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Le rechargement de munitions est une science précise où chaque composant joue un rôle crucial. Parmi ces composants, le culot de la douille, en particulier pour le calibre .308 Winchester, revêt une importance particulière. Cet article explore les dimensions du culot de douille 308 Hornady, son influence sur la balistique et le rechargement, ainsi que des incidents potentiels liés à des erreurs de chargement.

Influence du coefficient balistique (CB)

Le coefficient balistique (CB) est un indicateur de la performance d’une ogive lors du tir, à maintenir sa vitesse, sa trajectoire et sa résistance aux vents latéraux. Le CB dépend de la masse, du diamètre, de la forme (sécante, tangente, hybride) et de la longueur de l'ogive. La vitesse joue un rôle primordial : si l'ogive maintient bien sa vitesse initiale, elle ira plus loin car elle décélérera moins vite.

Pour minimiser la résistance engendrée par la traînée, il est préférable d'utiliser une ogive avec un profil avant sécant et un profil arrière conique (BT ou Boatail). En Europe, le coefficient balistique varie de 0,000 à 1,0. Un coefficient de 0,250 est moins efficace qu’un coefficient de 0,550. Plus le coefficient balistique est élevé, plus l'ogive ira loin avec une trajectoire plus tendue.

Les modèles de calcul actuels se basent sur des projectiles standardisés, numérotés de G1 à G8. L’idée est de ne pas refaire des calculs complexes pour chaque nouveau projectile, mais de se « raccorder » à un des projectiles standardisés. La principale force qui s’applique sur le projectile en vol est la traînée, pour laquelle on a besoin d’un coefficient de traînée à incidence nulle (CD0). Chaque projectile standardisé a une courbe de coefficient de traînée en fonction du nombre de Mach qui lui est propre. Grâce au coefficient balistique, on se raccorde à une courbe existante.

L’industrie est encore fortement orientée vers le standard G1, plus accessible financièrement. Néanmoins, pour le tir longue distance, le projectile G7, plus allongé et avec un rétreint conique à l’arrière, est plus pertinent. Le G7 est rarement publié par les fabricants de munitions, mais est souvent utilisé par les fabricants d'ogives de qualité comme Berger VLD, Lapua Scenar et Scenar-L, ainsi que certaines Sierra SMK et Hornady ELD Match.

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Balistique interne et externe

Lorsque la détente est pressée et que l'amorce éclate, la flamme allume la charge de poudre. La pression générée par la combustion va pousser sur la paroi de l'étui, le déformant jusqu'à ce qu'il s'applique contre la paroi de la chambre. Les gaz vont ensuite pousser le projectile dans le canon. Un projectile lourd, solidement maintenu dans le collet de la cartouche, accentue le confinement de la poudre, accélérant la combustion.

Le projectile entre ensuite dans le canon et s'imprime de la rayure, ce qui le met en rotation. Cette rotation stabilise l’ogive pendant son vol, grâce à l'effet gyroscopique. La formule de Miller permet de déterminer un coefficient de stabilité en tenant compte de la longueur, du poids, du diamètre et de la vitesse de rotation de l'ogive.

Plus le canon est long, plus la poudre a le temps de se consumer, générant plus de pression et de vitesse à la bouche. Toutefois, il y a des limites à la longueur du canon, car la pression derrière le projectile doit toujours être supérieure à la pression devant lui.

Une fois le projectile sorti du canon, il est soumis à la gravité et à la traînée de l’air. L'air ambiant immobile crée une "percussion initiale" et une "onde de choc" qui peuvent déstabiliser le projectile. Un air froid et dense freine plus rapidement le projectile qu'un air chaud et moins dense, influençant ainsi la portée.

La forme du projectile influence sa stabilité en vol. Un projectile classique a son centre de gravité derrière le centre de pression, le rendant statiquement instable. Pour le stabiliser, il faut lui imposer une vitesse de rotation autour de son axe longitudinal, réalisée grâce aux rayures du canon. Au contact de l'air, le projectile dévie de sa trajectoire dans le sens de sa rotation. Cette déviation est influencée par le sens des rayures du canon.

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Il est clair qu'un projectile capable de conserver sa stabilité tout au long de son vol ira plus loin et sera plus précis. La capacité d'une ogive à rester stable lors du passage de la vitesse supersonique à la zone transsonique est cruciale. Une vitesse de rotation gyroscopique peu élevée dans la zone transsonique augmente la précession et la nutation, rendant l'ogive plus sensible aux perturbations climatiques.

Rechargement et choix des composants

Pour les novices, il est préférable de commencer avec des munitions manufacturées de bonne qualité, de type HPBT, qui offrent déjà des résultats à longue distance. Ces munitions de qualité HPBT présentent des écarts de vitesse de l’ordre de 9 m/s à 12 m/s pour les meilleures.

Lors du rechargement, il est essentiel de choisir des étuis de qualité ayant une bonne densité de matière et de former un lot de munitions identique : même marque d’étui, même marque et modèle de projectile, même marque et modèle d’amorce, même marque et type de poudre. La charge idéale permet de tirer le meilleur parti d’une arme, en tenant compte de la valeur de la chambre et de l’état d’usure du canon.

Le rechargement permet de disposer d’une large plage de vitesses initiales et d’un vaste choix de composants, offrant la possibilité de régler la cartouche pour obtenir une excellente précision. Cela peut passer par le choix d’une poudre différente, d’une longueur hors tout de la cartouche adaptée à la configuration de la chambre et du canon, ou par des changements de type d’amorce.

Incidents et erreurs de chargement

Des incidents peuvent survenir lors du rechargement, comme l'insertion accidentelle d'une cartouche de calibre incorrect dans une arme. Un exemple est celui d'une douille de .243 Winchester marquée .243, retrouvée dans une boîte de .308 Winchester. Bien que l'inverse (une balle de .308 dans une .243) soit impossible en raison du diamètre, une erreur comme celle-ci peut être dangereuse.

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Il est crucial de toujours vérifier les munitions avant de les utiliser, même dans une boîte neuve. L'erreur peut provenir d'un vendeur qui a sorti des balles pour les montrer à un client et ne les a pas remises dans la bonne boîte.

Dimensions et spécifications des douilles

La douille est l'élément de munition le plus onéreux mais aussi le seul que l'on peut réutiliser. Elle est fabriquée par étirements successifs d'un flan ou d'un cylindre métallique. La douille comprend :

  • Le collet : Partie travaillant le plus lors des tirs et rechargements successifs.
  • Le corps
  • Le culot : Partie qui accueille l'amorce et porte les inscriptions de la munition (calibre + fabricant).

Il existe différents types de douilles, comme les douilles à bourrelet ou demi-bourrelet, utilisées pour les cartouches de revolvers. Les douilles sont fabriquées selon les standards SAAMI.

Tableau des fabricants de douilles

Fabricant Calibres disponibles
Federal Nombreux calibres, y compris .308 Win
Fiocchi Nombreux calibres, y compris .308 Win
Geco Nombreux calibres, y compris .308 Win
GGG Nombreux calibres, y compris .308 Win
Hornady Nombreux calibres, y compris .308 Win
Lapua Nombreux calibres, y compris .308 Win
Magtech Nombreux calibres, y compris .308 Win
Norma Nombreux calibres, y compris .308 Win
RWS Nombreux calibres, y compris .308 Win
Sako Nombreux calibres, y compris .308 Win
Sellier Bellot Nombreux calibres, y compris .308 Win
Winchester Nombreux calibres, y compris .308 Win
Starline Nombreux calibres, y compris .308 Win
Weatherby Nombreux calibres, y compris .308 Win

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