Dans les années 1960, l'acquisition d'une carabine 22 long rifle en France était bien différente d'aujourd'hui. La vente d'armes était plus libre, et il était même possible de trouver des armes et des munitions dans des endroits inattendus, comme les hypermarchés ou les fêtes foraines.
Dans les années 60, début 70, on trouvait des armes dans les hypermarchés de l'époque.
Un magasin "corvette", équivalent d'un Intermarché d'aujourd'hui, faisait ça, la vente était libre et c'était un créneau saisonnier porteur.
Un rayon entier se garnissait d'armes, munitions et vêtements de chasse au moment de l'ouverture, et ça durait jusqu'en Octobre / novembre, ensuite le rayon était affecté à d'autres thèmes.
On pouvait y voir du Beretta (semi - autos de la série 300 et superposés), du Manufrance (rapid, Robust), du Remington et bien d'autres marques.
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Imaginez aujourd'hui sortir du Leclerc avec dans son chariot flingue et munitions!
Début années 70, il était possible d'acheter régulièrement des cartouches aux galeries Lafayette, elles étaient rouge, en carton ciré, avec un obturateur en liège portant le numéro de plomb.
Plus tard, seul Décat proposa des armes en dehors des armureries, jusqu'à ce qu'une affaire de vol de grande envergure dans un grand Décathlon mette fin à la chose.
La législation s'est alors durcie, ce qui est heureux car à l'époque on achetait un 12 comme un paquet de café.
La psychose de l'insécurité gagne de plus en plus profondément le corps social.
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Aujourd'hui, seuls les chasseurs (et les tireurs sportifs) sont légitimement autorisés à acquérir, détenir, porter et transporter une arme, sous réserve expresse d'être détenteur et porteur des documents requis, le permis de chasse et sa validation, où la licence de tir, tout ceci valant titre obligatoire de port et de transport en conditions restrictives et motifs dûment justifiés.
Pour tout déplacement en saison et hors-saison avec arme, pensez à prendre votre permis de chasse avec son volet de validation N ou N - 1.
Jusque dans les années 80 environ, il était possible d'aller au Mammouth pour prendre son stock de cartouches pour le ball-trap du week-end; ensuite les grandes surfaces devaient avoir un local adapté et fermé pour les armes et les munitions.
Décathlon a cessé de vendre des armes en mars 2003, et maintenant il faut se tourner vers les magasins terre et eau qui appartiennent également au groupe Décathlon (oxylane).
On pouvait en gagner dans des loteries dans les fêtes foraines également.
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Au début des années 80 à la fête de Bretenoux (lot) une personne a gagné un calibre 12 superposé dans une loterie.
Les stands de tir utilisaient probablement du 6 m/m bosquette ou Flobert à percussion annulaire, ou peut-être aussi du 22 court, mais à l'époque on n'était pas trop regardant et les gens qui tenaient ces stands avaient une interprétation et application de la loi plutôt élastique.
Il y avait des carabines dites " de tir de foire " dédiées à ça, certaines étaient chromées, avec un système de fermeture dérivé du Warmant, clé top - lever sur dessus qui actionnait une culasse sur rails, un peu comme un système de fusil à canon fixe.
Il y avait même du fusil de calibre 12 dans ce type de stand, à chiens et à canon raccourci, chargé à très petite grenaille, et d'une munition un tantinet anémiée.
Le jeu consistait d'un coup unique à enlever tout le rouge d'un carton à 5 / 6 mètres, mais c'était illusoire, le trou était soit un peu à gauche, soit un peu à droite, soit trop dispersé pour opérer un orifice dans la cible et dépendait grandement du chargement de la cartouche maison.
Aucun secret une fabrication tout acier restera toujours de meilleure qualité et durabilité dans le temps.
Les matériaux modernes peuvent surprendre par leur résistance mais en tout état de cause ils ne sont pas donnés.
Attention aux armes pas chères réaliser comme les Walther PPQ par exemple l'alliage utilisé pour la culasse est du Zamak.
Les armes alliage peuvent être de bonne qualité quand des matériaux sérieux sont utilisés.
Le PP est un modèle standard, mais culasse en acier usiné.
Il est préférable d'investir dans une arme de qualité, plutôt que dans 2 ou 3 en Zamac.
Le Walther PP 22 lr est précis à 25m car le canon est fixé sur la carcasse, pour le loisir c'est super.
Le PPK a un canon plus court donc plutôt recommandé pour la défense.
Le tableau récapitulatif des armes existantes dans les approvisionnements au 1er Janvier 1955 est le suivant :
| Arme | Quantité |
|---|---|
| Pistolets Automatiques | |
| PA 7,65 court | 74 950 |
| PA 7,65 long | 7 421 |
| PA de 9mm allemands | 553 |
| PA de 9mm Mle 50 | 354 |
| PA US cal 45 | 3 200 |
| Total | 169 481 |
| Pistolets Mitrailleurs | |
| 7,65 long | 627 |
| US cal 45 | 48 111 |
| Allemands et Anglais 9mm | 58 |
| PM MAT 49 | 207 |
| Total | 346 972 |
| Fusils | |
| Fusils 36 et 36 CR 39 | 185 444 |
| Fusils 36/51 | 19 437 |
| Carabines US | 186 542 |
| Fusils US cal 30 | 369 371 |
| FSA 49 | 21 438 |
| FSA US cal 30 M1 | 237 703 |
| Armes de 8mm | 236 608 |
| Armes Allemandes de 7,92 | 138 497 |
| Total | 1 395 040 |
| Fusils Mitrailleurs | |
| FM 24/29 | 23 530 |
| US Cal 30 | 20 597 |
| Total | 44 127 |
| Mitrailleuses | |
| cal 8mm Mle 14 | 8 025 |
| cal 7,5 Mle 31 | 4 303 |
| US cal 30 | 15 554 |
| US cal 50 | 22 768 |
| Total | 50 650 |
En 1955, aucune arme longue n'était disponible en quantité dans ce calibre, la fabrication du FN FAL venant juste de débuter, le M14 n'arrivant qu'en 1957 le Cetme modèle C en 1958 et le G3 en 1959.
Si on regarde de plus près, on constate que l'armée française disposait en janvier 1955 de 1 395 040 fusils, dont 226 319 chambrant la cartouche de 7.5mm modèle 29, 236 608 chambrant la munition de 8mm modèle 1886, 138 497 celle de 8mm Mauser, et 606 874 fusils tirant la cartouche de 7.62X63, nommée .30 rifle par les américains et 7.62 par l'armée française.
Si on tiens également compte du fait que près de la moitié des FM sont des BAR, et que plus de la moitié des mitrailleuses sont des Browning de .30, il n'y a guère de doute qu'un pays en pleine reconstruction ne pourrait se permettre d'envisager de se rééquiper entièrement à neuf.
En revanche, il est plausible, qu'anticipant l'adoption par les USA et d'autres pays de l'alliance Atlantique, de nouveaux modèles d'armes utilisant le nouveau calibre, les rédacteurs de ce rapport souhaitaient remplacer leurs Hotchkiss 1914, leurs Lebel, et autres MAS49, par des US17, US 1903, M1 Garands et autres mitrailleuses de .30, achetés à bon prix aux pays souhaitant passer au nouveau standard.
Ils ne seront finalement pas écoutés, et la France continuera d'utiliser trois calibres de fusils jusqu'à la fin de la guerre d'Algérie, et probablement même, beaucoup plus longtemps encore...
Pour le collectionneur, c'est sûrement vrai, mais pour les responsables de la logistique, quel foutoir. Il devaient faire fabriquer pas moins de 4 calibres d'armes de poing/PM et 5 calibres d'armes d'épaule, et ensuite, les distribuer aux bonnes unités au bon moment. Parce qu'il ne faut pas croire que tous les Lebel, les Mausers et les Berthier, étaient en stock de mobilisation.
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