Cet article se penche sur la portée utile et les caractéristiques des munitions ShVAK, un élément essentiel de l'armement soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale.
Cette année marque le 80ème anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. La défaite de l’Allemagne nazie et de l’Empire du Japon donnèrent l’espoir qu’enfin une paix durable allait dorénavant régner sur la planète. Selon la vision du dictateur actuel de la Russie, l’URSS aurait pratiquement défait à elle seule le nazisme lors de la Grande Guerre patriotique !
Malgré les affirmations de certains régimes, l'URSS a bénéficié d'une aide massive de ses alliés pendant la Seconde Guerre mondiale. Des 17,5 millions de tonnes d’aide des Alliés acheminés à l’URSS, 94% de ce tonnage provint des États-Unis dans cadre du programme Prêt-Bail (Lend-Lease). Plus de 50% des munitions utilisées, 30% des avions militaires et 60% du carburant d’aviation utilisés par les Soviétiques durant le conflit proviendront également de l’Amérique.
En URSS, l’armement de ce bombardier fut modifié : les mitrailleuses américaines de 7,62 mm furent remplacées par des Berezin UB de gros calibre (12,7 mm) et parfois, des canons ShVAK de 20 mm.
Le ShVAK (Shpitalny-Vladimirov Aviatsionny Krupnokaliberny) était un canon automatique soviétique de 20 mm largement utilisé dans l'aviation pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a été conçu par Boris Shpitalny et Semyon Vladimirov et est entré en service en 1936.
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Le canon ShVAK a été utilisé sur une variété d'avions soviétiques, y compris les chasseurs, les bombardiers et les avions d'attaque au sol. Il était apprécié pour sa cadence de tir élevée et sa puissance de feu considérable, ce qui en faisait une arme efficace contre les avions ennemis et les cibles au sol.
Le North American P-51 Mustang est un avion de chasse américain conçu par North American Aviation qui est utilisé lors de la Seconde Guerre mondiale. Ses principaux atouts sont sa vitesse et surtout son très grand rayon d'action. Beaucoup le considèrent comme le meilleur chasseur à hélice de tous les temps.
Pour simplifier au maximum la production, les ingénieurs ont réutilisé beaucoup d'éléments de leur avion d'entraînement alors en production, le North American T-6 Texan. Chaque aile contient un grand réservoir, qui occupe l'espace entre les deux longerons, de l'emplanture jusqu'au milieu de l'envergure.
À l'extérieur des réservoirs vient se loger la plupart de l'armement avec, de chaque côté, une mitrailleuse Browning de 12,7 mm et deux de 7,62. Les mitrailleuses sont, du fait de la finesse de l'avant de l'aile, pratiquement couchées sur leurs flancs, leurs magasins placés à leur extérieur entre les longerons. Deux autres Browning de 12,7 mm sont placées de part et d'autre du moteur, juste en dessous de l'échappement.
Premier chasseur français dépassant les 400 km/h, le Morane-Saulnier MS.406 fut le premier chasseur moderne à entrer en service dans les unités de l'Armée de l'air, et sans doute l'un des avions de combat français les plus connus de la Seconde Guerre mondiale. C’est aussi, avec le Potez 63, le seul appareil français construit à plus de 1000 exemplaires.
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En mars 1934 le Service Technique Aéronautique (STAé) lança un programme de chasseurs monoplaces (C1) pour assurer le remplacement des Dewoitine D.500 et Loire 46. Deux projets furent retenus, le Bloch MB.150 et le Morane-Saulnier MS.405. Le MS-405 n°01 effectue son premier vol le 8 aout 1935 piloté par le fameux Michel Detroyat avec un moteur Hispano-Suiza 12Ygrs de 860 ch. C’était un appareil à structure métallique mais dont le revêtement était en aluminium, contreplaqué, et toile pour la partie arrière du fuselage. Il était armé d’un canon de 20 mm dans l’axe du moteur et d’une mitrailleuse de 7,5 mm dans chaque aile, tirant hors du disque d’hélice.
En juin 1937 le MS-405 n°01 participa au Meeting aérien de Bruxelles-Evère, piloté par Detroyat. Durant ce meeting il fut qualifié de ‘Meilleur chasseur du monde’. Par marché 274/7 le Ministère de l’Air commanda 16 appareils de présérie dès le 1er mars 1937. Ces appareils, tous livrés en 1937, permirent de tester différentes motorisations, des équipements et des modifications de structure.
La Confédération helvétique achètera 2 MS-406H, combinant la cellule du MS.405 et la motorisation du MS.406 avec une instrumentation spécifique. Une licence de production fut achetée, le chasseur étant produit par la firme EKW sous la désignation D-3800, le moteur Hispano-Suiza 12Y-31 étant construit sous licence par Adolph Saurer AG. Les Suisses firent remplacer les mitrailleuses alimentées par tambour par des armes alimentées par bandes et l’hélice Chauvière à deux pas par une Esher-Wyss EW-V3 à pas variable. 8 appareils de présérie furent construits, suivis de 74 chasseurs de série, le dernier sortant d’usine en août 1940. En 1943 ces appareils furent modifiés (radiateur, installation hydraulique, …) pour se rapprocher du standard D-3801.
Le MS-406 aurait du être remplacé en première ligne par le Dewoitine D.520. Mais le 10 mai 1940 dix Groupes de Chasse étaient encore équipés de Morane, ainsi que quelques patrouilles de DAT. C’est pourquoi en avril 1940 avait pris l’air une version améliorée du MS-406, le MS-410. Cet appareil se distinguait par un radiateur fixe, une voilure renforcée pour recevoir 4 mitrailleuses à bandes et un échappement à effet propulsif permettant de porter la vitesse maximale à 509 km/h.
| Version | Nombre d'unités | Notes |
|---|---|---|
| MS.405 | 2 prototypes et 15 avions de présérie | Premières versions |
| MS.406 | Entre 1083 et 1094 | 75 environ modifiés en MS.410 |
| MS.406H | 2 prototypes et 84 construits sous licence en Suisse | Versions suisses (D-3800) |
| MS.412/D-3801 | 224 appareils | Évolution du MS.410 |
Le Messerschmitt Bf 110 (appelé ensuite Me 110) fut un chasseur moyen bimoteur en service à la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale. Basé autour du concept du Zerstörer ou « destructeur » à long rayon d'action le Bf 110 obtint quelques succès lors des campagnes de Pologne et de France. Cependant la bataille d'Angleterre révéla sa grave faiblesse comme chasseur de jour contre des monomoteurs plus manœuvrables. Il se révéla adapté comme chasseur de nuit où son autonomie, sa puissance de feu et sa capacité à embarquer un radar le rendit utile.
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En juin 1934, le RLM publie une spécification concernant un chasseur à long rayon d’action et lourdement armé. Messerschmitt étudie son bimoteur Bf 110, ainsi que Focke-Wulf le Fw 57 et Henschel le Hs 124. Avec le Bf 110, la Luftwaffe avait défini un nouveau concept, certes coûteux, mais qui semblait viable au début de la guerre. Le Bf 110 était docile et agréable à piloter, et contrairement à une idée reçue, le Zerstörer avait un petit rayon de virage pour un appareil de sa taille, et de fait il pouvait virer presque comme un chasseur monomoteur. Par contre, sa faible vitesse de roulis le rendait vulnérable au combat.
Le prototype Bf 110 V1, doté de deux moteurs Daimler Benz DB 600A de 980 ch, effectue son premier vol le 12 mai 1936 à Augsbourg. Initialement les Bf 110-A de présérie devaient porter des DB 600, mais en raison des retards de livraison, les quatre Bf 110A fabriqués reçoivent des Junkers Jumo 210 Da de seulement 610 ch et un armement offensif de quatre mitrailleuses MG 17 de 7,92 mm. Leurs premiers vols s’échelonnent entre août 1937 et mars 1938. Le 19 avril suivant, le premier des deux Bf 110 B-0 équipés de Jumo 210G de 670 ch vole. Le premier modèle de série, le Bf 110 B-1 reçoit des Jumo 210Ga et un armement complété par deux canons MG FF de 20 mm. Un total d’environ 45 Bf 110B est fabriqué, dont des B-2 pourvus d’une caméra et des B-3 aménagés en biplaces d’entraînement. Les moteurs n’étant pas très satisfaisants, l’avion ne put jamais être considéré comme un appareil de première ligne. Il ne put être expérimenté en Espagne et avait déjà été relégué à l’entraînement quand commença la Seconde Guerre mondiale.
Il n’existe pas de données exactes sur l’endroit et le moment où les premiers Panzer IV ont été capturés par l’Armée rouge. Les premières photos de soldats soviétiques conduisant un T-IV capturé sont datées de septembre 1941.
La plus grande unité qui a utilisé des chars capturés dans l’Armée rouge, la 213e brigade de chars, qui a combattu à l’automne 1943 dans le cadre de la 33e armée du front occidental, il y avait 11 chars Panzer IV. Malgré la disponibilité de chars allemands plus récents et plus puissants, le Panzer IV a été préféré pour diverses raisons, notamment sa facilité d’utilisation et de réparation, ainsi que son utilisation généralisée dans l’armée allemande.
La proposition initiale de réarmement des chars allemands et des canons automoteurs capturés remonte au 17 mars 1942. Ce n’est qu’en janvier 1945 que l’ancienne idée de réarmer le char T-IV a été relancée. Il s’agissait de remplacer le canon allemand de 7,5 cm du char Panzer IV par un canon « domestique » de 76 mm. Deux options de canon de 76 mm ont été proposées cette fois : le F-34 et le ZiS-5. Le véhicule n’a jamais été officiellement désigné, il sera donc appelé « T-IV-76 » à partir de maintenant, faisant une analogie avec le T-VI-100, le projet jumeau visant à réarmer les « Tigre » capturés avec le canon de 100 mm D-10T, qui était le seul projet de la série à avoir atteint le stade du plan.
Le canon de char de 76 mm F-34 a été développé par une équipe dirigée par P.F. Muravyev, le concepteur de l’usine n° 92, sous la supervision générale du major-général V.G. Grabin, le concepteur en chef de l’usine n° 92, à l’initiative du bureau d’études de l’usine n° 92 de Gorki. Le développement du canon a commencé en 1939. À l’origine, il était destiné à équiper les chars T-28 et T-35 et était une version allongée du canon de char F-32.
À l’été 1940, il devient évident que la puissance du F-34 est insuffisante. L’arrivée de chars lourds allemands était considérée comme inévitable. En juin, l’idée de créer un canon de char avec la balistique du canon antiaérien 3-K de 76 mm a surgi. C’était potentiellement le seul canon de ce calibre capable de pénétrer un blindage de 75 mm d’épaisseur à des angles perpendiculaires. Il était prévu de construire deux prototypes et de les installer dans une tourelle KV-1 standard.
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