Depuis quelques années, le Buck Mark a réussi à se hisser au rang de standard de l'arme de poing en .22 LR. Ce large marché comprend aussi bien des répliques de pistolets à usage militaire que des armes de match aux silhouettes étranges, il est donc parfois compliqué d'y retrouver ses petits.
Disons simplement qu'adapter une arme de poing de gros calibre au .22 LR n'est pas chose facile : le peu de pression généré par la détonation d'une si petite cartouche s'avère généralement insuffisant pour cycler correctement une lourde culasse, même ouverte. S'en suivent donc malfonctions et enrayages, des désagréments toujours irritants sur un pas de tir.
A contrario les armes de compétition jouissent d'une mécanique développée directement sur base du .22 LR ce qui leur garantit un fonctionnement sans faille. Seulement la recherche de caractéristiques mécaniques toujours plus pointues et d'une ergonomie absolue engendre trop régulièrement des armes difformes, aux crosses saugrenues et aux silhouettes disons... futuristes pour rester correct.
Alors quid de celui qui cherche une arme ressemblant à une arme capable de cycler parfaitement la petite cartouche annulaire ? Heureusement des solutions existent, les Ruger Mark II et III, les Walther P22 et bien sûr, les Browning Buck Mark. Fiables, précis et terriblement ludiques, ils ont su conquérir le cœur de nombreux tireurs sportifs par leurs qualités au point de devenir un incontournable dans leur catégorie.
Le Browning Buck Mark standard stainless (inox en anglais) se destine aussi bien à un tir sur cible traditionnel qu'à des séances de plinking endiablées. A ce dernier titre son chargeur amovible de 10 coups et son grip confortable seront des atouts indéniables pour une acquisition de cible rapide et un tir dynamique.
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Toutefois la belle longueur de canon associée à une détente franche et légère vous permettra aussi de placer des tirs précis avec une facilité déconcertante.
Polyvalence, performance et ludicité semblent être les maîtres mots de cette arme. Par ailleurs une telle fiabilité et une finition superbe sont aujourd'hui des choses rares pour un prix aussi bas.
Le Browning Buck Mark présente dans sa version stainless un canon mécanisé dans un bloc d'acier inoxydable avec une précision parfaite. En plus des qualités de résistance dans le temps que tout le monde s'accordera à reconnaître à ce matériau, il offre un rendu esthétique très agréable à l’œil avec sa finition brossée mate, élégante mais pas clinquante.
Le reste de la carcasse est usinée en aluminium avec la même précision drastique, et reçoit une finition noire mate au toucher velouté.
La hausse métallique est quant à elle réglable et dérive et en site avec une finesse appréciable. Elle s'aligne naturellement avec le guidon fixe noir pour performer dans de bonnes conditions.
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La détente est dorée avec savoir faire et apporte une touche d'aristocratie à ce pistolet aux lignes à la fois fines et racées. Elle offre un départ léger et doux dès la sortie de boîte pour des résultats en cible à la hauteur de votre talent.
Les plaquettes permettent un grip instinctif et solide, au confort appréciable. Ainsi la main se positionne avec aisance de façon identique à chaque chaussé pour une montée en cible régulière et stable. Réalisées en polymère noir ferme, elles présentent une texture plaisante et une ergonomie étudiée.
Soulignons enfin les organes de commande larges et rainurés, pour une manipulation facile quelle que soit votre morphologie palmaire.
En voilà une belle accroche pleine de mysticisme "Cumumba" pour introduire le Buck Mark Black Label ! Avant de rentrer dans le detail du "Buck" probablement le plus populaire de la gamme, un bref coup d'il dans le rétro pour les nouveaux qui veulent découvrir ce modèle sorti dans les 80's.
Petit rappel, Mr BROWNING, c'est 128 brevets déposé rien que pour les armes et pas des moindres : 1911, BAR, auto 5, le système "winchester"..... Dès 1897, depot de brevet pour les pistolets semi auto à emprunt de gaz et quelques année plus tard pour le "trench-gun" qui fera des ravages pendant 14-18.
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Faut dire qu'un fusil à pompe qui permet de "pomper" en gardant le doigt sur la détente et de tirer aussi sec, forcément chez les casques à pointe ça à commencer à rage-quit et à demander l'interdiction de l'arme... Mauvais joueurs et mauvais perdants comme d'habitude...
Quelques décennies plus tard, le FN medalist sort dans les 60-70s. Déjà à l'époque décliné en un nombre conséquent de version. On retiendra le 150 match canon lourd et a poignée ergonomique : un vrai succès d'estime.
La production du 150 fut relocalisee aux États-Unis debut 80 et vit la naissance du P'tit cousin par alliance, Le "Buckmark" partit pour la conquête de l'ouest. Fait assez rare, un européen qui reussi Une cure d'amincissement aux États-Unis!
Très tendance à cette époque, les alliages ont eu leurs heures de gloire, et notre bon vieux FN150 va réellement s' alléger en passant à une carcasse aluminium (ou merdouillonium selon que vous soyez puriste ou non !).
Niveau vente, C'est devenu très vite un des toliers du calibre 22lr , sur-representé chez les tireurs loisirs, se taillant la part du lion avec le "Mark" de chez Ruger. Colt et smith tenteront bien l'aventure dans les 90's avec des pistolet reprenant le même concept mais le succès ne fut pas au rendez-vous, les renvoyant à leur "roulettes" assez promptement !
Le Buckmark Parfois présenté, à tord, comme un 1911 simple action ( marketing, marketing....sans commentaires...) sera Décliné en un nombre impressionnant d'itérations ces 50 dernières années. Du low-cost au futuriste, Du tactique à la silouhette en passant par la vitesse, sa longévité s'explique par sa fiabilité, sa précision et un service commercial pas avare d'idées pour simposer sur le marché.
L'absence de kits customs à outrance comme sur le "mark" le rend légèrement moins populaire aux US. Mais le Buck finira souvent par s'imposer internationalement comme un achat raisonnable pour une première acquisition. C'est aussi pour cela que je review le Black Label, car il représente selon moi le meilleur investissement en terme de polyvalence sur la durée.
Alors c'est parti, on sort les binocles et on fait une présentation du physique body buildé de l'engin. Oulala ! Qu'il est "badass" avec son canon mate carré et Ses rail picatiny qui le herisse d' excroissances "xenomorphiques". Les serration lui donnent un côté sport et on note un Joli travail sur les plaquettes en lamellé en terme de design et de coloris, le grip n'est pas en reste !
Je ne le dis pas souvent mais là c'est du 10/10 pour peu que vous optiez pour le canon Fileté, quel look, quelle gueule avec ce magistral guidon façon aileron de requin et la détente dorée, un chouia kitcsh mais efficace.
Je ne vais pas ergoter 3 heures quand au centaines de versions pour élire la plus belle, vous prendrez celui que vous voulez, vision, urx, field... Néanmoins , si vous êtes versatiles, le Black Label est celui qui se revends le mieux généralement.
Bon, il a le look, mais mécaniquement ? "Simplicity is the best way to reliability", c'est un espece d' adage aux USA, le buck n'y deroge pas : Simple action, culasse non calée, marteau interne, classique montage du percuteur/extracteur/ressorts... Bref Sur tous les modeles, c'est la base de la base de la base, simple, fiable et efficace, merci John Moses.
Pour l'entretien et le nettoyage Tout se deboutique tranquillement, à condition sur ce modèle d'avoir un jeu de clé Allen US/imperial pour demonter le rail pica supérieur.
À la cible, à 25m, une fois les chargeurs facilement graillés et insérés, on a la sensation d'une assistance au tir tellement l'arme est facile. Les tirs s'enchaînent, les points s'accumulent à condition, et uniquement à condition, que l'arme soit bien entretenue, nettoyée et lubrifié ! Oui, comme souvent l'ami Poungrou ressert son couplet "Mr Propre" !!!
Déjà sûrement parce-que j'ai le même look mais surtout parce-qu'un buck mark qui commence à merdoyer ça devient vite pénible. Et quand ce black label commence à avoir des velléités de vous emm#!&*, il le fait copieusement.
Le modèle essayé n'a jamais été démonté ou nettoyé correctement, sûrement à cause des vis américaines. Ça à demandé un peu de temps mais une fois bien propre et huilé, le cycle était fluide, mais il peut être un poil capricieux selon les munitions utilisés.
À l'utilisation, la prise en main est très agréable, la queue de castor et l'angle de crosse sont ergonomiques, la détente large et rainuré permet de bien travailler son lacher mais aussi de se dégourdir l'index en tir rapide. Niveau sensations la detente reste quand même assez raide et la progressivité n'est pas sont point fort.
L'absence de reglage niveau détente fait ressentir une trop grande orientation loisir mais le contrat est rempli malgré tout. En petit bémol, avec de la cci standard qui est ma munition de test, le recul est tout de même perceptible, ça petouille assez sec et ponctuellement il peut y avoir quelques tracasseries d'alimentation ou déjections.
Les avantages ? acquisition rapide, champs visuel élargi, moins de risque de "perdre" son point rouge, sensation de recul reduit avec l'ajout de poids sur l'avant. A tester, si vous n'avez jamais essayé sur une arme de poing, c'est surprenant !
Pour les versions filetés, l'incontournable suppresseur et il faut le dire le Buckmark le digére très bien ou un "muzzle break", un petit frein de bouche, ça passe bien aussi.
Je fais une mini digression concernant les freins de bouche sur les pistolets 22lr, pour tirer à 50m avec mon Toz-35, je puis vous certifier que le ressenti est bigrement plus doux avec un frein de bouche que sans. Donc sur ce black label je ne saurait que trop vous inviter à tester plutôt que d'écouter des carabistouilles de fond de stand...
Attention, le pas du filetage de canon est un poil exotique, c'est du 1/2-28. On est plus habitué à du 1/2-20 mais pas d'inquiétudes ca se trouve facilement.
En conclusion, le successeur du confidentiel mais efficace FN Medalist 150 des 60's fait le job, pour le loisir. En revanche, il est barré d'office pour les compétitions et niveau custom, le ruger mark truste les kits et autres joyeusetés. Gageons que le set-up d'origine saura déjà contenter la grande majorité de la troupe.
La version BLACK LABEL de ce Buckmark est le meilleur compromis "out of the box" et il n'est pas rare de le croiser d'occasion dans les 500. Ce p'tit Buckmark tacticool sera le compagnon ideal pour commencer le tir au 22 lr et sa résistance vous permettra de le garder dans le temps.
Bref, un Gigantesque Monsieur que l'ami John Moses BROWNING ! Pas de suspense, encore un de ses flingues qui prend un 5/5 à titre posthume !
Le choix d'un pistolet en .22 LR peut être un casse-tête il est vrai. Cependant se tourner vers un Buck Mark Inox c'est adopter un pistolet éprouvée, une arme à la fois belle et performante, pour un prix plus que modéré au regard de sa qualité.
Se tourner vers un Buck Mark, c'est à la fois laisser parler le cœur et la raison, et puisqu'il est si rare que les deux s'accordent, il convient alors de les écouter.
D’origine américaine, les pistolets Browning Buck Mark se sont imposés depuis de nombreuses années comme une référence du tir au .22 LR. Ils se déclinent dans une multitude de variantes, pour accommoder les goûts et les pratiques de chacun. Du tir de compétition au plinking, tout le monde sera servi.
Celui présenté sur cette page se distingue par une combinaison de paramètres l’orientant naturellement vers le tireur sportif. Il s’applique à vous procurer tout à la fois du confort de tir, de la précision en cible et une modularité optique bienvenue.
Le pistolet Browning Buck Mark fonctionne sur le principe de la culasse non calée. Le tir s’effectue en simple action, le recul du .22 LR repoussant directement la culasse vers l’arrière. En résulte une architecture très ouverte, ouvrant grand les bras à tous les types de munitions .22 LR (standard velocity comprises).
L’alimentation est assurée par des chargeurs amovibles de 10 coups munis d’un taquet d’aide au remplissage. L’arme étant équipée d’une sécurité "magazine disconnect", leur présence dans le puits de chargeur est obligatoire pour autoriser le tir.
Dans cette version Stainless, le Buck Mark profite d’une culasse et d’un canon en inox. Voilà qui facilitera leur entretien pour conserver l’arme en parfaite santé. La carcasse reste pour son compte en aluminium anodisé noir. Outre l’élégant contraste ainsi créé, le poids du pistolet en restera très raisonnable.
La détente dorée offre un départ aux environs de 2.2 kg. L’arme est par ailleurs équipée d’un arrêtoir de culasse qui la maintiendra ouverte après le tir de la dernière cartouche. Celui-ci prend la forme d’une pédale pour droitier généreusement dimensionnée.
A défaut d’être le plus joli (les versions "rosewood" remportent à notre avis cette palme), le grip URX de ce Buck Mark est sans conteste le plus confortable. Moulé dans une gomme dure à l’adhérence savamment dosée, il épouse parfaitement la main du tireur pour un maximum de stabilité.
Les organes de visée sont ici conformes à ce que désire généralement le tireur à la cible : noirs et nettement découpés. Le guidon se voit goupillé dans le rail supérieur et la hausse s'avère réglable via des vis micrométriques.
Dans l’ensemble un Buck Mark tourné vers le tir en stand : durable, précis et plaisant à utiliser. Sans aucun doute celui qui nous recommanderions pour les perforateurs compulsifs de C50 (point d’offense, nous en sommes nous-même).
Les forums de discussion sont une excellente source d'informations pour les utilisateurs de Buck Mark. On y trouve des conseils sur l'entretien, le démontage et le réglage de l'arme.
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