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Le troisième opus de la saga John Wick est en salles. Après avoir vengé son chien dans le premier John Wick, avoir été excommunié dans John Wick 2, puis pris en chasse par des dizaines de tueurs à gages dans John Wick : Parabellum, la machine de guerre campée par Keanu Reeves a rechargé ses armes.

Un univers en expansion

Depuis John Wick 2, l'univers mafieux s'est considérablement étendu, ne serait-ce qu'avec l'introduction de La Grande Table. Pour continuer de cartographier l'univers et lui donner plus d'ampleur, John Wick joue davantage les globe-trotters dans ce quatrième film, enchaînant les voyages au Japon, en Allemagne, en Jordanie et en France.

Des scènes d'action impressionnantes

Si elles se comptaient sur les doigts de la main et se dégustaient comme des mets fins au début de la saga, les scènes de bastons et de fusillades de ce nouvel opus sont beaucoup plus nombreuses, plus longues et plus harrassantes, avec plus de beignes, plus de cadavres, plus de coups de feu, plus d'armes, plus de bagnoles désossées, plus d'adrénaline par procuration.

Les chorégraphies qui croisent différents styles de combats sont également plus ambitieuses et malines, notamment celles pensées spécifiquement pour l'assassin aveugle de Donnie Yen (plus convaincant encore que dans Rogue One : A Star Wars Story), pour le parrain du crime joué par un Scott Adkins ventripotent (qui plie en quatre les préjugés du public), et pour la Concierge énervée incarnée par la star Rina Sawayama (bluffante pour ses débuts au cinéma).

Des redites et des impressions de déjà-vu

Cependant, s'il se permet quelques démonstrations de style aguicheuses et accentue son identité visuelle avec une triple (over)dose de néons et de flashs lumineux, John Wick 4 n'échappe pas à quelques redites et impressions de déjà-vu lassantes, que ce soit certains décors et situations confondables ou le personnage raté de Bill Skarsgård.

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L'impossibilité d'une vie normale

Les nouveaux personnages soulignent également l'impossibilité des assassins de mener une vie normale et de fonder une (vraie) famille : John n'a pas pu vivre avec sa femme, et son cancer n'a fait qu'avancer l'échéance, tout comme Caine n'a pas pu vivre avec sa fille ni Sofia (le personnage d'Halle Berry) avec la sienne.

Une barrière se dresse depuis le premier opus entre la vie de criminel et la vie civile, les multiples anti-héros, Wick compris, n'ayant aucune possibilité de réhabilitation ou de rédemption.

Un cycle sans fin

Cette idée d'une délivrance impossible se retrouvait dès la bande-annonce qui l'a clairement annoncé : ce quatrième film marque le point de non-retour pour le protagoniste. Les rôles sont cependant inversés par rapport à Parabellum, John n'étant plus en cavale, mais en chasse (comme le confirme peu subtilement la scène d'ouverture).

Ce nouveau changement dans le rapport de force renvoie ainsi au premier volet de la franchise et amplifie son aspect cyclique, qui renvoie lui-même à la vie de Wick et au cercle vicieux qu'il ne sera jamais capable de briser. Depuis le départ, le Babayaga est un mort-vivant condamné à errer sans raison de vivre ni de mourir.

Dans Parabellum, le Grand Maître lui dit qu'il n'a jamais vu un homme se battre autant pour finir au point de départ, et John Wick 4 approfondit cette notion de désespoir, de pari perdu d'avance et de mission kamikaze. John Wick tourne en rond, il est dans une impasse, métaphoriquement mort depuis le premier film et ne fait depuis que fuir face à l'inévitable (Néo, John Wick, même combat).

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Une fin à contre-sens

Le scénario a également la bonne idée de ne pas s'enliser dans sa mythologie foireuse, d'assumer le fait que John ne pourra jamais vaincre La Grande Table, celle-ci n'étant qu'un écran de fumée, une idée abstraite dont on n'aura jamais de vision d'ensemble, ni de réponse claire quant à son fonctionnement, son histoire ou les visages qui la composent.

Telle une hydre, chaque tête tranchée en fait pousser deux autres. Chaque membre est remplaçable et donc dans un sens immortel, à l'image du Grand Maître, qui n'est plus campé par Saïd Taghmaoui et dont la figure toute puissante est désacralisée en moins d'une minute.

La fin poursuit dans cette voie à contre-sens, avec un anti-climax inattendu, un duel noble et protocolaire, sans volonté de finir en apothéose, mais au contraire de revenir au pathos et à la mélancolie sur lesquels la saga a débuté.

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