Les dégâts causés par le gibier, tels que les chevreuils, les biches, les cerfs et les sangliers, peuvent être considérables pour les cultures. Face à ce problème, divers outils et technologies ont été développés pour détecter et éloigner la faune sauvage.
Depuis 2021, AgriProTech propose une solution pour éloigner le grand gibier des cultures avec son effaroucheur sonore WildTrac®. Cet appareil est conçu pour protéger les parcelles cultivées contre les dommages causés par les animaux sauvages.
Un agriculteur en Bourgogne, également chasseur, témoigne : « Dans les grandes parcelles, il doit être posé à un endroit stratégique, comme à la jonction entre le champ et un bois. »
Selon Mélina Gourvennec d'AgriProTech, « WildTrac fait fuir aussi bien les gibiers que les oiseaux, sans multiplier les équipements chez les agriculteurs. » Elle rappelle également que la stratégie d’effarouchement doit être une combinaison multimodale de solutions, car les problématiques sont multifactorielles.
Il est conseillé de dissimuler le WildTrac® sous un filet de camouflage pour le rendre moins visible, surtout lors des nuits claires. L'effaroucheur WildTrac® peut également être utilisé au printemps pour protéger les semis ou en hiver pour éviter la présence des oiseaux dans les bâtiments.
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Les outils de détection de la faune sauvage ont considérablement évolué. Les jumelles sont couramment utilisées, suivies des systèmes de vision nocturne à amplification de lumière. Un nouvel outil sur le marché est la caméra thermique portable FLIR Scout série TS.
Contrairement aux autres systèmes de vision nocturne, les caméras thermiques n'ont pas besoin de lumière pour produire une image nette. Elles voient dans l'obscurité et ignorent le camouflage visuel.
Michele Costantini, photographe et journaliste suisse, a testé la caméra thermique FLIR Scout série TS et a constaté que même les animaux les mieux cachés deviennent visibles.
« Étant donné que la plupart de ces animaux disposent de très bonnes capacités de camouflage, nombre d'entre eux restent indécelables à l'aide de moyens traditionnels comme des jumelles ou des systèmes de vision à amplification de lumière. Cependant, avec une caméra thermique, même les animaux les mieux cachés deviennent visibles pour l'observateur », explique M. Costantini.
Les caméras thermiques portables de la série TS s'appuient sur la chaleur émise et non sur la lumière pour produire une image. Le détecteur thermique perçoit les infimes variations des émissions thermiques, convertissant ces informations en une image visible.
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La plupart des versions des caméras thermiques série TS fournissent un champ de vision de 24º, associant une portée excellente à une bonne capacité de perception des situations. Avec une caméra thermique portable FLIR série TS dotée d'une résolution de 320 x 240 pixels, un cerf peut être repéré à environ 450 mètres, et ce dans l'obscurité totale.
M. Costantini estime que durant la journée, les chasseurs ou les passionnés de faune sauvage doivent continuer à emporter des jumelles en plus d'une caméra thermique.
Des détecteurs de faune peuvent assurer une continuité écologique, tout en limitant les accidents de la route. Ces systèmes combinent la technologie infrarouge avec des caméras couleur pour détecter la présence d'animaux près des routes.
Une expérimentation a montré une réduction significative des accidents après l'installation de ces détecteurs. L’une des difficultés consiste à rendre le système efficace en forêt, où la chaleur d’un animal est moins facile à détecter.
Selon Neavia Technologies, les détecteurs fonctionnent en forêt sous certaines conditions, permettant de détecter les traversées de faune même en zone boisée.
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En complément des technologies de détection, plusieurs autres méthodes sont utilisées pour prévenir les dégâts causés par le gibier :
La pose de clôtures électriques autour des parcelles viticoles apparaît comme un bon moyen de limiter l'impact des sangliers sur les cultures. La plupart des fédérations départementales aident les viticulteurs à s'équiper en mettant à disposition le matériel nécessaire ou en subventionnant une partie de ce matériel.
« En fonction des situations, les vignerons se protègent du chevreuil, des sangliers, des lapins mais aussi des ragondins. L'investissement varie de 1 800 euros à 3 000 euros en fonction de la superficie protégée, mais avec un taux de réussite d'environ 90 % », explique Eric Bourgoin de la société JEP.
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