L'arbalète, une arme ancienne, a été impliquée dans divers faits divers et affaires criminelles à travers le monde.
À l’été 1346, la forge de la Tour de Londres brûle sans cesse. L’Angleterre est en guerre contre la France, donc, outre les fonctions habituelles de la Tour, où l’on bat monnaie et enferme des prisonniers, la forteresse royale est désormais un puissant centre d’activité militaire, où l’on rassemble des réserves de fer et de bois, et - ce qui est vital pour l’Angleterre à la veille de la campagne qui va aboutir à la bataille de Crécy - des arcs et des flèches.
Le maître forgeron est responsable de la fabrication de gonds de porte, de barreaux de fenêtre, de serrures et de clés pour incarcérer les prisonniers de guerre, et maintenant aussi de pointes de flèche, d’armures, de fers à cheval, de fers de lance et de carreaux d’arbalète.
En 1346, par décret royal, ce rôle est dévolu à Katherine le Fevre. Katherine est la veuve et la mère des deux derniers forgerons de la Tour : Walter et Andrew le Fevre. Depuis une dizaine d’années, elle résidait dans la Tour, observait et prenait peut-être part au travail de son mari, qui supervisait la forge. Mais rien n’atteste du rôle qu’elle a éventuellement joué durant cette période, ce qui vaut pour la contribution de tant d’autres épouses et mères médiévales aux affaires de leur famille.
Dans la nuit du dimanche 11 août 2024, une femme était retrouvée avec une flèche dans la tête à son domicile de Villejuif dans le Val-de-Marne. Aux alentours de 3h50, la victime se réveille avec une douleur à la tête. Une flèche de 70 centimètres est alors plantée dans sa tempe.
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Grièvement blessée, la femme de 32 ans est transportée de toute urgence à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris, 13e). Son pronostic vital est engagé. Après plusieurs jours à l’hôpital, le pronostic vital de la femme de 32 ans n’est plus engagé. Un premier certificat médical lui a été délivré avec une ITT (incapacité totale de travail) d’une durée de 90 jours, « sous réserve de complications sur le plan neurologique », indique le parquet de Créteil à actu Paris.
Trois personnes sont rapidement interpellées après les faits : le mari de la victime, âgé de 40 ans, un ami (48 ans) et une femme de 21 ans et enceinte de trois mois avec laquelle il avait une relation extra-conjugale, précise le parquet. Durant leurs auditions, ils ont reconnu être à l’origine de la grave blessure de la victime. De premiers examens psychiatriques ont été pratiqués sur les suspects. Ils ont révélé « des troubles psychiques ayant ‘modérément’ altéré leur discernement ».
Selon les premiers éléments de l’enquête, cette attaque pourrait « s’inscrire dans un contexte de ressentiment et de jalousie ». Les trois protagonistes auraient également eu l’intention de s’en prendre à la famille de la victime. Depuis, ils ont tous été mis en examen pour « tentative d’assassinat » et « participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ».
Mardi soir, peu avant 19 h, le corps inanimé de Mireille Benjamin est découvert par son ex-mari. Elle gît dans le jardin de la maison qu'elle habite rue du Hirguer, à Clohars-Carnoët (Finistère). L'acte aurait été commis par son fils âgé de 24 ans. Un jeune homme psychologiquement fragile et amateur d'armes blanches. Le jeune homme, qui avait pris la fuite après son acte, a été arrêté à Arzano (Finistère) peu avant 21 h 30, mardi soir. Il a été placé en garde à vue et a reconnu les faits.
Les faits ont eu lieu dans la nuit du mercredi 23 au jeudi 24 décembre à Lussac-les-Châteaux, dans la Vienne. Ce soir-là, un homme a menacé son ex-compagne avec une arbalète avant de la mettre sous son propre menton pour simuler un suicide, rapporte La Nouvelle République. Interpellé, le prévenu a été condamné à sept mois de prison, dont quatre ferme, mais il a été remis en liberté.
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Un père de famille a été condamné à la peine maximale pour avoir tué sa fille de 3 semaines en voulant tirer sur sa compagne avec une arbalète. Cette histoire particulièrement sombre remonte à juin 2023, indique le média People. Ce jour-là, une dispute conjugale éclate au sein du couple, installé à Colesville dans l’État de New-York. La flèche touche à la fois Eleanor, âgée de trois semaines, et sa compagne, déclare le bureau du shérif. Le père de famille adopte une attitude d’autant plus machiavélique qu’il décide de cacher le téléphone de sa conjointe avant de prendre la fuite. Par chance, cette dernière parviendra à contacter rapidement le 911.
Au tribunal de Bradford (Yorkshire), où il était mis en examen, vendredi 28 mai, pour le meurtre de trois prostituées, Stephen Griffiths s'est lui-même présenté comme "le cannibale à l'arbalète" quand on lui a demandé de décliner son identité.
Pour l'heure, on ne sait pas s'il a mangé ses victimes présumées, puisque deux d'entre elles restent portées disparues (Shelley Armitage, 31 ans, depuis un mois, et Susan Rushworth, 43 ans, depuis un an), quand des restes de la troisième (Suzanne Blamires, 36 ans) ont été retrouvés la semaine dernière dans une rivière, non loin de son domicile.
Mais la presse britannique, vendredi, faisait état d'un film pris dans le hall d'un immeuble par une caméra de vidéosurveillance, il y a quelques jours, qui montrerait M. Griffiths en train d'attaquer une jeune femme à l'arbalète avant de traîner le corps loin des regards indiscrets. Puis, plus tard, de sortir des sacs poubelle à plusieurs reprises.
Lundi 7 juillet 1997, Philippe Tellier, un entrepreneur belge de 56 ans, parti en Espagne, s'inquiète de ne pas recevoir de nouvelles de son épouse Geneviève et de ses trois filles Vinciane, Vanessa et Laurence. Elles sont restées dans la maison familiale de Bas-Oha, un village des bords de Meuse à quarante minutes de Liège, en Belgique.
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Dans le garage, au pied de l'escalier, il tombe sur un premier corps, celui de Geneviève, la mère de famille, et appelle les secours. Les pompiers et les gendarmes découvrent ensuite, dans deux chambres fermées à clé, trois autres corps. Vinciane, la fille aînée de 23 ans, est retrouvée une flèche tirée dans le dos par une arbalète. Elle a reçu deux balles dans la tête et a été violée. Dans la chambre d'à côté, un édredon recouvre les corps de Vanessa, 21 ans et Laurence 19 ans, tuées par balle. La plus jeune a aussi subi un viol.
Dans la cuisine est écrite cette phrase: "Je suis devenu complètement fou à cause de votre fille aînée", signé "R". L'homme est finalement arrêté dans un camping, à côté de Saint-Tropez.
Lundi 29 novembre 1999, Rémy Lecrenier, 31 ans, comparait devant la cour d'assises de Liège. Il plaide coupable pour les quatre meurtres sans préméditation. Puis, après avoir nié les viols de deux des trois sœurs, il en reconnait un, celui de Vinciane. Il ne dit pas grand-chose sur ses actes.
Mardi 9 octobre 2007, huit ans après sa condamnation, Rémy Lecrenier demande sa libération. Elle est refusée. Lundi 4 juillet 2016, Rémy Lecrenier, 48 ans, quitte la prison d'Andenne après 19 ans de réclusion.
Suicide collectif, affaire criminelle ou mélange des deux ? Le fait divers fait la une des médias allemands, alors que deux nouveaux corps ont été retrouvés en Basse-Saxe ce lundi. Samedi, ce sont trois individus qui ont été découverts sans vie, dans une auberge de Passau (Bavière, sud du pays) : un homme de 53 ans et deux femmes de 33 et 30 ans.
L'homme et la première femme étaient allongés dans le lit, main dans la main, criblés de plusieurs flèches dans le crâne et la poitrine. La deuxième femme gisait sur le sol, dans une mare de sang, transpercée par une seule flèche au niveau du torse. Un employé de l'auberge parle d'un "étrange trio".
Ce lundi, deux nouveaux cadavres ont été découverts dans l'appartement de l'une des premières victimes, à Gifhorn (Basse-Saxe), 600 kilomètres plus au nord. Il s'agit de deux femmes, qui n'ont pas été tuées par des flèches, précise la police. L'une de ces femmes vivait en couple dans ce logement avec la propriétaire des lieux, la femme de 30 ans tuée samedi.
Samedi, dans la chambre de l'auberge, trois arbalètes ont été retrouvées. L'homme de 53 ans (l'unique victime masculine), qui portait un costume et une longue barbe blanche, était archer et chasseur, selon des enquêteurs cités par le journal Bild. "Nous n'avons aucun indice qu'une autre personne soit impliquée", indique la police, semblant privilégier une affaire interne à ce mystérieux cercle.
Le 28 novembre 2012, la cour d’Assises de l’Eure condamnait Laurent Lechevalier, pour l'assassinat de sa femme. Ce vendredi nous apprenons qu'il a fait appel de ce verdict et qu'il sera rejugé à Rouen le mois prochain, du 18 au 20 décembre. L’affaire avait fait grand bruit à l’époque, car le 19 mai 2009, pour supprimer son épouse, l’accusé avait fait usage d'une arbalète. Mais pour parachever son projet criminel, il avait dû utiliser une hache. Le pavillon de Surville, près de Louviers (Eure), était incendié dans la foulée, pour faire disparaître les traces de son acte.
Devant la cour d’Assises, l’ancien propriétaire d’une auto-école à Louviers, a reconnu qu’il avait également projeté de tuer ses deux jeunes enfants. Mais il avait renoncé au dernier moment.
Les experts ont affirmé à l’audience, qu’au moment des faits, l’accusé était atteint d’une altération du discernement. Alors pourquoi faire appel de cette décision ? « Laurent Lechevalier souhaite tout simplement que la cour lui reconnaisse l’irresponsabilité pleine et entière de son acte », commente Marc François, avocat de la partie civile qui représente les enfants du couple.
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