Le revolver Smith & Wesson N°3 est bien plus qu’une simple arme de poing; c’est une pièce emblématique de l’histoire américaine, un symbole de la conquête de l’Ouest, de l’ère des cow-boys, des hors-la-loi et des héros de la frontière. Produit à Springfield, dans le Massachusetts, cette arme a marqué plusieurs décennies, de la fin du XIXe siècle jusqu’aux premiers années du XXe siècle, en passant par une période riche en conflits, en innovations technologiques et en figures légendaires.
Le Smith & Wesson N°3 apparaît dans une période où la technologie des revolvers connaissait une révolution. La société Smith & Wesson, fondée en 1852 par Horace Smith et Daniel B. Wesson, est rapidement devenue une référence dans la fabrication d’armes à feu aux États-Unis, notamment grâce à ses innovations en matière de mécanismes et de calibres. Avant cela, la société s’appellera tout d’abord Volcanic Repeating Arms Company, en référence aux pistolets et fusils Volcanic qu’elle fabrique alors. L’année suivante, les 2 associés rachètent le brevet portant sur le chargement des culasses par l’arrière. Au même moment, le brevet déposé par Colt sur le revolver à barillet tombe dans le domaine public. La conjonction de ces 2 événements leur permet alors de concevoir le Smith & Wesson Model 1. Ce contexte explique la demande croissante pour des revolvers puissants, fiables et faciles à manœuvrer. Le N°3 s’inscrit dans cette dynamique, en proposant une arme à carcasse basculante, avec éjection simultanée des douilles.
Le Smith & Wesson N°3 est un revolver simple action, ce qui signifie que le mécanisme de percussion doit être armé manuellement à chaque tir. Son calibre principal est le 44 Russian, une munition de gros calibre conçue spécifiquement pour cette arme, offrant une puissance notable pour l’époque. L’un des traits distinctifs du N°3 réside dans son barillet à six coups, dont la capacité permet d’assurer une puissance de feu suffisante pour la défense ou la chasse. L’ergonomie a été soigneusement pensée : la crosse est souvent en bois ou en ébonite, gravée ou simplement lisse, offrant une prise ferme.
Ce premier modèle du N°3, souvent appelé « Old Old Model », marque le début de la légende. La société Smith & Wesson a lancé cette version pour répondre aux besoins de puissance et de fiabilité. La particularité de cette arme réside dans son calibre 44 S&W American ou Rim Fire, mais c’est surtout la version 44 Russian qui va faire sa renommée. Ce modèle fut développé dans le cadre d’un contrat signé en 1871 avec l’Empire russe, qui commandait 20 000 exemplaires pour ses forces militaires. La puissance de cette munition, associée à la robustesse de l’arme, en fit une arme redoutable, notamment sur la frontière de l’Ouest américain, où elle fut très utilisée par des figures légendaires telles que Jesse James ou Bat Masterson.
Face au succès de la première version, Smith & Wesson développa le modèle Russian, également appelé «OLD Model Russian ». Cette version apporta plusieurs améliorations, notamment une crosse redessinée, plus ergonomique, et une meilleure mécanisation. Ce modèle fut adopté massivement par l’armée russe, qui en commandera plus de 131 000 exemplaires, preuve de sa fiabilité et de ses performances.
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En parallèle, l’ingénieur George Schofield, en collaboration avec Smith & Wesson, développa un revolver chambré en .45 Schofield, destiné à répondre aux besoins de l’armée américaine. Le modèle Schofield, conçu dès 1870, fut adopté par l’US Army, qui en acheta environ 8 300 exemplaires. Ce revolver fut utilisé durant la Guerre des Indiens, notamment par la cavalerie américaine, et devint rapidement une arme emblématique de cette époque.
Le dernier grand développement de la gamme N°3 fut le New Model, lancé à partir de 1887. Il se distingue par un nouvel extracteur plus court, lui donnant une silhouette plus élancée et moderne. Les versions Target, en calibres 32-44 et 38-44, furent conçues pour le tir de précision. Elles étaient équipées de plaquettes en ébonite gravée, offrant une meilleure prise en main, et d’un canon plus précis.
Le Smith & Wesson N°3 a été adopté par de nombreuses figures emblématiques du Far West. Jesse James, le célèbre hors-la-loi, en fit l’un de ses revolvers de prédilection, appréciant sa puissance et sa fiabilité. De plus, l’arme fut utilisée par des shérifs, des chasseurs de primes et des soldats lors des guerres indiennes. Outre la production originale chez Smith & Wesson, plusieurs pays ont copié ou fabriqué des copies de ces revolvers. En Allemagne, la Ludwig Loewe Co. produisit des versions similaires, tout comme en Belgique, en Espagne et en Russie.
Ainsi, entre 1870 et 1874, l’armée américaine commande 28 000 exemplaires du Smith & Wesson Model 3. Une version modifiée sera même créée quelques années plus tard pour l’armée russe, qui en commandera 131 000 exemplaires. 1887 marque la création du Smith & Wesson Safety Hammerless, revolver à double action et à chien non apparent. À l'âge de 65 ans, Horace Smith s'est retiré de la société et a vendu ses parts à D.B. Wesson, beaucoup plus jeune que lui et qui sera le propriétaire unique de l'entreprise. En 1878, la société arrête sa fabrication des modèles en variantes American, Russian et Schofield et sortira le tout nouveau Smith & Wesson Nouveau modèle 3 (New Model Three). Ce nouveau modèle 3 sera fabriqué en versions anciennes comme les 44 Henry, .44 american, .44 russian et aussi pour les nouvelles versions comme nouveaux les .45 S&W, .44 WCF ou .44.40. Les anciens calibre civils .38 et .32 seront modernisés.
Smith et de Wesson est vraiment un des pionniers du développement de pistolets et de cartouches et a continué cette aventure au 20ème siècle. Le premier revolver magnum, le .357 magnum, a été présenté par la société en 1935. En 1955, sortit le Smith & Wesson Model 39, un pistolet semi-automatique qui fut mis au point en 1954 pour l’US Army. Il fut surtout utilisé par la police de l'État de l'Illinois et les US Navy SEALs. Le model 29 magnum, le pistolet rendu célèbre par Clint Eastwood dans le film « Dirty Harry, a été présenté en 1956.
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En 2000, Smith et Wesson avait conclu un accord avec le Président des USA Bill Clinton qui stipulait que les revendeurs et les distributeurs des produits de Smith et de Wesson se conforment à un « code de conduite » pour ne pas vendre des armes à feu aux personnes interdites et aux jeunes en dessous de 18 ans. Après une campagne organisée par le NRA et le NSSF, des milliers de détaillants et les dizaines de milliers de consommateurs d'armes à feu ont boycotté Smith et Wesson. Le 11 mai 2001, la société FAS-T-Marteau Corporation, un fabricant des serrures, d'armes à feu et d'autres produits de sécurité, a racheté Smith & Wesson Corp. Le 15 février 2002, le nom du groupe a été changé en Smith & Wesson Holding Corporation. En août 2016 la société a acheté Crimson Trace, un fabricant de jumelles laser, pour 95 millions de dollars et Taylor Brands, un fabricant d’outils et de couteaux, pour 85 millions de dollars. En novembre 2016 la société a acheté les marques UST,Brands, un fabricant d'équipement de survie, pour 32,3 millions de dollars. Le 7 novembre 2016, Smith et Wesson ont annoncé que la compagnie changerait le nom de sa société holding en American Outdoor Brands Corporation.
Messieurs Horace Smith et Daniel-Baird Wesson ne furent pas non plus les inventeurs du revolver qui se chargeait par l’arrière avec des cartouches métalliques. Après l’échec de Volcanic, Smith et Wesson se devaient de rebondir. Ils pensèrent d’abord construire un petit pistolet de poche, sorte de Derringer à percussion annulaire en 22, solution d’attente sans grand avenir. Pour ce qui est de la conjonction des étoiles, les cartouches métalliques même annulaires fonctionnaient enfin normalement, les aciers avaient fait les progrès nécessaires à supporter de fortes charges et le barillet était inventé.
L’apparition miraculeuse survint dans leur bureau sous la forme d’un ancien employé de Colt, un peu trop prestement éconduit par son auguste patron qui ne jugea pas utile de porter attention à l’invention du dit employé. Cet employé avait en effet présenté son invention en l’assortissant d’une demande d’association sur l’exploitation de la dite invention. Le nom de cet employé était Rollin White. Il n’avait rien moins que proposé à Colt de développer un barillet foré de part en part et chargeant les cartouches par l’arrière. Nos barillets modernes.
Quand, dépité, White se présenta chez Smith et Wesson pour leur expliquer tout l’intérêt de la chose, ces derniers ne furent pas longs à comprendre le sujet et à accepter, eux, l’association. Colt, lui, allait mettre près de 20 ans à se remettre de cette erreur magistrale. Associés à Rollin White, pour son brevet déposé le 3 avril 1855, Smith et Wesson pouvaient désormais bloquer tout fabricant voulant se passer du classique allumage à percussion pour adopter un revolver à chargement simplifié par l’arrière utilisant des cartouches métalliques.
En matière de revolver, cela revenait à avoir déposé le principe de la roue à monter sur un essieu ou encore les lettres de l’alphabet. Ce brevet se révéla également une véritable mine d’or en lui-même, les autres fabricants n’ayant plus d’autres ressources que de payer à Smith&Wesson de confortables redevances s’ils voulaient intégrer un tel barillet à leur production. Mais, pour Colt, devenu premier fabricant de revolvers d’Amérique, ce fut bien pire. Smith et Wesson refusèrent tout net à Colt le droit d’utiliser leur brevet.
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Cette arme, le Volcanic, fort bien pensée, possédait déjà un canon basculant vers le haut. Son calibre .40 était plus qu’honorable et visait à contenter autant marins que cavaliers. Son utilisation d’une platine renversée facilement démontable et un rochet en creux étaient des plus rationnels et adaptés a un usage militaire. Ses ajustages et sa fabrication étaient remarquables. Cette création, fort originalement appelée « Smith and Wesson model n°1 », était chambrée dans une cartouche métallique 6mm empruntée au français Louis Nicolas Flobert qui l’avait mise sur le marché en 1845.
Peu puissant, ce revolver était présenté comme une arme de poche et de défense ainsi que de tir en intérieur, les fameux « parlor guns » équivalents des armes de salon. C’est l’ancêtre de nos .22LR actuels. Mais déjà le canon se basculait vers le haut et il fallait ôter le barillet pour le recharger. Par sa taille, cette arme était très prisée des femmes et une certaine Ludmilla Herons s’en servit pour liquider un fabricant de cercueils très entreprenant dans une affaire qui défraya la chronique judiciaire de San Francisco. Avec ce Smith&Wesson N°1, les armuriers de Springfield commencèrent, en alliant bronze et acier dans sa première version, à affirmer la personnalité de la marque, la rigueur mécanique et le souci de finitions qui allaient faire leur succès dans le futur. Et le succès fut au rendez vous avec 12000 exemplaires produits en trois ans. Mais il est difficile de faire faire régner l’ordre dans les Saloons de l’Ouest ou de mener la guerre aux indiens avec un calibre .22.
Le second modèle, notre numéro 2 de ce jour, adoptera donc le calibre .32 long annulaire. Construit tout en acier, se rechargeant simplement avec des cartouches parfaitement étanches, possédant une excellente vélocité, nous étions face à une arme élégante, moderne, bien plus facile à utiliser qu’un « caps and balls » à capsules. On raconte qu’un instituteur partant vers l’Ouest s’était muni d’un revolver N°2 qu’il avait payé 15$ le jour de son départ. Une fois passée la rivière du Pecos, il s’arrêta dans un saloon afin de se désaltérer. Son revolver impressionna tellement l’assemblée que le Sheriff local lui en proposa 50$. Notre honnête homme arrêta l’enseignement et devint le premier agent Smith et Wesson de l’État ! Ahhh ! Pendant la guerre civile, on le retrouva à la ceinture de nombreux officiers quel qu’en soit le camps.
Plus proche de nous, un autre as de la gâchette fut amateur de ces belles nouveautés américaines. Si son armée était encore équipée de vieux pistolets à percussion 1822 dépassés, notre empereur Napoléon III, fin amateur d’armes (il faut dire qu’il était officier d’artillerie avant que d’être socialiste de formation) ne se séparait pas du sien. Lors de la guerre franco-prussienne, 2000 arrivèrent par le port de Bordeaux. Il est raconté qu’à la suite de la guerre, pas un seul ne fut rendu aux arsenaux. L’arme eu ses irréductibles jusque très tard car ses cartouches se trouvaient encore dans tous les catalogues jusqu’au milieu des années 1930. Une partie était même proposée rechargée à la PSF ! 77 000 exemplaires seront produits en vingt ans de fabrication.
Smith & Wesson est l’une des marques les plus légendaires de l’industrie armurière américaine. Fondée en 1852 par Horace Smith et Daniel B. Wesson, elle incarne depuis plus de 170 ans l’innovation, la puissance et la fiabilité dans le domaine des armes à feu. Aujourd'hui Smith & Wesson est l'une des plus grandes sociétés au monde fabricant des armes à feu. Parmi les grands noms des armes de collection qui sont entrés dans la légende de l’histoire des armes américaines, les productions Smith et Wesson ont une place prédominante. On retrouve ces révolvers Smith et Wesson chez tous les amateurs de révolvers de collection et d’armes anciennes américaines à poudre noire.
Le modèle synonyme de la conquête de l’Ouest chez Smith & Wesson est le numéro 3 dans ses différentes versions ; c’est certainement le révolver Smith & Wesson de collection le plus désirable. Cette arme connut un considérable succès du fait de l’utilisation d’une cartouche poudre noire métallique, de la puissance et précision, de sa cartouche de calibre .44 ; le système de percussion centrale et son système d’ouverture du rapide du barillet donne encore d’autres avantages certains à son possesseur.
La marque propose une large gamme d’armes à feu, incluant des revolvers emblématiques, des pistolets semi-automatiques modernes, des carabines tactiques, ainsi que des armes longues pour le tir de précision ou la chasse.
Au début de la période entre deux guerres l’arme de prédilection des forces de police était le .38 spécial. Ces revolvers étaient produits aussi bien par Colt que par Smith $ Wesson. Ces mêmes forces de police étaient fort ennuyées car la cartouche typique de .38 special était incapable de pénétrer la carrosserie des voitures de l’époque aussi bien que les armures de protection portées par pas mal de malfaiteurs.
Colt résolut le problème en créant le calibre .38 super (1300 F /S) qui au dire des Américains était la cartouche d’arme de poing la plus puissante du monde (aux USA) Comme ce nouveau calibre devint très rapidement populaire auprès des argousins, les profits de S&W commencèrent à souffrir. Le marché du .38 spécial était en perte de vitesse. En 1929 le vice président de S&W décida de remédier au problème. Le diamètre des deux cartouches .38 super et .38 spécial étaient quasiment égaux, a .359 pour le super et .357 pour le spécial.
Le .38 spécial ayant été conçu en 1889 pour une charge de 26 grains de poudre noire, avec l’avènement de la psf les mêmes performances pouvaient êtres obtenues avec une bien plus faible quantité de psf et comme S&W voulait conserver les performances d’origine sur ses .38 spécial, l’étui des .38 special n’était donc pas chargé a pleine capacité. Par contre l’étui du .38 super était lui chargé à pleine capacité. En chargeant le .38 special à pleine capacité on pouvait donc obtenir une vélocité de 1115 f/s, suffisante pour traverser la tôle de carrosserie. Ainsi fut créée la nouvelle cartouche. Maintenant il fallait développer une arme capable de tirer la nouvelle cartouche.
Le nouveau revolver fut développé en remplaçant, sur le .44 hand ejector N frame, le canon et le barillet d’origine par un canon et barillet en .38. La forme de la crosse fut également changée et une hausse fixe fut ajoutée. Le secret de la solidité du 38/44, un barillet de. 44 special usiné pour du .38 spécial. Le quick loader conventionnel du .38 spécial est bien trop petit pour accommoder le barillet du .38/ .44 heavy duty.
Le nouveau revolver baptisé 38/44 Heavy Duty, fit son début en Avril 1930. Il était pratiquement identique, si ce n’est son calibre, au .44 hand ejector. Il pouvait être acheté en bronzé ou nickelé et venait avec un canon de 5 inches, mais a la demande, des canons avec des longueurs differentes pouvaient etres obtenus, son poids 40 onces 1.134 kg. Celui-ci est en 4 inches. Relativement rare. Le premier modèle fut produit à raison de 11111 unités. Les numéros étaient situés entre les numéros 35037 et 62350 sa fabrication cessa en 1941. Pendant la même période S&W produisit le .38/.44 outdoorsman qui était simplement une variation du .38/.44 de base avec une hausse ajustable. Il fut introduit en 1931 pour les chasseurs.
L’armée acheta une centaine de .38/44 Heavy Duty pour des tests … qui s’avérèrent très favorables, malheureusement S&W avait changé ses machines pour produire le Victory. La Navy réitéra la requête mais ce fut en vain. Un commandant d’unité relativement riche acheta avec ses fonds personnels assez de ces 38/44 pour équiper les officier et NCO de son unité, ces armes furent parkerizées. Chaque récipient avait en dotation 3 boites de cartouches 38/44 avec l’instruction qu’elles ne soient utilisées qu’en situation de combat, pour l’entrainement il y avait suffisamment de .38 spécial de disponible. La production reprit en Juin 1946. Les nouveaux revolvers avaient un préfixe S devant le numéro et commençaient a S 62940 A partir de S 72300 un nouveau chien était adopte dans la Frame N. Ce numéro de série représente une fabrication en 1949/50.
Avec le développement et la popularité du Nouveau .357 les ventes du 38/44 heavy duty commencèrent à décliner et en 1957 quand S&W donna des numéros à ses différents modèles le 38/44 devint le modèle 20. En1966 après avoir produit 20604 de ces armes S&W cessa complètement la production.
| Modèle | Calibre Principal | Caractéristiques Notables | Période de Production |
|---|---|---|---|
| Old Old Model | .44 S&W American, .44 Russian | Premier modèle, contrat avec l'Empire russe | Début des années 1870 |
| Old Model Russian | .44 Russian | Crosse redessinée, améliorations mécaniques | Milieu des années 1870 |
| Schofield | .45 Schofield | Adopté par l'US Army, utilisé durant la Guerre des Indiens | Années 1870 |
| New Model | .32-44, .38-44 | Extracteur plus court, versions Target pour le tir de précision | À partir de 1887 |
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