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Le fusil Chassepot est une arme emblématique de l’Histoire de l’évolution de notre armement réglementaire. Au demeurant c’est une arme superbe d’une très belle construction faisant honneur à nos arsenaux.

Caractéristiques et Fabrication

Il est vrai que ce premier fusil à chargement par la culasse de l’armée française, fonctionnant avec une cartouche papier, permettait enfin le tir couché et une cadence de tir inconnue jusque là pour un fusil à verrou. Il était très novateur. Pourtant, tout tenait à un petit joint de caoutchouc faisant étanchéité dans la culasse à la fermeture par forçage du dit joint.

Celui-ci est dans un état véritablement très beau. Métal sans aucune oxydation ou piqûre en parfait état - Aucune peau d’orange nulle part - Les gravures d’arsenal et de modèle en coté gauche sont bien nettes et pas usées. Fabrication de Châtellerault bien marquée « C 1872 » en chambre coté droit comme il se doit.

Il n’a pas été frotté ou nettoyé abusivement - Tous les poinçons ou marquages sont bien visibles et lisibles et même mieux et plus nets que sur mes photos. Surtout, ils sont homogènes partout y compris sur toutes les garnitures.

Marquages et Contexte Politique

Évidement, en 1872, on est plus sous le second Empire depuis le 4 septembre 1870, jour de sa déchéance. Donc aucune raison donc de voir Manufacture Impériale de… ou MI sur cette arme. Mais on est pas encore non plus en République. En 1872, juridiquement et de facto, on ne sait pas où on est ! Ou du moins sous quel régime politique.

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Il s’en faudra d’ailleurs de très peu avec Mac Mahon et le Comte de Chambord pour que la Monarchie soit rétablie en 1873. Donc pas de « République » ou même de « Nationale » de prudence nulle part non plus sur l’arme. Pardonnez moi cette digression façon « études de droit constitutionnel » mais cela explique bien des variations de marquages et je trouve très intéressant de retrouver l’Histoire politique de notre pays jusque sur les marquages de nos armes. Pareil pour les périodes révolutionnaires et post révolutionnaires ou bien de la première restauration. Peu de collectionneurs y prêtent attention. C’est dommage.

État et Numérotation

Notre arme est intégralement mono matricule en chambre, culasse (les deux pièces), tenon de baïonnette et …. bois ! Bref sur toutes les parties réglementairement numérotées de l’arme. Seule la baguette n’est pas la sienne. Les bois sont en excellent état aussi nonobstant quelques traces usuelles de manipulation - sinon vraiment très beaux ( ni fracture, ni enture ni vers) - Macaron encore bien lisible de Février 1872 avec son insert de buis bien présent. Les poinçons du bois bien nets aussi.

C’est un deuxième type (queue de culasse arrondie - tige d’armement de culasse quadrillée). Fonctionnement mécanique irréprochable - percussion franche - bon ressort - verrouillage parfait avec un canon à nettoyer mais absolument miroir aux rayures bien nettes et bien profondes - j’ai rarement vu un canon aussi beau sur un Chassepot. J’aurai pu dire neuf malgré ses … 152 ans ! La hausse est bien du type avant 1874.

Disponibilité et Utilisation

Des munitions et un kit de tir sont disponibles facilement sur le marché - chez H&C par exemple - pour ceux que refaire des cartouches papier rebute. Un bon moyen de se faire plaisir et d’imaginer ce que pouvait donner en bruit et fumée une bataille de 40.000 armes à poudre noire même sans l’artillerie !!

Toutes les armes historiques de fabrication ancienne vendues en tant que C ou D, “Collection” ou “Cow-boy shooting”, sont des armes de collection non éprouvées pour le tir et non testées en stand. Elles ont été inspectées visuellement relativement à leur état général et mécanique mais aucune n’a été utilisée au tir et elle sont donc vendues comme non testées.

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Identification et Marquages Spécifiques

Un poinçon qui précède le 1866 a une signification quelconque ? On dirait plutôt un marquage d'un contrôleur (poinçon), ou d'atelier.

Non! C'est un chassepot d'épreuve, test. Pièce rare des plus intéressantes . C'est un échantillon pris au hasard des chaines de fabrication est envoyé à la manufacture impériale de Châtellerault (état) pour test et contrôle de conformité, solidité , etc des fabrications privés qui au passage se sont bien gavées.

Le Ep... c'est épreuve. Notez aussi le grand E à l'entrée du pas de vis du canon. Ici c'est Cahen pour une des ses plus grosses filiales : BIRMINGHAM. Tout le monde pense que c'était St Etiennes la reine des manufactures. En fait les protos et la matière grise venaient de CHÂTELLERAULT , mais tout ça est connu de façon occulte et pour cause ...

Il était mono-matricule, baguette compris. Bois en bon état, quelques accrocs et un macaron de crosse bien visible. Le joint d'origine était présent, pas l'aiguille. L'intérieur était moins propres que l’extérieur, il était trop graissé je pense (ou avec une graisse inadaptée), le mouvement de la culasse était difficile. Je n'ai pas vu l'état intérieur du canon faute de luminosité.

Après nettoyage à l'acétone de la graisse sèche, la culasse retrouvera toute sa fluiditée. L'aiguille est bien présente et le canon en parfait état.

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Chassepot Civil : Particularités

J'ai profité du beau temps pour tirer avec mon Chassepot 2eme type et faire quelques photos c'est un civil sans aucun marquages , peut on déduire sa provenance d’après ses poinçons ? ni de date ni de lettre pour identifier la manufacture le bois a sa pastille comme un réglo, mais pas de marquage. il est tout au numéro, mais avec des numéros différents le numéro de série se retrouve partout (ici sur le levier de la culasse) même sur certaines vis par contre la vis qui verrouille l'ensemble mobile porte un autre numéro . mais ce numéro est aussi sur le levier de la culasse en plus du numéro de série c'est tellement tordu comme histoire qu'il est peut être.

Sa provenance ? Epernay, sans aucun doute !

Il ne s'agit pas d'une arme du commerce car elle ne porte ni le poinçon de l'épreuve civile ni celui du droit de poinçonnage de Chassepot. Mais il peut aussi s'agir d'une arme sortie de la manufacture sur laquelle on aurait effacé tous les marquages pour éviter toute identification...Et ça donne quoi, culasse ouverte ?

A mon avis cette arme n'a jamais été réceptionnée par le contrôle de l'artillerie, d'où l'absence des marquages habituels.

Le Sabre-Baïonnette Modèle 1866

Le sabre-baïonnette modèle 1866 pour fusil Chassepot est un élément emblématique de l'armement français du XIXe siècle.

Fabrication et Marquages

Certaines baïonnettes Chassepot ont été fabriquées à Mutzig en 1868. La première baïonnette pouvait être attribuée à un fusil et numérotée avec le même numéro sur la croisière que sur le fourreau. D'autres n'étaient pas numérotées, mais portaient des marquages au dos de la lame et des poinçons de réception, indiquant qu'elles étaient destinées au remplacement et stockées dans les armureries régimentaires.

Les lames étaient marquées d’un petit poinçon de contrôle qualité et de la marque d’acceptation militaire appelée Contrôleur Poinçons (tampons des contrôleurs). Il y avait trois types différents de marques d’acceptation utilisées : Directeur de Manufacture, Contrôleur Généraux Principaux et Contrôleur de 1ère, 2ème et 3ème Classe.

Utilisation et Évolution

Les sabres-baïonnettes Chassepot sont restés longtemps en dotation, même après l'arrivée du modèle Gras 1874. La majorité des modèles 1866 que l'on trouve ont leur fourreau bronzé. Le fourreau du sabre-baïonnette modèle 1866 n'a été bronzé qu'après février 1883, pour les baïonnettes destinées aux mousquetons Gras, aux carabines de gendarmes à pied Gras et pour celles de la série Z.

Cette baïonnette « dite ergonomique », avec son système de fixation innovant, permet au militaire d’utiliser qu’une seule main, lors de la mise en place sur l’arme. La lame au départ de section ronde était rendue cruciforme par forgeage à chaud, c’était pour l’époque une innovation. Sa conception est le résultat d’études réalisées au cours de la guerre civile américaine et la guerre franco-prussienne qui a démontré que les sabres-baionnettes de type Chassepot modèle 1866, sauf dans des mains d’experts, étaient rarement efficaces en cas de combat rapproché.

Le fourreau utilisé avec les premières baïonnettes à soie courte est en tôle d’acier reliée par brasure, ce mode de fabrication a été utilisé jusqu’en 1893. La poignée de cette variante, modifiée à partir de mai 1890, est maintenue à la soie grâce à un écrou à deux ergots. La lame d’aspect identique au modèle à soie courte est munie d’une soie longue avec extrémité filetée.

Le fourreau utilisé avec la baïonnette à soie longue, peut être en tôle d’acier brasée ou à partir de 1893 fabriqué par emboutissage ceci afin d’améliorer la solidité du corps. En 1903, est publiée au BMO une circulaire relative à l’utilisation de rivets de fourreaux de trois tailles différentes afin de compenser l’ovalisation des trous lors de la remise en état (jeu) du ressort.

Il arrive de rencontrer des baïonnettes modèle 1866, 1886-15 dont la lame a été raccourcie aux alentours de 35 cm. Dans la majorité des cas, ces armes raccourcies sont des armes qui ont été appointées, fournissant ainsi un poignard de tranchée fort convenable.

La Baïonnette Chassepot et le Fusil Remington

Après le désastre de Sedan et le siège de Metz, la France avait virtuellement perdu la guerre. L'Empire s'est effondré. Décision est aussitôt prise de faire fabriquer des baïonnettes pour ces armes en utilisant des pièces de baïonnettes de Chassepots.

Contexte Historique et Militaire

C'est l'arme réglementaire de l'armée Français pendant la grande guerre de 1870 1871, contre la Prusse puis contre les ouvriers et les séditieux en pleine révolution. ( la Commune). Bon fonctionnement , percussion ferme. Canon sale , à nettoyer car trouvé dans un grenier mais belles rayures profondes qui brillent après quelques passages de brosse ;hélicoïdales , présence de poussière et oxydation surface , pas d'usure en sortie . Marquages principaux boitier inéxistants , nettoyés sans doute par l'armrier civil qui l'a vendu . Il peux compléter une collection de réglementaire Français. Calibre d'origine.

Composants et Accessoires

Culasse chassepot complète et d'origine: Aiguille à peine usée , peut être à changer pour un tir actuel mais c'est la sienne. Cuir ancien.

L'Affaire du Général de Failly

On reprocha évidemment au Général de Failly son mot malheureux comme teinté de mépris pour l’humanité. Interpellations à la Chambre, articles acides dans la presse européenne. Le général du Barrail, dont les mémoires méritent lecture (t. III. p. « L’opinion égarée vit un manque de cœur dans cette phrase qu’on lui reprocha tant et qui pourtant était toute naturelle dans la bouche d’un chef rendant compte des effets d’une arme nouvelle. J’ajouterai avec du Barail que l’Empereur Napoléon III lui-même était absolument passionné de techniques et inventions militaires, qu’il offrait régulièrement des armes comme cadeaux à ses amis et relations, qu’il veillait personnellement à la qualité de l’armement et assistait personnellement à nombre d’essais. Le fusil venait d’être adopté en 1866 et on pouvait légitiment s’interroger sur ce qu’il donnerait en conditions opérationnelles réelles. Qu’un chef ait voulu se faire mousser en annonçant triomphalement à son supérieur une très bonne nouvelle, dans un domaine d’intérêt pour le dit supérieur, n’est pas non plus d’une grande nouveauté.

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