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La cartouche destinée à être utilisée dans une arme rayée est trop souvent désignée par le terme galvaudé « balle ». La cartouche (nom de la munition complète) est composée d’une balle (le projectile), d’un étui (la « douille »), d’une amorce et de poudre.

Les composants d'une cartouche

Pour comprendre le rôle de l'ogive, il est essentiel de connaître les différents composants d'une cartouche :

  • L’étui : Pièce centrale, l’étui est à la fois support de l’amorce, de la balle et contenant de la poudre.
  • L’amorce : Elle met le feu aux poudres !
  • La balle : C'est le projectile.
  • La chemise : C’est l’enveloppe métallique visible de votre balle.
  • Le noyau : Dans le cas d’une balle chemisée, le noyau est fait de plomb plus ou moins dur.
  • Monolithique : Une balle monolithique moderne est faite intégralement de cuivre ou d’alliage similaire.
  • Le sertissage : Il est l’action de resserrer la matière de l’étui autour de la balle. Cela empêche ainsi cette dernière de bouger lors d’un choc ou tout simplement lors du fonctionnement de l’arme.
  • Boat-Tail : Littéralement « queue en forme de bateau », le terme désigne la partie arrière d’une balle lorsqu’elle est tronconique. Agissant aérodynamiquement sur le projectile, le concept a un effet stabilisateur.

La forme de la balle et l'ogive

En se basant sur des faits concrets, la forme d’une balle est composée d’une série de solides géométriques. Sur une surface plane, à la verticale, on trouve d’abord une base, puis un cône de degré variable. Suit une section cylindrique, qui peut être striée ou non, et qui sera en contact avec le canon lors du passage de la balle. La partie suivante est l’ogive, qui existe sous trois formes principales : l’ogive sécante, l’ogive tangente et l’ogive hybride.

L'impact de la forme de l'étui

La forme de l’étui de munition, sa capacité, l’angle et la hauteur de son collet, parmi d’autres paramètres, peuvent conférer à deux balles identiques des comportements distincts. Prenons l’exemple du calibre .30 (.308 / 7,82mm) très répandu. Une balle de 165gr, logée dans un étui de 308 Winchester (environ 780 m/s) ou de 300 Winchester Magnum (environ 1000 m/s), se comportera de manière radicalement différent.

Au-delà de l’impact de la forme de l’étui sur la vitesse du projectile, c’est son « caractère » qui est le plus perceptible. Ce dernier réside dans sa capacité à propulser une balle à une certaine vitesse et énergie, avec un niveau de confort variable. Ainsi, des calibres qui utilisent des projectiles lourds (plus de 250 gr) générant beaucoup d’énergie peuvent être relativement confortables à tirer, tandis que des munitions qui propulsent des projectiles de 150 gr peuvent se révéler brutales ou désagréables.

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Globalement, plus les parois de l’étui sont droites, plus le tir sera confortable. À l’inverse, les étuis avec un angle de collet prononcé sont souvent considérés comme des calibres « virils ». Sur ce point également, le vaste choix de projectiles tiendra à l’usage de ce dernier et de vos préférences personnelles.

Types de balles

Ces balles voient leur chemise (cuivre ou autre alliage) verrouillées au noyau par une gorge de sertissage. Cette dernière protège la partie arrière de la balle tout en laissant la partie avant s’expanser. L’adversaire redouté des grands sangliers… les balles dites « bonded » chez nos amis anglophones disposent d’une chemise intégralement solidaire du noyau de plomb. Monolithiques ou monométalliques : comme leur nom l’indique, ces projectiles sont faits d’un seul bloc de métal, généralement usiné afin de lui donner les capacités expansives souhaitées.

Coefficient balistique et performance de l'ogive

Le coefficient balistique est la performance d’une ogive lors du tir, à maintenir sa vitesse, sa trajectoire, sa résistance aux vents latéraux et sa résistance dans l’air. Aussi le CB est en fonction de la masse, du diamètre, de sa forme (sécante, tangente, hybride) et de sa longueur. La vitesse, joue un grand rôle ici. Si l'ogive maintient bien la vitesse initiale, elle ira plus loin puisqu'elle décélèrera moins vite. Pour cela il faut qu'un des signes particuliers soit d'utiliser pour le profil avant une ogive de forme sécante au lieu de tangente et que le profil arrière de l'ogive soit de forme conique (BT ou Boatail). Ainsi sa résistance engendrée par la traînée sera minime.

En Europe, le coefficient est de 0,000 à 1,0. Un coefficient de 0,250 sera moins efficace qu’un coefficient de 0,550. En conclusion plus le coefficient balistique est élevé plus l'ogive ira loin avec une trajectoire plus tendue qu’avec une ogive qui aurait un coefficient balistique plus bas.

Trajectoire de l'ogive

La trajectoire : Elle n’échappe pas à la loi de la gravitation mise en évidence par Newton ! La gravité joue un rôle certain pour la descente de la trajectoire de l'ogive car elle descendra. Les effets de la gravité et des vents sont directement proportionnels au temps d’exposition de l’ogive à ceux-ci.

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Que se passe-t-il lorsque la détente est pressée ?

Lorsque vous appuyez sur la détente et que l'amorce éclate, la flamme intense créée par le mélange d'amorçage remplit l'intérieur de la douille et allume la charge de poudre au grand complet. La pression montante générée par la poudre en combustion va pousser sur la paroi de l'étui, ce qui va la déformer jusqu'à ce qu'elle s'applique au maximum contre la paroi de la chambre où la cartouche est logée. Les gaz ne pouvant plus se dilater davantage à l'intérieur de l'étui vont emprunter la seule sortie possible et vont alors pousser le projectile dans le canon.

Si le projectile est lourd, et maintenu solidement dans le collet de la cartouche, ou si la pression des rayures sur le projectile est grande, le confinement de la poudre est accentué et la combustion va procéder plus rapidement que si ces conditions n'auraient pas été présentes. Ensuite le projectile entre dans le canon et s'imprime de la rayure exprimée par une fraction 1/x (x étant la distance en pouces parcourue pour 1 rotation) ce qui va donner à l'ogive de se mettre en rotation sur elle-même tout au long de sa progression dans le canon (effet gyroscopique) c'est ce sens de rotation qui va donner la stabilité à l’ogive sur son parcourt jusqu'à la cible.

On va faire tourner le projectile à grande vitesse (plusieurs milliers de tours par minutes) selon son axe longitudinal. C'est un peu plus technique mais il existe une formule de Miller qui permet de déterminer un coefficient de stabilité en tenant compte de la longueur de l'ogive, de son poids, son diamètre et sa vitesse de rotation donnée par le pas de rayure.

Balistique extérieure et forces agissant sur le projectile

Le projectile ayant quitté la zone de turbulences propre à la balistique intermédiaire, nous entrons dans le domaine typique de la balistique extérieure. Durant toute la phase de son vol, le projectile sera soumis principalement à deux forces : la force de gravité qui le fera chuter vers le centre de la Terre et la force de traînée, la retardation, due à l’air dans lequel il se déplace, qui le ralentira et l’empêchera d’aller aussi loin que s’il était tiré dans le vide.

A sa sortie du canon, le projectile va rencontrer, à grande vitesse, l’air ambiant immobile. Il va de ce fait subir un choc que l’on appelle en l’occurrence "la percussion initiale" et aussi "l’onde de choc" et qui tentera également à le déstabiliser.

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Il est clair qu'un projectile capable de conserver la stabilité tout au long de son vol ira plus loin et sera plus précis. C'est la capacité d'une ogive d'être le plus stable possible au passage de la vitesse supersonique vers la zone transsonique.

Choix du projectile et rechargement

Choisir un projectile ayant un bon coefficient balistique (CB) exprimé en G7 de préférence ou en G1. Choisir des étuis de qualité ayant une bonne densité de matière. En gros tous les étuis devraient peser le même poids approximativement. S'ils ont été tiré 1 fois avant les essais et juste recalibré au niveau du collet c'est un plus car l'étui aura déjà les côtes de la chambre qui le recevra.

Et surtout, lorsque vous rechargez, veillez à former un lot de munition suffisant à vos besoins et que ce lot soit identique en tout point : Même marque d’étui, même marque et modèle de projectile, même marque et modèle d’amorce, même marque et type de poudre.

tags: #ogive #munition #fonctionnement

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