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Le pistolet modèle an XIII était un pistolet d'arçon des guerres napoléoniennes, en service dans les unités françaises à partir de 1806.

Origines et Fabrication du Pistolet An XIII

Ce pistolet reprend une grande partie du pistolet modèle AN IX, auquel il succède, mais reprend également des éléments du pistolet modèle 1786 de la marine, en particulier la capucine qui maintient le canon en place.

Plus de 300 000 pistolets sont produits, principalement à Charleville, Maubeuge, Saint-Étienne et en petite quantité à Tulle (pour la marine) entre 1806 et 1814.

Le pistolet modèle an XIII est conçu pour équiper les unités montées, chaque cavalier touchant une paire de pistolets. Il est également en usage dans la marine (souvent équipé d'un crochet de ceinture).

Évolution et Transformations du Pistolet

Ces pistolets restent en service jusque dans les années 1840, date à laquelle les exemplaires encore "bons pour le service" sont convertis en pistolets à percussion.

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Comme les nouveaux pistolets au modèle 1816 et 1822, ils seront transformés à percussion (modèle an XIII T) par modification de la platine et du canon.

Vers 1860 les pistolets encore en bon état seront alors à nouveau transformés pour s'adapter à la balle des fusils. Les canons seront rayés devenant ainsi le modèle an XIII T bis.

La baguette sera changée pour la baguette « tulipe » qui permettait de mesurer une quantité de poudre qu'il fallait ôter de la cartouche de fusil pour l'adapter aux contraintes du pistolet.

Longévité et Usage du Pistolet An XIII T bis

De nombreux pistolets an XIII T bis serviront encore en 1870 à la surveillance des ports, montrant une longévité exceptionnelle (plus de 60 ans) pour l'usage de cette arme à feu légendaire.

Pistolet de Cavalerie 1816 T bis

À défaut d'un pistolet de cavalerie 1816 à silex, voici un 1816 T bis, soit une arme fabriquée sous Louis XVIII puis modifiée à percussion comme le 1822 Tbis.

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La seule différence avec le 1822 T bis, c’est la forme de l’embauchoir.

Le pistolet est bien un 1816 fabriqué dans les années 1820 (Quatre possibilités 1820, 1821, 1822 ou 1823).

Le second nombre peut être confondu avec une année, c'est cependant le matricule régimentaire.

Il ne faut donc pas le confondre avec une année de transformation soit de mise à percussion ou soit de mise en rayures.

L'année de la seconde transformation dite "bis" est située sur le pan vertical droit du canon et est masquée par la platine (il faut la déposer pour y accéder, si elle est toujours lisible, généralement, elle l'est dans la très grande majorité des exemplaires).

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Fabrication et Transformation

  • Construits à l'origine à silex à partir de 1816 et jusqu'en 1822 pour remplacer le modèle An XIII.
  • Identiques aux modèles de Marine, ils sont transformés à percussion vers 1840.
  • À cette occasion, ils sont alors marqués 1816 T ou 1822 T.
  • Plus tard, les canons furent rayés et le calibre augmenté vers 1860.
  • Ils furent alors marqués T Bis.

Il faut aussi ajouter que la France était occupée par nos ennemis jusqu'à l'aube de 1820.

Seules les armes en bon état ont été transformées dans un premier temps à percussion, et les derniers 1816 sont les aînés de presque 15 ans des derniers 1822.

Des 1816, d'origine, ont eu également des queues de culasse refrappées "1822 T Bis".

La Manufacture Royale de Charleville

La platine de la Manufacture royale de Charleville est malheureusement partiellement effacée.

Le 17 juillet 1816 fut proclamé une nouvelle ordonnance. de centralisation de la garde nationale menée par le comte d'Artois fut finalement abandonnée par le régime.

Le Pistolet de Gendarmerie Modèle An IX

Platine signée Maubeuge Manuf Imple, poinçonnée du B couronné de Daniel Bouyssavy (1er contrôleur de 1808 à 1814).

Queue de culasse marquée M . an 9 en lettres cursives.

Canon, pan gauche, daté 1811, surmonté du B de Daniel Bouyssavy.

Bois frappé du monogramme D et B entrelacés de Daniel Bouyssavy, à l’arrière de la contre-platine et derrière la queue de culasse.

À ma connaissance, il n'y a pas eu de pistolet de gendarmerie 1816. C'est un Pistolet de gendarmerie modèle AN IX fabriqué en 1819 et modifié à percussion à partir de 1842.

Tableau Récapitulatif des Modèles

Modèle Période de Fabrication Caractéristiques Transformations
An XIII 1806-1814 Pistolet d'arçon des guerres napoléoniennes Modèle An XIII T (percussion), Modèle An XIII T bis (canon rayé)
1816 1816-1822 Fabriqué sous Louis XVIII Modifié à percussion comme le 1822 Tbis
An IX Fabriqué en 1819 Pistolet de gendarmerie Modifié à percussion à partir de 1842

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