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La famille Fontaliran, brocanteurs de Montignac, met en vente l'extraordinaire collection de 240 armes historiques de leur père, ce jeudi 13 mars chez la célèbre maison d'enchères parisienne Drouot. Jean-Marc Fontaliran, décédé en 2001 à l'âge de 66 ans, était un antiquaire passionné d'armes à feu. Durant sa vie, il a amassé une impressionnante collection de pistolets de duel, tromblons, hallebardes et autres bicornes napoléoniens ou casques à pointe.

Un personnage haut en couleurs du Périgord noir

En Périgord noir, l'homme était connu comme un personnage haut en couleurs. Jean-Marc Fontaliran, et ses armes, dans un portrait publié dans "Elle" dans les années 80.

Sa fille, Anne-Laure, aujourd'hui âgée de 62 ans, nous entraîne à l'arrière du magasin : "C'était son stand de tir". Un trou dans le mur au fond d'une petite pièce, le patron du bureau de Poste à côté venait d'ailleurs parfois lui dire d'arrêter : "Le bruit faisait peur aux clients".

Elle dépeint son père comme un personnage haut en couleur, pas forcément très aimé parce qu'il était "très franc" et surtout, toujours armé : "Ils tiraient dans la rue, ils jouaient au ball-trap avec une sous-tasse en plein centre-ville. Moi, j'ai appris le lancer de couteau, et à tirer aussi. Le samedi c'était la messe, le dimanche le stand de tir". Il n'a jamais tué personne, "à part pendant la guerre !" Mais, "en général, on ne le contrariait pas."

"Il était toujours armé, avec deux revolvers Smith & Wesson à la ceinture, jusqu'à sa mort", se souvient Anne-Laure.

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La boutique de Montignac : un héritage familial

Les porcelaines de Chine et des vieux candélabres s'entassent jusque sur le sol du minuscule magasin, en plein centre-bourg de Montignac. La patronne Jacqueline, 86 ans, en chandail et lunettes de soleil, montre un vieux fusil anglais - l'un des derniers vestiges de la collection de son défunt mari. "Tout est parti chez Drouot", explique Anne-Laure, sa fille.

"C'était sa boutique", explique sa veuve Jacqueline assise sur sa chaise dans le magasin : "À l'époque, il ne vendait que des armes, des montres et des monnaies. Le reste, il disait : c'est de la merde". Jacqueline Fontaliran tient toujours sa boutique aujourd'hui.

La constitution d'une collection exceptionnelle

Passionné d'armes depuis son enfance, qu'il avait passée à récupérer des armes abandonnées pendant la Seconde guerre mondiale, Jean-Marc Fontaliran avait constitué sa collection notamment dans les greniers des châteaux du Périgord.

Chez eux, sa veuve a gardé sa collection de centaines d'armes accrochée aux murs pendant des années. Son fils voulait en faire un musée. Jusqu'à un cambriolage il y a quelques mois.

Jacqueline a réalisé qu'il était compliqué de garder un tel arsenal : "J'étais prisonnière de cette collection. J'étais toujours sur mes gardes. Je vais être libérée maintenant".

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La vente aux enchères chez Drouot

La vente aux enchères de ces 240 armes de collection a lieu jeudi 13 mars à Paris chez Drouot. Les prix démarrent autour de 1.000 à 1.500 euros pour les plus petites armes, mais ils risquent de s'envoler : "Certains collectionneurs nous demandent depuis des années de leur vendre les armes, certains n'étaient pas enchantés qu'on la mette aux enchères", sourit Jacqueline.

Le catalogue de la vente est visible sur le site des commissaires-priseurs Audap & associés. Anne-Laure et Jacqueline Fontaliran, la fille et la veuve de l'antiquaire, devant leur magasin de brocante à Montignac.

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tags: #dordogne #armes #anciennes #vente

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