduire significativement le bruit causé par la détonation du tir. Par ailleurs, nos silencieux atténuent aussi les flammes et le flash produits par la combustion des gaz à haute pression, permettant ainsi une meilleure discrétion visuelle et une diminution des nuisances sonores.
Le bruit d’une arme à feu provient principalement de l’onde de choc créée par la libération rapide de gaz de haute pression à la sortie du canon. Nos réducteurs de son sont conçus pour piéger ces gaz, les refroidir et les ralentir avant qu’ils ne soient libérés dans l’air ambiant, ce qui réduit considérablement l’intensité sonore.
Dans un premier temps, le silencieux agit comme une cavité qui recueille les gaz de combustion et leur offre un « espace de détente ». La détente des gaz n’a donc pas lieue dans l’air, mais dans une cavité rigide. Ceci dit, contenir les gaz de combustion ne suffit pas. Le silencieux est toujours rempli des gaz de combustion qui n’étaient pas là avant : il y a donc toujours une surpression et ces gaz doivent être libérées.
Ici, c’est la géométrie interne du silencieux qui va jouer : leur structure est telle qu’elle forme de multiples cavités et forment même des voies d’évacuations qui empêchent le flux d’air de se faire de façon optimale, et donc de façon ralentie. Les gaz finissent tout de même par sortir, mais la pression n’est alors que d’environ 4 bars. C’est toujours relativement fort. C’est toujours le double de la pression d’un pneu de voiture, mais tout de même bien moins que les 20 bars de la pression régnant dans une bouteille de champagne.
En diminuant la vitesse de détente de ces gaz, on réduit le bruit. Ce genre de principe est également utilisé dans les pots d’échappements des véhicules à moteur : chaque explosion dans le moteur produit des gaz dont l’expulsion, très rapide, produit une surpression et donc un son très fort.
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Les chasseurs et tireurs sportifs bénéficient grandement de l’utilisation de réducteurs de son. Tout d’abord, ces dispositifs protègent leur audition, un atout crucial pour éviter des dommages auditifs à long terme. Ensuite, ils permettent de ne pas déranger leur environnement. Lors des sessions de tir ou pendant la chasse, le bruit des détonations peut être une source de gêne importante pour les riverains et la faune.
Un autre avantage clé réside dans la réduction du recul. Nos silencieux sont conçus pour amortir le recul de l’arme lors du tir, améliorant ainsi la stabilité et la précision, ce qui est particulièrement utile pour les tireurs pratiquant des tirs successifs ou à longue distance.
Contrairement à ce que prétend Hollywood, le silencieux n’est pas totalement « silencieux », loin de là même. On obtient ce résultat essentiellement en agissant sur la cause de l’onde de choc d’un coup de feu. Cette onde de choc apparaît suite à une rapide détente de gaz en sortie du canon.
Dans l’imaginaire collectif, un silencieux permet de faire feu en silence ou en ne percevant qu’un faible « Pew Pew ». Ce n’est pas le cas. Au départ d’un coup de feu, il y a en réalité plusieurs « bangs » de différentes intensités : celui de la percussion de l’amorce, de l’explosion de la poudre et des gaz et celui du projectile qui passe le mur du son en augmentant sa vitesse.
Pour réellement rendre un tir le plus silencieux possible, il serait nécessaire de n’utiliser que des munitions subsoniques (dont la vitesse initiale est inférieure à la vitesse du son de 350m/s) ce qui n’est quasiment jamais le cas en chasse ou au tir sportif.
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Ceci étant, la réduction du bruit n’est malgré tout pas négligeable car l’énergie acoustique et la perception de l’énergie acoustique ne suivent pas la même échelle. Par exemple, l’écart entre un son a 80dB et un à 85dB peut paraitre dérisoire à l’oreille alors qu’en réalité l’énergie acoustique a plus que doublée. Celle-ci est exprimée en décibels. Le seuil de pénibilité pour l’oreille humaine sans protection est à 80 décibels et celui de la dangerosité à 120 décibels. Le son perçu par le tireur d’un coup de feu sans atténuation est d’environ 130 à 160 décibels. Les réducteurs de son peuvent diminuer de 20 à 35 décibels environ le « bang ». Donc dans le meilleur des cas, un réducteur de son diminue le bruit perçu pour le rendre moins dangereux (mais malgré tout pénible, un casque anti bruit est toujours optimale pur bien préserver l'audition) pour le tireur.
Les tests effectués sont généralement réalisés à 1m de la bouche du canon en espace clos. L’utilisation réelle des modérateurs de son sera principalement en extérieur ou l’effet de blast (onde de choc) sera grandement diminuée.
Afin d’atténuer le son, le réducteur de son « détourne » le flux des gaz d’explosion en le faisant passer par des chicanes internes. Pour qu’un maximum de gaz soient captés par ces chicanes, il ne faut pas qu’ils puissent fuirent par l’âme du réducteur (là où passe le projectile). Bien sur une étanchéité parfaite n’est pas possible mais si l’âme est au calibre du projectile, elle sera grandement optimisée.
En fonction du calibre, du profil du canon et de l’origine de l’arme, les pas de filetage des canons peuvent varier. Ce « pas de vis » présent au niveau de la bouche du canon doit être reproduit en négatif sur le réducteur de son afin de pouvoir se visser dessus.
Le poids du réducteur de son est déterminant en fonction de sa pratique du tir. Ainsi, un chasseur sera enclin à prendre un réducteur de son léger car il porte énormément son arme sur les longs chemins que sa passion lui commande de prendre. Un tireur sportif ne mettra pas spécialement cet argument en avant car il déplace peu son arme.
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Ceci étant, le poids du réducteur de son va modifier l’harmonique du canon. Quand le projectile traverse le canon, les contraintes induites font vibrer celui-ci. Quand on regarde une telle séquence en vidéo au ralenti, il est visible que le canon fait un mouvement de vague. Le poids du réducteur de son rapporté sur l’extrémité du canon influence cette vibration et peut amener à déplacer le point d’impact. Un bon réducteur de son, bien monté (voir paragraphe « Le pas de filetage »), ne doit donc pas modifier le groupement mais par contre il modifiera quasi systématiquement le point d’impact.
Les réducteurs de son sont soient en aluminium (ou alliage d’aluminium) ou en acier. La grande différence entre ces 2 matières est le poids : un réducteur de son en aluminium pèse moins de 300g (voire beaucoup moins) là ou ceux en acier pèse plus de 300g (voir beaucoup plus). La deuxième différence, qui impactera plus fortement les tireurs sportifs que les chasseurs, est la réaction de la matière à la chaleur. L’acier chauffe moins vite et moins fort que l’aluminium (toutes choses étant égales par ailleurs). Or, un réducteur de son qui chauffe est synonyme d’effet de mirage dans la lunette de tir. Cet effet de mirage donne l’impression que la cible se « met à onduler » et amoindrie, de fait, la précision du tir. Cet effet apparait au bout de 3 coups tirés sur un réducteur de son en aluminium là où il faudra une salve de 10 coups environ pour un réducteur de son en acier. Juste pour être complet, si l’acier met moins de temps à chauffer, il met aussi plus de temps à refroidir.
De la longueur et du diamètre du réducteur de son dépend le nombre de chicanes et la grosseur de celles-ci. Du nombre et de la taille de chicane dépend la réduction du bruit. Autrement dit, plus un frein de bouche est long et gros, plus il est efficace à atténuer le bruit. Mais plus il est long et gros et plus il est lourd.
Le diamètre peut aussi impacter le système de visée. Afin de conserver une certaine longueur tout en offrant un compromis sur le poids, certains réducteur de son sont manchonnables. Autrement dit, il recouvre également une partie du canon au niveau de la bouche. Rare sont les réducteurs de son qui utilisent cette partie supplémentaire pour l’atténuation du bruit (comme le ASE UTRA Radien par exemple).
Un frein de bouche n’a pas vocation à gérer le bruit du départ de coup mais il sert à diminuer le recul de l’arme à ce même moment. Pour cela, il utilise les gaz d’explosion en les projetant vers l’arrière ce qui propulse l’arme vers l’avant.
Les FdB comme les RdS utilisent les gaz d’explosion pour fonctionner. Il existe donc des modérateurs + frein de bouche comme l’A - TEC PRS mod. 3 qui offre à la fois la gestion du recul (diminution de 46%) et la modération du son (diminution de 28dB). Il existe aussi des réducteurs de son qui se montent sur Frein de bouche comme le ASE UTRA SL7 BL. « BL » pour Bore lock qui est en fait le frein de bouche qui sera monté sur l’arme et prêt à recevoir le RdS « SL7 ». Dans un tel cas, l’avantage est pour les personnes possédant une collection de plusieurs armes à silencer. Il ne sera nécessaire d’acheter qu’un bore lock par arme et un seul RdS qui sera monté indifféremment sur toutes les armes.
Avant toute chose, il est important de prendre connaissance du changement de législation qui a touché les réducteurs de son le 1er janvier 2018. Avant cette date, les modérateurs de son de son étaient classés car considérés comme des accessoires ou éléments d’arme soumis à autorisation ou enregistrement. Depuis, le législateur a modifié la loi pour les autoriser à la chasse dans un but de diminuer le risque sur la santé auditive des pratiquants.
L’achat d’un silencieux est maintenant soumis à présentation d’une pièce d’identité, d’une licence FFTir ou d’un permis de chasser.
Chez RDS Industrie, nous sommes fiers de vous présenter notre gamme complète de réducteurs de son, conçue pour offrir performance, sécurité et discrétion. Nous sommes le premier fabricant français dans ce domaine, avec une expertise reconnue dans la conception de solutions adaptées à un large éventail d’armes et d’usages. Nos produits sont codifiés OTAN, un gage de qualité et de fiabilité pour les forces armées qui utilisent nos silencieux sur le terrain.
La gamme Vortex de réducteurs de son RDS Industrie est conçue pour s’adapter à une large variété d’armes : pistolets, fusils de chasse, carabines de précision et armes d’assaut. De plus, nos modèles sont reconnus pour leur robustesse, leur durabilité et leur capacité à maintenir des performances optimales, même dans des conditions d’utilisation intensive.
Les réducteurs de son de RDS Industrie sont le résultat de nombreuses années d’innovation et de développement technologique. En effet, nous travaillons en étroite collaboration avec des experts militaires et civils pour concevoir des produits qui non seulement réduisent le bruit, mais qui optimisent également les performances globales de l’arme.
Dans ce cas, n’hésitez pas à nous contactez nous dès aujourd’hui pour discuter de vos exigences spécifiques. Chez RDS Industrie, nous sommes convaincus que chaque utilisateur mérite une solution parfaitement adaptée à son arme et à ses attentes.
| Avantages | Description |
|---|---|
| Protection de l'audition | Réduction significative du bruit pour éviter les dommages auditifs. |
| Discrétion | Diminution des nuisances sonores pour l'environnement et la faune. |
| Réduction du recul | Amélioration de la stabilité et de la précision lors du tir. |
| Atténuation des flammes | Réduction du flash visuel pour une meilleure discrétion. |
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