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La chasse au gibier est une activité riche en traditions et en techniques variées. Elle nécessite une connaissance approfondie du terrain, du comportement des animaux et des méthodes de dressage des chiens. Cet article explore la définition de "dresse pour son gibier" et les différentes facettes de la chasse, en mettant l'accent sur les chiens de rapport et les pratiques traditionnelles en France.

Les chiens de chasse: un lien ancestral

Aucun lien d’amitié ne remonte aussi loin que celui entre le chien et l’homme. Cet animal s’est avéré utile dans de nombreux domaines, mais en particulier la chasse. Au fil des croisements, différents types de chiens de chasse ont vu le jour et possèdent des aptitudes plus ou moins spécifiques.

Par ailleurs, de nombreux chiens de rapport sont d’agréables animaux de compagnie. Et pour cause, ils sont fidèles et savent se montrer affectueux. À l’instar des chiens rapporteurs, les chiens leveurs de gibier, les chiens broussailleurs et les chiens d’eau sont des chiens ultra spécialisés qui complètent les autres types de chiens de chasse.

Les chiens d’eau par exemple sont en mesure de traverser n’importe quel plan d’eau. Les chiens de rapport sont d’une grande utilité pour la chasse à tir. Ils restent dans leur cache près de leur maître, puis s’en vont débusquer le gibier dès qu’il est abattu par un tir précis.

Lors de la chasse, les chiens de rapport se basent sur certaines de leur qualité comme une excellente mémorisation du point de chute du gibier et un flair exceptionnel. Mais la qualité ultime du chien de rapport est son obéissance et sa patience de fer. Toutefois, la chasse n’est pas une activité de tout repos pour votre chien de rapport et il convient d’assurer sa sécurité à l’extérieur.

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Dans un biotope assez dense par exemple, il peut facilement se perdre et pour le repérer au plus vite, rien de mieux qu’un traceur GPS. Vous pouvez par exemple vous procurer en quelques clics depuis le confort de votre chambre le collier gps pour chien de chasse DOGZE présent dans notre boutique en ligne. Ce collier gps à prix compétitif est également étanche, ce qui le rend parfait pour la chasse dans les environnements aquatiques.

Alimentation et races de chiens de rapport

En général, deux options s’offrent à vous pour l’alimentation de votre chien : l’alimentation industrielle et l’alimentation maison. Dans le premier cas, il s’agit essentiellement des croquettes. Dans l’idéal, il est recommandé d’opter pour des croquettes premiums. En ce qui concerne l’alimentation maison, on peut notamment mettre en évidence le régime BARF.

Dans l’un ou l’autre des cas, il convient d’adapter la ration du chien à ses activités. Avant la période de chasse par exemple, il est courant de réduire la ration du chien d’environ 30 % afin de lui faire perdre du poids.

Certaines races de chiens possèdent des aptitudes naturelles pour le rapport. Les plus populaires sont notamment le labrador retriever, le golden retriever, le retriever à poil bouclé, le Flat-coated retriever, le retriever de la baie de Chesapeake, le retriever de la Nouvelle-Écosse qui appartiennent tous à la section 1 du groupe 8. Quant au cocker et au springer, ils appartiennent à la section 2 des chiens leveurs et broussailleurs. Enfin, le barbet et le chien d’eau romagnol (Lagotto Romagnolo) sont des chiens d’eau (section 3).

Ramené de Terre-Neuve en 1814, le labrador retriever est un chien anglais apprécié pour sa robustesse, son courage, sa bienveillance et son aptitude exceptionnelle pour la natation. Très dévoué à son maître, il possède également de nombreuses qualités qui font de lui un excellent chien de rapport.

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Le labrador retriever possède un épais sous-poil qui lui assure une bonne résistance aux intempéries. Il possède une robe jaune, noire ou marron. Les mâles pèsent entre 30 et 35 kg pour une taille variant entre 54 et 61 cm.

Le golden retriever est un chien de rapport qui pèse entre 28 et 32 kg pour les spécimens mâles et de 24 à 28 kg pour les femelles. La taille au garrot de celles-ci est comprise entre 51 et 56 cm, ce qui est légèrement inférieure à celle des mâles qui est comprise entre 56 et 61 cm.

Le golden retriever, dès son plus jeune âge a besoin d’une stricte éducation afin de pouvoir exprimer toute son intelligence. Il adore les environnements aquatiques dans lesquels il évolue avec plaisir.

Difficile de terminer cette liste sans une mention spéciale au springer qui est un chien de chasse emblématique pour le rapport. Ce chien au corps musclé et harmonieusement proportionné fait partie de la famille des épagneuls. Il mesure entre 48 et 53 cm pour un poids qui varie de 18 à 25 kg.

Le springer est reconnaissable à son museau long, ses babines tombantes et ses longues oreilles recouvertes de poils, en forme de lobes, qui descendent le long de sa tête. Son flair remarquable et son odorat affiné font de lui un excellent chien de rapport, très volontaire et n'ayant pas peur des ronces.

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Les chiens leveurs de gibier et d’eau appartiennent également au groupe des retrievers. L’un des plus illustres représentants de la section 2 des chiens leveur/broussailleurs est sans doute le cocker. Ce chien compact et musclé furète sans cesse lorsqu’il débusque sa proie. Malin et affectueux, il affiche un tempérament calme.

En ce qui concerne la section 3 des chiens d’eau, difficile d’en parler sans mentionner le barbet. Ce chien ancêtre du caniche affiche une robe noire, blanche, voire marron. Il a un tempérament des plus calmes, mais aime bien se dépenser à l’extérieur comme le chien sportif qu’il est. Le barbet est un nageur hors pair qui affectionne particulièrement l’eau.

Le dressage des chiens de rapport

La technologie aidant, une multitude d’outils de dressage ont été développés pour vous faciliter la tâche et accélérer le processus d’apprentissage. Avant de former votre chien au rapport, il lui faut un minimum d’éducation. Il devra donc réagir aux ordres basiques comme « debout », « assis », « couché ».

Chaque fois qu’il fait le geste attendu, vous pouvez le récompenser pour l’encourager. Une fois que votre chien maîtrise les bases, son dressage peut effectivement commencer. Mais retenez que ce processus nécessite de la rigueur et de la patience.

L’objectif est d’apprendre à votre chien à récupérer avec célérité et délicatesse le gibier. Dans cette optique, commencez par l’habituer à différents terrains. De même, profitez de son jeune âge pour l’habituer aux tirs. La meilleure façon de lui apprendre le rapport est par les jeux.

Ensuite, vous devez apprendre à votre chiot, les trois ordres fondamentaux pour un chien rapporteur à savoir : « Prends », « Rapporte » et « Donne ».

En définitive, les chiens de rapport sont très pratiques pour ramener les gibiers abattus. Toutefois, pour en tirer le meilleur, choisissez une race qui correspond à vos besoins.

« Avant de dresser un chien, il faut dresser le maître ! » Marc Zanardi, président d’ACCA de Champs-sur-Drac et heureux propriétaire de gascons saintongeois donne le ton. « Il faut du temps et multiplier les sorties. En moyenne, deux ans de travail assidu permettent d’avoir un chien qui tourne ».

Pour le grand-gibier, que l’on destine son chien à faire le pied ou à rapprocher, le dressage est identique. Le plus important est l’apprentissage du rappel : faire revenir son chien sur ordre. Certains utilisent des croquettes pour y parvenir mais les caresses suffisent.

Pour déclarer un chien (réveiller son instinct de chasse), la meilleure école pour Marc, c’est le parc d’entraînement (enclos où du gibier est élevé en captivité). Le jeune chien doit alors être accompagné d’un chien plus expérimenté.

Pour le créancer, c’est-à-dire le faire chasser qu’un seul type de gibier, le lièvre ou le sanglier en principe, il faut se montrer patient et tenace. Certains ont recourt au collier électrique mais Marc déconseille ce procédé.

Pour lui, c’est la première odeur de gibier que le chien capte qu’il mémorise. En effet, son flair contrairement à sa taille, n’est pas évolutif.

Pour travailler le rapprocher (remonter la piste retrouvée par le chien de pied pour aller jusqu’au gibier), la clef de la réussite est de multiplier les sorties en solitaire, tous les 15 jours dans l’idéal. Pendant la période de chasse, il y a plus de trafic d’animaux.

Commencez par rechercher avec l’aide d’un chien expérimenté la piste de l’animal convoité, le sanglier pour Marc. Une fois trouvée, mettez le jeune chien sur la voie et laissez-le remonter la piste. Si votre chien prend le change (piste d’un autre animal), tirez sur la longe et remettez-le sur la voie, voire retournez au point de départ, à la trace initiale.

« Pour créancer un chien, le maître doit être capable de reconnaître la trace de l’animal qu’il souhaite chasser. S’il n’est pas bon, le chien ne sera pas. Des fois l’odeur de gibier est si forte que le chien se trompe et prend la piste à contre sens, le maître doit être attentif pour remettre le chien sur la bonne voie » complète Marc.

Le maître doit aussi bien connaître le comportement du gibier recherché : « Contrairement au chevreuil qui est plutôt casanier, le sanglier lui, n’a aucune règle. C’est un vagabond. Il va où il y a de la nourriture.

Les chiens rapprocheurs sont de véritables athlètes. Ils sont capables de capter les odeurs les plus fugaces. Pour travailler leur concentration, Marc conseille de chercher le passage du gibier seul le matin puis de refaire la sortie l’après-midi avec le chien en apprentissage.

L’après-midi, les odeurs s’estompent. Certains chiens sont nés pour être des suiveurs, d’autres pour faire les pieds ou rapprocher. En général, un bon chien de pied est un bon rapprocheur.

La seule nuance, c’est que le chien de pied travaille à la longe et reste silencieux alors que le chien rapprocheur aboie lorsqu’il prend le pied. Le suiveur attend que les autres chiens donnent de la voix.

Marc emploie le même chien pour faire le pied et chasser. Son chien a bien discerné son travail : lorsqu’il porte le harnais, c’est le pied ; lorsqu’il a la cloche, la chasse est ouverte !

Marc avoue être particulièrement complice avec lui : « Quand on fait les pieds, il n’aboie pas mais son expression change lorsqu’il décèle un gibier. Il agrandit les yeux et tire fort sur la longe.

Si après tous ces conseils, vous ne vous sentez pas l’âme d’un dresseur et que vous ne trouvez personne pour vous accompagner, vous pouvez avoir recours à un professionnel.

Les différentes méthodes de chasse

La chasse à tir s’entend comme la chasse avec une arme : un fusil, une carabine ou un arc. Elle peut se pratiquer individuellement ou en groupe, sans chien, ou avec un ou plusieurs chiens. Tous les gibiers peuvent être chassés à tir.

Très répandue en France, la chasse individuelle concerne majoritairement la chasse du petit gibier. C’est la chasse de plaine par excellence, procurant de grandes émotions et de grandes joies.

Le chien d’arrêt (Braques, épagneuls, pointers, setters, griffons…) prend l’émanation du gibier, l’approche, le marque et l’arrête jusqu’à l’arrivée du chasseur.

La chasse avec chiens « leveurs de gibier » se pratique avec des chiens très vifs et très ardents comme le springer ou le cocker. C’est la chasse des bonheurs simples et paisibles.

Posté aux bords d’un étang, sans bouger, le chasseur attend que les canards viennent se poser. Des formes en plastique ainsi que des appeaux peuvent être utilisés.

La chasse à « la hutte » ou à « la tonne » consiste à faire poser les canards sur un plan d’eau, depuis un affût spécialement aménagé, afin de les tirer à portée. La « tonne » dans le sud-ouest (ou la « hutte » dans le Nord et la Picardie ou le « gabion » en Normandie) est une installation fixe ou flottante bien camouflée au bord d’un plan d’eau.

On se dissimule dans des secteurs fréquentés par les animaux. Ce mode de chasse permet l’identification précise de l’animal. Elle se pratique essentiellement au lever du jour ou au crépuscule, souvent du haut d’un affût (mirador).

A pied, on recherche et on approche le gibier. Le chasseur explore un territoire, seul, en silence et à bon vent, pour parvenir à portée de tir d’un animal. L’usage de jumelles permet une bonne identification de l’animal avant le tir.

Lorsque la meute est constituée de chiens courants, l’enceinte parcourue est beaucoup plus grande (plusieurs centaines d’hectares). Les chasseurs sont postés selon les passages des animaux, de façon régulière.

Parfois, le matin, quelques chasseurs font un repérage de la présence d’animaux. C’est ce que l’on appelle faire le « pied ». Cela peut également se pratiquer pour une chasse en battue.

La chasse dure souvent plus longtemps, le plaisir du chasseur est d’entendre les chiens « se récrier ». Les chiens courants sont en effet des chiens gorgés.

La battue, ou traque, désigne un espace qui est encadré par des lignes de chasseurs postés souvent à intervalles réguliers. A l’intérieur de la battue, des rabatteurs avec des chiens poussent le gibier vers les lignes de chasseurs.

On débusque le lapin de son terrier grâce à un furet. Le furet est un petit mustélidé, comparable au putois, élevé et dressé par le chasseur. Il est introduit dans les terriers de lapins.

La chasse à courre à cor et à cri, consiste à forcer l’animal avec des chiens que des veneurs, à pied ou à cheval, appuient de leurs cris et de sonneries de trompes et de piboles.

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