Cuisiner le gibier, c’est un défi de taille pour sublimer sa puissance sauvage sans en perdre le cœur tendre. C’est maîtriser des techniques anciennes et modernes pour sublimer chaque morceau. Dans ce guide, découvrez nos astuces de terrain pour dompter les saveurs intenses, maîtriser les cuissons parfaites et même lancer un appel gourmand avec des recettes inédites - du pulled chevreuil aux tacos jusqu’au sanglier façon hot-dog.
Une bonne préparation, c’est 80% du travail. Retirer l’excès de graisse et les aponévroses, c’est comme épiler une cartouche : indispensable. Ces parties concentrées de saveurs fortes peuvent transformer un plat réussi en cauchemar gustatif. Le goût « sauvage » du gibier n’est pas un défaut mais une signature. Sur le terrain, on sait qu’il faut dompter cette puissance pour révéler toute la noblesse de la viande. Le trempage dans du lait ou de l’eau vinaigrée fait des miracles.
La marinade, c’est l’arme secrète du chasseur en cuisine. À la fois traitement préventif contre les fibres rebelles et vectoriseur d’arômes, elle mérite qu’on s’y attarde. L’acidité du vin ou du vinaigre dans la marinade agit en force tranquille. Elle dénoue les fibres musculaires, prépare la viande à absorber les arômes. Privilégiez le trempage en lait ou vinaigre pour adoucir les saveurs, la marinade crue ou cuite pour attendrir et parfumer.
Pour un cuissot de sanglier adulte, prévoyez jusqu’à 48 heures d’immersion. Une biche ou un faisan ? 12 à 24 heures suffisent.
L’objectif ? Vous l’avez traqué, abattu, dépecé. Maintenant, place à l’étape décisive : la cuisson. Mais gare à l’erreur fatale, le gibier n’est pas une viande comme les autres. Trop cuite, elle se venge en devenant coriace. Sous-cuite, elle déçoit. Adaptez la cuisson : lente pour les morceaux robustes, rapide pour les pièces nobles.
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Les morceaux de sanglier ou de cerf riches en collagène (épaule, jarret) exigent la patience. À 60°C, ce tissu conjonctif commence sa métamorphose en gélatine. Résultat : une viande fondante. Le civet, roi incontesté, utilise ce principe en cuisinant la viande dans sa marinade, retenant arômes et jutosité. Un secret de pro : les acides (vinaigre, citron) accélèrent la dégradation du collagène. Une marinade de 12 à 24h préalablement paye double.
Les filets ou côtelettes de faisan n’attendent pas. Mais l’erreur du novice rôde : dépasser 65°C, c’est transformer un magret de pigeon en semelle. La règle d’or ? Saisir à vif, arroser régulièrement au four (160°C), puis laisser reposer 5-10 minutes sous aluminium. Le thermomètre à viande devient votre allié stratégique. Pour un chevreuil rosé, visez 58-63°C. Et si la viande provient d’un gibier sauvage non maturé, laissez-la reposer 4-5 jours au frigo.
Le gibier demande respect. Sortez-le du frigo 30 minutes avant cuisson pour éviter le choc thermique. Évitez le sel précoce qui exsèche. Et surtout, ne piquez jamais la viande en cuisson : les sucs fuient, la sécheresse s’invite.
Pour éviter une viande sèche ou coriace, tout dépend du morceau et de la méthode. Les pièces nobles comme le filet de chevreuil ou la noisette de biche se cuisinent rapidement à la poêle ou sur la plancha, à feu vif. Retenez cette règle d’or : « Une cuisson rapide pour les morceaux tendres, lente pour les morceaux robustes. » Pour les cuissots de sanglier ou les épaules, optez pour un braisage à 110-120°C pendant plusieurs heures. Le collagène se transforme en gélatine, un vrai jeu de transformation pour une viande qui fond comme du beurre. Et n’oubliez pas : un thermomètre de cuisson est votre meilleur allié ! 52-57°C pour du rosé, 62-68°C pour du bien cuit.
Qui l’aurait cru ? La viande de chasse quitte les rôtis traditionnels pour des recettes express, festives ou internationales. Osez le burger de cerf, les tacos de chevreuil ou le faisan en wok.
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La sauce Grand Veneur n’est pas juste un truc de pro : c’est l’allié incontournable pour sublimer vos chasses. Base de vin rouge réduit, légumes sués, gelée de groseilles - cette alchimie épouse à merveille les viandes intenses du sanglier. On la monte au beurre pour une finition onctueuse. La sauce poivrade, elle, mise sur l’attaque. Poivre noir, fond de gibier concentré : un classique pour les viandes blanches comme le faisan. Et si vous hésitez encore, sachez que 80 % des chasseurs confirmés jurent par ces recettes chaque automne.
Les fruits rouges tranchent avec la richesse du gibier. Pommes caramélisées sur purée de céleri pour le sanglier, figues confites avec un chevreuil… Ces touches sucrées-délicates sont vos armes secrètes. Vous risquez de gâcher 40 % de vos chasses si vous négligez ces mariages.
Une purée de panais adoucit le faisan, tandis qu’une poêlée de cèpes renforce l’âme forestière du chevreuil. Les légumes racines sont vos alliés : céleri-rave pour les plats en sauce, panais pour les rôtis. Et pour les puristes ? Une pointe de chocolat noir dans la sauce Grand Veneur n’enrobe le goût sans l’étouffer.
L’essentiel ? Un rôti de biche en croûte d’herbes, un cuissot de chevreuil sauce Grand Veneur ou une terrine de gibier maison : ces plats ne sont pas seulement des recettes. « Partager un gibier pour les fêtes, ce n’est pas juste un repas. Le gibier incarne la quintessence du terroir. Le rôti de biche, cuit lentement pour préserver sa tendreté, ou le cuissot de chevreuil parfumé à la sauge et au thym, deviennent les stars des tables de Noël. Ces plats, hérités de chasseurs-cuistots, allient rusticité et raffinement. Une terrine maison, préparée avec les secrets des cabanes de chasse, est l’entrée idéale pour épater invités et famille.
La saison de la chasse dicte les recettes. En automne, le cerf, le sanglier et le faisan dominent. Ces viandes robustes exigent des cuissons lentes : mijotés au vin rouge ou daubes parfumées aux champignons. Le froid hivernal préserve la fraîcheur des prises, idéales pour marinades longues. Le sanglier en civet, la biche en sauce poivrade ou le lièvre à la moutarde de cassis révèlent toute leur puissance après des heures de cuisson à feu doux.
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Dès les premiers jours du printemps, les chasseurs profitent des dernières opportunités. Le chevreuil, plus fin, se marie avec les asperges nouvelles ou les épinards sauvages. Le sanglier, encore disponible selon les plans de chasse, s’associe aux fonds d’artichaut ou aux agrumes. Chaque bouchée est un hommage à la nature, une communion entre l’effort du terrain et le plaisir de la table. Cuisiner le gibier, c’est un art de vivre.
Avec l’arrivée des fêtes de fin d’année, les tables se parent de mets raffinés et chaleureux. Parmi les trésors de la gastronomie française, le gibier tient une place toute particulière. Que ce soit un civet longuement mijoté, un rôti fondant ou une volaille farcie, le gibier évoque une certaine magie des fêtes : l’odeur des herbes et des épices, la convivialité autour d’un plat riche et savoureux, et le plaisir de renouer avec des traditions gourmandes. Historiquement, le gibier symbolise aussi la générosité et l’art du partage. Pour vous aider à composer un menu exceptionnel cette année, voici 20 recettes de gibier à essayer pour un repas de fête inoubliable. Chaque recette met en valeur les saveurs profondes et uniques des viandes sauvages.
Parmi les viandes de gibier, la biche et le cerf sont réputés pour leur tendreté exceptionnelle. Grâce à leur finesse naturelle, ils conviennent à des cuissons rapides comme le rôti ou les pavés poêlés. Le secret pour réussir votre gibier est de choisir la cuisson adaptée. Pour les morceaux plus fermes (comme le sanglier ou le lièvre), une marinade longue au vin ou au vinaigre est idéale pour attendrir la viande. Une cuisson à feu doux et prolongée, comme en daube ou en civet, garantit également un résultat fondant.
En moyenne, prévoyez environ 150 à 200 g de viande de gibier par convive. Pour des plats mijotés ou des pièces accompagnées de garnitures riches, une portion de 150 g peut suffire. Enfin, n’oubliez pas que le choix des accompagnements est crucial pour mettre en valeur votre gibier. Des purées légèrement relevées, des légumes rôtis et des sauces parfumées créeront un accord parfait. Avec ces 20 recettes et astuces, votre Noël s’annonce sous le signe de la gourmandise et de la tradition.
Nous sommes heureux de vous partager les délicieuses recettes que nos deux artisans producteurs, Nemrod et Venandi, Sauvage par Nature, nous ont partagées. Tous deux proposent plusieurs produits à base de gibier 100% sauvage et français, issu des surplus de chasse, qui vous permettront de reproduire ces délicieuses recettes de gibier qui sortent des sentiers battus !
Une recette originale de tajine au chevreuil, signée Nemrod ! La saveur prononcée de la viande s'accorde parfaitement avec le côté épicé du plat.
Pour les amateurs de viande feuilletée, ce rôti de biche en croûte fera des merveilles dans votre assiette ! Merci à Nemrod pour cette recette originale et savoureuse.
Le civet de sanglier revisité façon curry à l'indienne ! Signée Nemrod, cette recette est à la fois originale et délicieuse !
Un grand classique revisité à la sauce "sauvage", idéal pour se faire plaisir pendant la saison hivernale. Garni d'un mélange de champignons de Paris et d'échalotes puis entouré d'une couche de pâte feuilletée, le filet de sanglier est cuit à l'étouffée et conserve tout son moelleux et ses arômes. Merci à Venandi pour cette recette de gibier sophistiquée et alléchante !
Nous vous invitons à accompagner vos recettes de gibier avec une délicieuse sauce. Les grands classiques sont la sauce Grand Veneur et la sauce chasseur. Toutes deux se caractérisent par leur couleur brune et une texture onctueuse et délicieuse qui se marie très bien avec le gibier. La sauce Grand Veneur est à base de vin rouge et de gelée de groseilles, et est souvent réalisée au moment des fêtes pour accompagner de la viande de cerf ou de sanglier.