Depuis l’apparition de la poudre noire en Europe et des premiers canons, au XIVe siècle, les armées ont cherché à maîtriser le tir tant dans la précision que dans la concentration des effets afin d’imposer leur supériorité sur le champ de bataille. Le tir reste encore aujourd’hui au cœur de la capacité opérationnelle de l’armée de Terre. Il symbolise la fonction ultime du soldat, c’est-à-dire vaincre l’adversaire par l’emploi des armes pour accomplir la mission confiée. Infanterie, cavalerie, artillerie… Des matériels toujours plus sophistiqués ne suffisent pas. Les soldats doivent être capables d’intégrer efficacement dans leur manœuvre la précision, la portée et les effets. De la technique à la tactique, la maîtrise du tir individuel, collectif et interarmes doit être acquise, entretenue et contrôlée à tous les niveaux.
Afin d’être précis en tir, il faut contrôler le cycle de sa respiration. Un bon entraînement permet d’apprendre des automatismes : respirer lentement, inspirer, expirer, plusieurs fois. Puis lorsque le cycle respiratoire est stable, inspirer, lever son arme légèrement au-dessus de la cible et expirer lentement l’air contenu dans les poumons tout en abaissant sa ligne de mire face à la cible.
Lorsque le tireur est engagé face à plusieurs cibles, le double-tap doit être systématique : il s’agit de tirer deux coups rapides par cible. Afin de se familiariser en vue de pratiquer le tir instinctif, le tireur prendra l’habitude de pratiquer le tir dans des positions variées en veillant bien à ne tirer que pour toucher : de face et de profil, debout, assis, jambes fléchies, genou à terre, couché sur le ventre et sur le dos (airsoft). Il est aussi très important de s’entraîner à toucher plusieurs cibles dans un rayon de 180 degrés, debout et sans bouger ses pieds.
Visez rapidement et appuyez ensuite sur le déclenchement du pointeur. Ceci demande une correction de sa tendance naturelle (trop à gauche ou à droite) qui ne peut être faite que par un entraînement répété.
Sur le pas de tir au nord de Tombouctou, les soldats du DLAO 4 mettent en place un exercice pour les soldats maliens des FAMa en mode MOAL (maniement opérationnel de l'armement léger). Le DLAO 4 basé à Tombouctou est l'un des deux détachements de liaison et d'appui de la force Barkhane au Mali avec le DLAO 3 basé à Asongo. Armé au 13 juin 2016 par le 7e BCA de la 27e BIM, sa mission est d'apporter un soutien au bataillon burkinabé de la MINUSMA (mission des Nations Unies pour la stabilisation au Mali) et des FAMa (forces armées maliennes).
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Dix cibles sont installées par les maliens sur instruction d'un formateur spécialiste infanterie puis des munitions d'exercice sont distribuées, tandis que le sergent-chef instructeur Zahire donne quelques consignes préalables pour l'inspection de l'armement au chef de peloton malien, que celui-ci effectue quelques instants plus tard. Le sergent-chef leur rappelle les fondamentaux avant le début de la séance. Répartis en deux groupes auprès du lieutenant Baudouin et du sergent-chef Zahire, les maliens se mettent ensuite en position de combat couché pour un tir de précision puis tirent sur les cibles avec leur fusil d’assaut AKM.
En retrait du pas de tir, le lieutenant Baudoin fait le point avec son homologue commandant le peloton des FAMa afin de faire un débriefing des tireurs, puis donne ses dernières consignes pour la suite de l'exercice. Il continue de s'entretenir avec son homologue malien sur la qualité du tir qu'il juge insuffisant et préconise de continuer à s'entraîner.
Le monde des armes à poudre noire est un domaine à part au sein du tir sportif. D’abord parce que ces répliques historiques et leurs consommables sont en vente libre, ce qui permet à chacun de s’y intéresser, sans qu’il soit besoin de détenir une licence de tir sportif ou un permis de chasse en cours de validité. Aujourd’hui, de nombreux fabricants d’armes proposent des répliques à poudre noire à leur catalogue. Les deux plus importants sur le marché français sont sans doute Uberti et Pietta, mais on trouve aussi des armes à poudre noire estampillées Ardesa, Pedersoli, Hege, Centaure et bien d’autres.
L’amateur de tir aux armes historiques pourra ainsi s’adonner aux plaisirs du fusil à silex ou du fusil à percussion, du revolver cap and ball ou du pistolet à platine. Pour tirer avec les armes à poudre noire, les composants de la munition n’étant pas contenus dans un étui métallique, il faut s’équiper d’un certain nombre de consommables. Dans cette veine-ci, le choix du calibre est généralement à faire entre le calibre .44 (historiquement « Army ») et le calibre .36 (historiquement « Navy »). Les projectiles seront constitués par des balles rondes en plomb ou des balles ogivales de type Minié. On les siégera sur une bourre en feutre (ou en semoule alimentaire) à l’aide du refouloir porté par l’arme.
Côté amorces, les revolvers à poudre noire Pietta et Uberti nécessiteront le format 1075 de chez RWS. À titre de poudre noire, nous ne pouvons malheureusement vendre que de la poudre agglomérée à l’heure où nous écrivons ces lignes (des doses de poudre précomprimée calibre .44 ou .36). Les pièces détachées de type canon ou crosse ne font pas partie non plus de notre catalogue. Le tir aux armes à poudre noire est un exercice qui réclame d’être consciencieux et vigilant, sans quoi il peut vite s’avérer décevant voir dangereux. En revanche pour le novice soigneux, curieux, avec une véritable inclination pour les armes historiques et prêt à en accepter les insuffisances, le tir à la poudre noire apportera bien des plaisirs.
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Au niveau de la vision, un œil domine l’autre : c’est l’œil directeur. Il est recommandé de tirer en ayant les deux yeux ouverts. L’œil humain possède de nombreuses facultés mais il ne sait pas voir simultanément net de près et de loin. Pour s’en convaincre, il suffit de pointer le doigt sur la cible et de voir avec netteté, d’abord le doigt, puis la cible et ensuite essayer de voir net les deux à la fois. C’est impossible ! Puisqu’il faut, pour viser, aligner plusieurs éléments situés à différentes distances, le tireur devra faire un choix.
En effet, un léger écart par rapport au visuel, de l’ensemble des instruments de visée bien alignés entre eux, se traduira par un faible écart en cible. Par contre, un alignement imprécis des instruments de visée se traduira par un écart très important en cible.
Au pistolet, il est donc préférable de régler son arme pour toucher plus haut que le point visé et de voir se détacher parfaitement les instruments de visée sur le fond blanc du carton. La marge de blanc est une référence de placement de la visée autour de laquelle vous allez décrire de petits mouvements oscillants résultants du contrôle de votre stabilité.
C’est une phase déterminante de la séquence de tir : un bon lâcher laisse l’arme stable au départ du coup ou n’amplifie pas ses mouvements si elle bouge légèrement. Ce défaut, courant au stade de l’initiation, est très limitant dans la progression du tireur. La partie la plus sensible de l’index se situe au niveau de la pulpe de la dernière phalange (ou phalangette).
Types de détente :
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Les attentats de Paris de 2015 ont provoqué une modification substantielle du cadre légal d’usage des armes. Les principaux textes de référence sont :
La légitime défense (art. 122-5 CP) : Si les six conditions sont respectées, la personne qui se défend « n’est pas pénalement responsable ». Vous devez savoir quelle a définition d’une arme (art.132-75CP) est extensive: « Est une arme tout objet conçu pour tuer ou blesser.
La loi prévoit des conditions particulières de mise en œuvre de ces droits selon les cas. On peut les récapituler ainsi :
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