Que vous soyez néophyte ou tireur depuis quelques années, il peut être difficile de s'y retrouver dans le vocabulaire du tir. Voici une explication détaillée des termes clés et des considérations importantes.
Derrière ce titre énigmatique, se cache en réalité l’explication d’une appellation couramment employée : celle du « calibre 12 ». Ici, le chiffre 12 correspond à 1/12 d’une livre ancienne (d’une masse de 453,59 g) de plomb. Avec ce 1/12 de livre, on réalise une sphère. C’est le diamètre de cette sphère qui nous donne le diamètre de canon : ici approximativement 18,5 mm.
Ainsi, plus le chiffre est élevé, plus le diamètre est faible. Cette dénomination de calibre est utilisée exclusivement pour les armes à canon lisse. Elle est parfois suivie d’une seconde valeur avec un séparateur « / » et plus rarement un « x ». La seconde valeur est la profondeur de chambrage de ces munitions, qui sont le plus souvent cylindriques. Cette valeur peut être exprimée en millimètres ou en pouces. Ainsi, un calibre 12/76 nous indique un canon de calibre « 12 » et une chambre de 76 mm. Cette même appellation peut trouver son équivalent anglo-saxon : 12/3” une canon de calibre 12 et une chambre de 3 pouces.
On peut noter ici que comme pour toute munition cylindrique à bourrelet ou à demi-bourrelet, on peut tirer une cartouche plus courte dans une chambre plus longue : par exemple, on peut tirer une munition 12/70 dans une chambre 12/76, comme on peut tirer un .38 Special (balle de 9,12 mm sur une douille de 29,34 mm) dans une chambre Magnum .357 (conçue pour une balle de 9,12 mm avec une longueur de douille maximale de 32,77).
Les munitions pour armes à feu modernes peuvent se dissocier en deux familles : celle pour armes à canon rayé et celle pour armes à canon lisse.
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Il s’agit du composant destiné à transformer l’énergie mécanique (translation du percuteur) en inflammation par le biais de la détonation d’une substance chimique. De façon générale sur les armes modernes, on trouve toujours les éléments d’amorçage suivants : la capsule d’amorçage, la composition fulminante et l’enclume. Pour la compréhension, on peut adjoindre à cette liste le ou les évents de communication vers la chambre à poudre qui sont présents sur la douille des munitions à percussion centrale.
Le principe est simple: la composition fulminante contenue par la capsule est précipitée contre l’enclume pour l’enflammer et communiquer la flamme par le ou les évents vers la chambre contenant la poudre. On peut retrouver ces éléments sous forme de différents assemblages en fonction des considérations liées à l’emploi de la munition.
La composition à base de fulminate de mercure fut la première employée. Celle-ci comporte deux problématiques d’importance : elle favorise la corrosion des canons et génère des émanations toxiques. Le premier point est particulièrement problématique pour la durée de vie des canons et conduira à partir des années vingt à sa substitution progressive chez un grand nombre de fabricants par le styphnate de plomb pour créer des amorces dites « non corrosives ».
Depuis la fin des années 1990, les considérations sanitaires à propos de la présence de plomb dans les amorces conduiront à l’utilisation du diazodinitrophénol, composé organique, dans les amorces dites « non toxiques ».
Choisir le bon numéro de plomb cartouche pour les cartouches de chasse utilisées avec un fusil de chasse à canon lisse est essentiel pour optimiser vos performances à la chasse. Chaque numéro de plomb correspond à un diamètre spécifique, influençant la portée, la dispersion et l’efficacité du tir. Un plomb cartouche de petit diamètre est plus adapté aux petits gibiers comme les grives ou les cailles, tandis qu’un numéro plus bas (donc un diamètre plus gros) convient mieux aux gibiers plus imposants comme les faisans ou les lièvres. Comprendre cette classification permet de respecter le gibier et de garantir une chasse responsable.
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Les numéros de plomb cartouche indiquent la taille des billes de plomb : plus le numéro est élevé, plus les billes sont petites, et inversement. Par exemple, une cartouche de chasse en plomb n°4 contient des billes plus grosses qu’une en plomb n°8. Le chiffre de poids (24g, 28g, 30g…) représente la quantité de grenaille contenue dans la cartouche.
La taille des plombs influence directement la portée, la densité de la gerbe et l’efficacité du tir selon le gibier. Les plombs cartouche de plus gros diamètre conservent mieux leur énergie à longue distance, tandis que les petits créent une gerbe plus dense. Choisir le bon numéro de plomb cartouche est donc crucial pour adapter votre cartouche de chasse à chaque type de gibier et pratiquer une chasse responsable.
La taille des plombs affecte plusieurs aspects de la chasse :
Première chose très importante : Toujours se référer aux arrêtés préfectoraux qui indiquent les plombs cartouche autorisés selon le gibier et le territoire de chasse. Il peut être légal d’utiliser du plomb n°4 pour un gibier dans une région, mais interdit ailleurs.
Quelques indications générales :
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Le plomb le plus polyvalent est le plomb 6 qui permet de tirer lièvre, faisans, lapins et pigeons.
L’usage de grenaille de plomb est strictement interdit pour la chasse au grand gibier tel que le sanglier ou le cerf. Celui-ci se tire uniquement à balle (Slug, Brenneke ou munitions métalliques). L’usage de la chevrotine pour la chasse du sanglier est autorisé dans certains départements Français depuis le 7 juin 2024.
L’emploi de projectiles en plomb est interdit à proximité des zones humides. Pour la chasse au gibier d’eau, utiliser des cartouches de chasse sans plomb (Acier, Cuivre, Bismuth). Si vous tirer de la bille d’acier, pour obtenir des performances équivalentes au plomb, prendre 2 numéros en dessous (si vous tirer du plomb n° 8, utiliser de l’acier n°6).
ATTENTION : le tir de certaines cartouches de chasse sans plomb nécessite que votre fusil de chasse soit éprouvé billes acier (poinçon Fleur de Lys sur le ou les canons).
| Classement | Désignation | Caractéristiques |
|---|---|---|
| A1 - 1° | Arme à feu camouflée sous la forme d'un autre objet | |
| A1 - 2° | Arme à feu de poing quel que soit le type ou le système de fonctionnement | Permet le tir de plus de 21 munitions sans réapprovisionnement. Le système d'alimentation (chargeur) a une capacité supérieure à 20 cartouches. Le chargeur est intégré à l'arme, ou amovible et inséré dans l'arme. |
| A1 - 3° | Arme à feu d'épaule à répétition semi-automatique à percussion annulaire | Permet le tir de plus de 31 munitions sans réapprovisionnement. Le chargeur a une capacité supérieure à 30 cartouches. Le chargeur est intégré à l'arme, ou amovible et inséré dans l'arme. |
| A1 - 3° bis | Arme à feu d'épaule à répétition semi-automatique à percussion centrale | Permet de tirer plus de 11 coups sans recharger. Le chargeur a une capacité supérieure à 10 cartouches. Le chargeur est intégré à l'arme, ou amovible et inséré dans l'arme. À noter : l'arme reste classée en catégorie B si le chargeur n'y est pas inséré. |
Le choix d’une cartouche de chasse ne repose pas uniquement sur le numéro de plomb cartouche, mais sur un ensemble de critères techniques à connaître. La longueur de la cartouche (65 mm, 70 mm, 76 mm…) doit impérativement correspondre à la chambre de votre fusil, sous peine de mauvais fonctionnement ou de danger.
La vitesse de la cartouche de chasse, exprimée en mètres par seconde, influence la portée et la puissance du tir : une vitesse élevée est idéale pour le gibier rapide, mais elle augmente le recul. Le type de bourre (jupe, grasse ou à pétales) joue également sur la dispersion des plombs cartouche, ce qui permet d’adapter le tir à la distance ou au type de végétation rencontrée.
Enfin, selon les zones de chasse, le matériau du plomb cartouche peut être réglementé : dans les zones humides, l’usage du plomb est souvent interdit, et des alternatives comme l’acier, le bismuth ou le tungstène sont alors recommandées.
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