Située en Normandie, la Seine-Maritime est un département riche en histoire, paysages et traditions. Les vastes étendues de campagnes, falaises, vallées et les charmantes villes côtières en font un lieu idéal pour les amateurs de chasse. Les chasseurs y trouveront une abondance de gibier, notamment des sangliers, des chevreuils, des faisans et des perdrix.
En Haute-Normandie, aux confins des pays de Bray et de Caux, la forêt d’Eawy abrite sangliers, cerfs et chevreuils. En cette matinée plombée par un plafond nuageux très bas, le soleil, en se levant, nous adresse un furtif salut de quelques minutes, le temps de s’élever de l’horizon à la ligne des nuages.
Notre hôte Jean-Claude nous accueille littéralement les bras ouverts. Entre les traqueurs et les postés ce sont 30 à 40 personnes qui écoutent les consignes du jour, animaux au plan de chasse et règles de sécurité. Rapidement, tous s’organisent en convoi pour prendre la direction du territoire de chasse.
Mais, il nous faudra rebrousser chemin car les pluies abondantes des derniers jours ont « graissé » le terrain, qui, de surcroît très pentu par endroits, ne se laisse pas si facilement gravir. Ce bois d’une quarantaine d’hectares se situe en effet au faîte d’une colline qu’il recouvre en partie. Le relief est assez marqué ici et là. Nous espérons bien croiser aujourd’hui le chemin de ces derniers, car le plan de chasse est pour l’heure vierge.
Le forestier qu’il est aussi, insiste sur la nécessité de maintenir l’équilibre agro-sylvo-cynégétique. Ce qui impose, en dépit des réticences de certains, de tirer biches et faons dès que l’occasion se présente.
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Soudain des cris, des aboiements, comme une électricité dans l’air trahissant un évènement ! Un cerf s’extrait de cette épaisse végétation sans que nous puissions estimer son trophée. Ceci a son importance car, même s’il importe de réaliser le plan de chasse, il ne faut pas pour autant faire n’importe quoi, et le territoire ne dispose cette année que d’un bracelet pour un cerf coiffé de catégorie CEM1. Justement, le cerf débuche dans un pré, passe devant un chasseur posté, mais aucun coup de carabine ne retentit. Il s’agissait d’un grand cerf qui n’était donc pas au plan de chasse.
À l’issue du rapproché, nous rejoignons les traqueurs qui rassemblent leurs chiens, avant d’attaquer le bois principal. La meute ainsi constituée est assez hétéroclite, mais, nous le verrons, très efficace. Denis et Dany sont les principaux rabatteurs de cette joyeuse assemblée, et la complicité avec leurs chiens crève les yeux, autant que ces derniers la ronce. La ligne de traque se met en mouvement dans une jeune plantation. Des traces toutes fraîches ponctuent notre parcours.
Dans un vermillis, un ver de terre coupé en deux se recroqueville en de petites ondulations nerveuses qui témoignent de la présence de sangliers il y a très peu de temps. Pourtant, les chiens, bien qu’excités, ne lancent pas. C’est à nouveau un cerf qui viendra mettre de l’ambiance. Forçant en retour, à travers la ligne de traque, un autre grand coiffé nous gratifie du spectacle de sa puissance en traversant les halliers, en arrachant les ronces, la meute à ses trousses.
Jean-Claude aimerait bien qu’un individu plus petit, une biche ou un faon se présente à l’un des chasseurs postés sur son mirador. En effet, ici, pour des raisons de sécurité qui ne peuvent de surcroît contribuer qu’à une plus grande efficacité, tous les chasseurs prennent de la hauteur grâce à des miradors de battue qui leur garantissent des tirs fichants.
Un chevreuil, en quelques bonds, franchit en retour la ligne de traque sans qu’il soit possible de le tirer. Afin de laisser aux traqueurs l’opportunité de tirer un gibier, Jean-Claude leur autorise le tir d’un ou deux chevreuils dans la traque, mais uniquement au plomb. Justement, un chevreuil traverse un layon devant nous, suivi d’une bécasse qui vire sur l’aile en arrivant sur le poste d’un chasseur occupé à regarder le chevreuil se défiler dans la direction opposée, en un cocasse jeu de regards croisés.
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Nous saluons en passant les carabines juchées sur leurs miradors qui nous renseignent sur leurs observations. Un cerf, peut-être tirable, a été vu, mais trop loin. Une compagnie de sangliers a été tirée, mais le relief nous a masqué les détonations.
Le temps passe mais, apparemment, il n’y a toujours pas la moindre pièce au tableau. Cette fois, nous percevons distinctement un « pan » dans le vallon sur notre droite. S’ensuit une frénésie d’aboiements qui nous laisse supposer un ferme, et peut-être un sanglier blessé. Les rabatteurs se précipitent pour retrouver dans un fatras de ronces un sanglier bien mort, mais retenu par l’épaisseur de la végétation il est debout sur ses appuis, les chiens prudents lui faisant face. C’est un jeune chasseur qui a tiré ce sanglier d’une soixantaine de kilos, lui plaçant une balle fatale en plein coffre.
De l’un d’eux surgira à nouveau le cerf levé précédemment, ce qui témoigne de la tranquillité dont jouissent d’ordinaire les animaux qui vivent sur cette zone. En dépit des efforts prodigués, aucun autre animal ne viendra étoffer le tableau d’une journée de chasse rondement menée.
La chasse n’est pas une science exacte, et aucun résultat ne peut jamais être garanti. C’est cela qui fait son intérêt, malgré les obligations de résultats que l’augmentation des populations de grand gibier et ses conséquences nous imposent.
La Seine-Maritime est également imprégnée d’une atmosphère culturelle unique, avec des villages et des sites historiques tels que le célèbre Mont-Saint-Michel. Après une journée de chasse, les visiteurs peuvent explorer la riche gastronomie locale, déguster des spécialités de fruits de mer fraîchement pêchés et découvrir les vins de la région.
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L’ouverture de la chasse en Seine-Maritime et dans le Calvados aura lieu ce dimanche 21 septembre 2025. La chasse sera ouverte dès 8h ce dimanche 21 septembre dans le Calvados et en Seine-Maritime.
Types de chasse :
Pour la Seine-Maritime, cette première date concerne principalement la chasse du pigeon ramier, espèce la plus pratiquée dans le département. L'ouverture de la chasse en plaine (perdrix grise, lièvre, faisan commun) commencera, elle, à partir du dimanche 5 octobre. Cette mesure découle du plan de gestion spécifique, adopté lors de l'assemblée générale de la Fédération des chasseurs du département (FDC 76) en avril dernier, afin d'assurer une gestion raisonnée et durable de ces espèces.
Une vigilance particulière sera portée sur la saison 2025 / 2026, puisque la saison précédente a été dramatique, avec 11 morts de chasseurs recensées. Depuis 2019, la formation décennale obligatoire est venue renforcer les acquis des chasseurs, qui doivent suivre ce stage dix ans après l'obtention de leur permis. La pratique de la chasse est stable malgré un nombre croissant de chasseurs vieillissants, des jeunes souvent issus de famille de chasseurs reprennent le flambeau.
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