Le pistolet à poudre noire, réplique fidèle des modèles anciens utilisés entre le XVIe et le XIXe siècles, offre une expérience de tir unique, mêlant histoire, artisanat et tradition. Ce guide explore en détail le fonctionnement de ces armes, en mettant l'accent sur le chargement, le nettoyage, l'entretien, la sécurité et les aspects légaux.
Les armes à poudre noire fascinent par leur authenticité et le rituel qu'elles impliquent. Elles attirent :
Choisir une arme à poudre noire, c’est faire un pas vers l’histoire et une pratique du tir pleine de sens.
Le fonctionnement d'un pistolet à poudre noire repose sur plusieurs composants clés :
Le chargement d'une arme à poudre noire est une opération manuelle, précise et rituelle.
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Lors du siègeage de la balle, assurez-vous qu'elle soit à 1 ou 2 mm maximum du bord du barillet.
L'entretien régulier est essentiel pour assurer la longévité et le bon fonctionnement de votre pistolet à poudre noire. Voici les étapes clés :
Même si une arme à poudre noire est en vente libre, sa possession implique des responsabilités, surtout en matière de stockage à domicile. La poudre noire est inflammable, elle doit être stockée dans un récipient sécurisé et à l’abri de l’humidité et de la chaleur.
En France, les armes à poudre noire sont généralement classées en catégorie D, ce qui les rend accessibles sous certaines conditions. La vente est autorisée aux personnes majeures, sans besoin de permis de port d’arme. Cela s’applique uniquement aux répliques d’armes conçues avant 1900 (sauf si elles sont modifiées ou modernisées). Dans certains pays européens, la législation est plus stricte.
Un incident de tir mineur vient soit d’une balle qui ne part pas à cause d’une mauvaise poudre-noire ou humide, soit d’une amorce foirée, ou mouillée.
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Les tireurs utilisant la poudre noire en Allemagne utilisent deux types de poudre : l'« allemande » et la « suisse ». La poudre noire allemande (PNA) est réputée moins intéressante pour le tir que la poudre noire suisse « Poudrerie d'Aubonne (Vaud) », mieux dosée et plus régulière. En France les tireurs utilisent également deux types de poudre : la « française » et la « suisse ». La PNF1 dans une arme de poing donnera une super flamme après que la balle ait quitté le canon.
Le sujet de la conversion de revolvers à poudre noire suscite un intérêt certain parmi les amateurs d'armes anciennes et les reconstitueurs historiques. La conversion d'un revolver à poudre noire permet de transformer une arme se chargeant traditionnellement par l'avant du barillet en une arme utilisant des cartouches métalliques ou des munitions combustibles.
Il est important de noter que la législation concernant les conversions d'armes à feu varie considérablement d'un pays à l'autre. En France, par exemple, la conversion d'une arme à poudre noire en une arme tirant des cartouches métalliques peut entraîner un changement de catégorie de l'arme, nécessitant une autorisation spécifique.
La fabrication d'un barillet de conversion est un projet qui exige une certaine expertise en usinage et une bonne connaissance des armes à feu. Voici les étapes générales à suivre :
Note importante: La fabrication d'un barillet de conversion doit être réalisée avec une extrême prudence et en respectant scrupuleusement les règles de sécurité en vigueur.
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Une alternative à la conversion aux cartouches métalliques consiste à utiliser des munitions à poudre noire combustibles. Ces munitions, souvent fabriquées à partir de papier nitré, offrent une combustion propre et réduisent l'encrassement de l'arme. La manipulation se fait avant, les tireurs utilisant cette méthode rechargent plus rapidement, mais certains préfèrent la méthode traditionnelle.
La poire à poudre est bien pratique car elle permet de doser la poudre. Pour changer le dosage, il suffit de changer le bec. Il est conseillé de ne pas utiliser de poires en forme de poire, car elles peuvent disperser la poudre, ce qui est sale et dangereux.
Il existe des becs de différentes tailles, permettant de doser différentes quantités de poudre. Normalement, aucun grain de poudre ne doit passer. On est alors sûr que les dosages indiqués en grains sur le bec sont bons.
Notre problème avec les revolvers à PN vient souvent de l'amorce qui, en éclatant, vient gêner le bon fonctionnement du barillet (remington) voire carrément bloquer l'arme si le bout d'amorce s'insinue dans le mécanisme (le colt). Il existe des petits anneaux en plastique que l'on place sur les amorces au moment du chargement.
Il existe également des conversions pour le tir à blanc, destinées aux reconstitutions historiques et aux effets spéciaux. Ces conversions consistent généralement en un barillet spécialement conçu pour utiliser des cartouches à blanc de calibre .380 ou 9mm PK.
Selon Cobravif, l'arme ne change pas de catégorie lorsqu'elle est avec son barillet à percussion et le chien adapté.
La mise en place des bâtiments et équipements de la poudrerie, sous la conduite de Gustave Maurouard, a été réalisée en un temps record, et la production a effectivement démarré dès le 2 novembre ! Le terrain choisi pour l'implantation se trouvait avenue Philippe-Auguste et quelques terrains non bâtis l'environnant, sur une emprise totale de 6,5 ha.
Il est particulièrement remarquable qu'un ensemble aussi complexe, qui comportait un mur d'enceinte, plus de 60 bâtiments, et près d'une cinquantaine d'équipements mécaniques majeurs pour la fabrication, ait pu être construit dans un délai aussi réduit malgré les restrictions de tous ordres apportées par le siège.
La poudre noire est un mélange intime, dans des proportions pouvant légèrement varier suivant les usages, d'un oxydant, le salpêtre et de deux produits combustibles, le soufre et le charbon de bois. Le principe de sa production est resté le même au cours des siècles bien que les appareils utilisés aient évolué avec les progrès techniques, notamment au 19e siècle.
Au total ont été ainsi mis en place : 8 tonnes pour la constitution des mélanges binaires et autant pour les mélanges ternaires, 10 presses, 4 grenoirs à cylindres avec tamis et 8 tonnes de lissage, plus de nombreux petits matériels annexes pour le stockage, la manutention, le contrôle et l'expédition des matières premières, produits intermédiaires et poudres terminées.
C'était également la première fois en France que des machines à vapeur (7 au total, d'une puissance globale de 80 à 90 CV), étaient utilisées, à la place de l'énergie hydraulique, pour actionner les différents appareils de fabrication.
Pour le nitrate de potassium, tous les stocks existants de produits contenant de l'acide nitrique et de la potasse furent réquisitionnés. La potasse était également obtenue par lessivage des cendres de feux de bois, recueillies notamment dans les bivouacs des troupes stationnées autour de Paris.
Le charbon de bois a été obtenu à partir de la carbonisation/distillation de bois blanc prélevé sur des stocks existants.
Il est à signaler que dès le début du mois de septembre et dans l'attente du démarrage de la fabrication de poudre noire, ont été produites en octobre 1870 dans des usines chimiques préexistant dans Paris, près de 85 t de coton-poudre pour le chargement des obus d'artillerie, et même un peu de dynamite pour des travaux de démolition.
La poudrerie a ensuite été rapidement démolie, une partie des équipements a cependant été réutilisée dans la poudrerie de Sevran, finalement construite en 1873.
Dans une usine de fabrication de produits explosifs, une déflagration se produit lors de la fabrication de poudre noire (PN) très fine. Les 30 kg du 2ème lot de poudre explosent au bout de 20 min alors que le grenage du 1er lot s’est déroulé normalement en 30 min.
Après investigation, l’exploitant retient que l’hypothèse d’ouverture de la porte d’accès au barcot lors du grenage, aurait pu entraîner des frottements tamis/glissières, des échauffements ou la chute d’un tamis hors du barcot.
L’exploitant adopte plusieurs mesures : sécuriser les loquets de fermeture dans les mortaises au moyen d’attaches élastiques fixées sur le bâti du barcot, réaliser un examen visuel des installations toutes les 240 h de fonctionnement en plus de la révision complète (toutes les 720 h) pour vérifier le maintien et la conformité technique en cours d’exploitation, mettre en place des barrières à chaque extrémité du chemin de ronde interdisant son accès lors du fonctionnement des ateliers.
La poudre noire occupe une place particulière dans l’histoire des techniques. Apparue précocement en Chine, la composition de la poudre noire est parachevée en Europe vers 1350 avec le raffinage du salpêtre qui entre dans sa composition.
Après les premières citations d’utilisation précoce asiatique et une évolution essentiellement tournée vers les armes à feu et de l’artillerie, l’usage civil dans les travaux miniers apparaît en effet particulièrement tardif. La dangerosité du produit n’explique pas entièrement ce retard, il faut également prendre en compte la difficulté d’inventer les conditions de mise en œuvre. Cette étape peut être assimilée au franchissement d’un « mur technologique », qui a d’ailleurs induit des modifications de comportement dans la communauté minière.
La composition de la poudre résulte du mélange ternaire soufre, salpêtre et charbon de bois. La proportion de ces composants a été modifiée suivant l’époque et les usages. Le salpêtre variant de 40 % à 80 %, le soufre de 10 % à 30 % et le charbon de 12 % à 30 %, la provenance végétale de ce charbon varie selon les recettes.
Les trois composants sont des produits solides réduits en poudre et intimement mélangés, la réaction chimique est provoquée par une élévation locale de température, elle se traduit par une oxydation exothermique du charbon et du soufre, l’oxygène étant fourni par le salpêtre (nitrate de potassium). Il est à noter que cette réaction d’oxydation ne nécessite pas d’apport d’oxygène gazeux.
Deux types d’effets sont à l’origine des particularités et usages de la poudre, tout d’abord l’effet de brisance résultant de l’action de l’onde de choc suivi ensuite de l’effet de poussée, conséquence de l’expansion du volume gazeux produit. Le résultat obtenu dépend de la résistance des matériaux de l’enveloppe contenant la charge vis-à-vis de ces deux effets, la pression s’exerçant de préférence vers la zone de moindre résistance.
| Usage | Effets recherchés | Contraintes |
|---|---|---|
| Propulsion d’une charge solide (arme à feu) | Poussée | Contrer l'effet de brisance |
| Rupture de paroi (pot à feu) | Brisance et poussée | Stabilité du contenant |
| Démolition | Brisance et poussée | Contrôle de la zone de destruction |
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