La chasse est une activité qui passionne et évolue au fil du temps. Elle se décline en différents modes, chacun ayant ses propres techniques et spécificités. Les gros gibiers sont les animaux les plus chassés, représentant 32% des espèces chassées, suivis de près par le petit gibier sédentaire avec 31%.
La chasse à tir s'entend comme la chasse avec une arme : un fusil, une carabine ou un arc. Elle peut se pratiquer individuellement ou en groupe, sans chien, ou avec un ou plusieurs chiens. Tous les gibiers peuvent être chassés à tir.
Très répandue en France, la chasse individuelle concerne majoritairement la chasse du petit gibier. C’est la chasse de plaine par excellence, procurant de grandes émotions et de grandes joies.
Elle s’effectue par un chasseur solitaire, évoluant sur un territoire à pied. Cette pratique a pour but de réguler des populations de gros gibiers dans des zones n’étant pas compatible avec la chasse en battue.
A pied, on recherche et on approche le gibier. Le chasseur explore un territoire, seul, en silence et à bon vent, pour parvenir à portée de tir d’un animal. L’usage de jumelles permet une bonne identification de l’animal avant le tir.
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Le chien d’arrêt (Braques, épagneuls, pointers, setters, griffons…) prend l’émanation du gibier, l’approche, le marque et l’arrête jusqu’à l’arrivée du chasseur.
La chasse avec chiens « leveurs de gibier » se pratique avec des chiens très vifs et très ardents comme le springer ou le cocker. C’est la chasse des bonheurs simples et paisibles.
Posté aux bords d’un étang, sans bouger, le chasseur attend que les canards viennent se poser. Des formes en plastique ainsi que des appeaux peuvent être utilisés.
La chasse à « la hutte » ou à « la tonne » consiste à faire poser les canards sur un plan d’eau, depuis un affût spécialement aménagé, afin de les tirer à portée. La « tonne » dans le sud-ouest (ou la « hutte » dans le Nord et la Picardie ou le « gabion » en Normandie) est une installation fixe ou flottante bien camouflée au bord d’un plan d’eau.
Afin d’attirer le gibier à plume, le chasseur a recours à des appelants vivants ou artificiels qu’il dispose sur le plan d’eau. Le canard ou l’oie qui survolerait alors l’étang, attiré par les appels de ses congénères, viendrait s’y poser.
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On se dissimule dans des secteurs fréquentés par les animaux. Ce mode de chasse permet l’identification précise de l’animal. Elle se pratique essentiellement au lever du jour ou au crépuscule, souvent du haut d’un affût (mirador).
Ce mode de chasse nécessite une bonne connaissance du territoire, afin de se poster devant des points de passage connus du gibier.
Enfin, il y a l’approche, ainsi que l’affût. Comme cela l’indique, la première consiste à chercher un animal de la manière la plus discrète possible. Le chasseur doit avoir tous ses sens aux aguets et faire preuve d’une grande concentration. Pour l’affût, il s’agit d’être statique et discret, en attendant le gibier.
La battue, ou traque, désigne un espace qui est encadré par des lignes de chasseurs postés souvent à intervalles réguliers. A l’intérieur de la battue, des rabatteurs avec des chiens poussent le gibier vers les lignes de chasseurs.
Elle se déroule sur un territoire déterminé, où deux groupes de chasseurs vont évoluer. Les « Traqueurs » accompagnés de meute de chiens courants, ont pour rôle de débusquer le gibier et le repousser, au moyen de cris et corne de chasse, vers le deuxième groupe de chasseurs en poste : « Les tireurs ». Ce deuxième groupe, posté en ligne, attend le passage du gibier refoulé.
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Lorsque la meute est constituée de chiens courants, l’enceinte parcourue est beaucoup plus grande (plusieurs centaines d’hectares). Les chasseurs sont postés selon les passages des animaux, de façon régulière.
Parfois, le matin, quelques chasseurs font un repérage de la présence d’animaux. C’est ce que l’on appelle faire le « pied ». Cela peut également se pratiquer pour une chasse en battue.
La chasse dure souvent plus longtemps, le plaisir du chasseur est d’entendre les chiens « se récrier ». Les chiens courants sont en effet des chiens gorgés.
Le traque-affût est un mode de chasse collective au grand gibier. Elle consiste à positionner les postés à proximité des coulées de fuite des animaux, que ce soit à l’intérieur des enceintes ou à l’écart de celles-ci. Les postés sont souvent très éloignés les uns des autres, et en hauteur. Ceci permet d’autoriser le tir à 360 degrés à très courte distance. Ce mode de chasse est en plein développement.
On débusque le lapin de son terrier grâce à un furet. Le furet est un petit mustélidé, comparable au putois, élevé et dressé par le chasseur. Il est introduit dans les terriers de lapins.
La vénerie ou chasse à courre consiste à capturer l’animal de chasse à l’aide de chiens créancés.
La chasse à courre à cor et à cri, consiste à forcer l’animal avec des chiens que des veneurs, à pied ou à cheval, appuient de leurs cris et de sonneries de trompes et de piboles.
La vénerie sous terre avec au moins 6 chiens de déterrage pour le courre du blaireau, du renard ou du ragondin. Elle consiste à capturer par déterrage, l’animal acculé par des chiens (à distinguer du déterrage qui est une opération de « destruction »).
Avec des distances de tir beaucoup plus réduites qu’au moyen d’une arme à feu, une vitesse de flèche moindre en comparaison à une balle, le rapport de force avec l’animal s’égalise. Le tireur doit s’approcher au plus près de la proie, ne pas être décelé, prendre sa visée tout en anticipant les mouvements du gibier.
Outre la noblesse de la discipline, la difficulté pour atteindre sa cible comparée à une chasse au fusil, apporte une grande satisfaction au chasseur. Sur le plan de sécurité, la portée des flèches est grandement réduite en comparaison à une balle.
Cette discipline se pratique en silence notamment lorsque la flèche se décoche, entrainant une plus forte cohésion avec la nature.
Deux choix s’offrent au tireur entre un arc traditionnel ou un arc à poulies.
En France, afin de pratiquer la chasse à l’arc il est nécessaire de posséder un permis de chasse, et avoir suivi une « Journée de Formation Obligatoire » (JFO) dans le but d’obtenir une « Attestation de participation à une session de formation à la chasse à l’arc ».
Pour la battue, plusieurs types d’armes de chasse peuvent être utilisées. Utilisant des munitions métalliques, les carabines de grande chasse présentent divers modes de fonctionnements (Semi-automatique, réarmement linéaire, réarmement manuel). Les carabines express sont largement répandues pour la chasse à la battue. Enfin, il peut également être utilisé à la battue, les fusils de chasse de type « Slug » spécial tir à balle.
La viande de gibier sauvage est un aliment périssable contenant des micro-organismes d’intoxication alimentaire. En tant qu’adeptes de la chasse, les chasseurs consomment la viande de l’animal abattu en compagnie de sa famille et ses amis.
En règle générale, l’abattage de l’animal par une balle de fusil est suffisant pour provoquer une saignée. En pleine chasse, approchez-vous de l’animal afin d’inciser le cou. Cette action perfectionnera la saignée. Si vous voulez naturaliser la tête, l’incision se fera à l’entrée de la cage thoracique en direction de son cœur.
L’éviscération ou le retrait des organes internes comme le cœur, le foie, les intestins et l’estomac est réalisé après la mort de l’animal. Cette étape accélère le processus de refroidissement. Par contre, la perforation ou la déchirure des intestins provoque la contamination de la viande.
L’intoxication alimentaire se trouve dans l’intestin par fautes de ses bactéries. Ainsi, avant de la manger, la viande doit être parfaitement cuite. À noter que les saletés se retirent, notamment les traces de matières fécales.
À l’aide d’un couteau propre, enlever une couche de viande. Pour éviter la contamination, la carcasse ne se rincera pas avec de l’eau lorsque vous éliminez les saletés. Dans la forêt, les parties meurtries, endommagées ou d’apparence anormale sont tranchées de la carcasse.
L’idéal est simplement de faire la dépouille du gibier à la sortie de la forêt. En effet, sa peau protège la viande de ses contaminants. Il est également recommandé de porter des gants à usage unique au moment de la dépouille ou de l’éviscération de l’animal, comme le lièvre.
Cela fait, refroidissez rapidement la carcasse. Une température de 7 degrés Celsius suffit pendant 24 heures. Pour faire circuler l’air sous la carcasse, placez de grosses branches d’arbres sur le plancher du véhicule.
Transporter et entreposer la carcasse à une température de 0 à 4 degrés Celsius, réduira la croissance des bactéries. Ne la mettez pas sur le toit ou le capot du véhicule, à cause de la chaleur.
Les abattoirs, les ateliers de charcuterie et de découpe à forfait, les boucheries de détail s’occupent de l’entreposage ; du découpage ainsi que de la préparation des carcasses du gibier sauvage. Certains de ces établissements détiennent des installations et des équipements nécessaires pour dépouiller une carcasse originale de cerf de Virginie ; d’ours ou de caribou.
Ces différents modes de chasse, dont certains sont séculaires, constituent un patrimoine riche de traditions culturelles commun à l’ensemble des acteurs cynégétiques. Ils doivent pouvoir s’exercer et s’exprimer durablement dans le département, dans le strict respect de la réglementation générale de la chasse et des règles propres à chacun d’eux, mais sans entrave particulière, et avec la reconnaissance et le soutien de tous les chasseurs.
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