La Manufacture d'Armes et Cycles de Saint-Etienne, plus connue sous le nom de Manufrance, est une entreprise française emblématique fondée en 1885. Elle a marqué l'histoire industrielle française par son innovation et la diversité de ses produits, allant des armes aux cycles, en passant par les articles de maison et de loisirs.
C'est en 1885 qu'est née la Manufacture d'armes et cycles de Saint-Etienne. Des armes, des cycles, des cannes à pêche et des machines à coudre sont fabriqués dans les ateliers français. Les matériaux sont achetés en France et travaillés avec expertise selon la devise de l'entreprise "Bien faire et le faire savoir".
Cette manufacture, appelée à devenir un des fleurons de l'industrie stéphanoise, fut créée en 1885 par E. Mimard, commerçant, et P. Blachon, armurier. Elle était implantée place Villeboeuf, au bas du Cours Fauriel, dans les locaux de l'entreprise d'armes Martinier-et-Collin.
La manufacture se développe rapidement, et l'augmentation de la production interne fait que les ateliers deviennent insuffisants. Les deux associés, devant le succès de leur entreprise, décident d'édifier une usine modèle. Ils font appel à Léon Lamaizière, architecte de la ville depuis 1874. Celui-ci décide de reproduire un module architectural le long du Cours Fauriel en 1893-94. Par le rythme régulier de ses façades sur une longueur de 115 mètres, la manufacture devient un palais industriel.
Sa modernité vient de l'emploi de l'électricité, la Centrale Energie construite en 1902 est le coeur de toute l'installation. La première phase de construction de la Manufacture débute en 1893. Elle devient la Manufacture Française d'Armes et Cycles de Saint Etienne en 1909, puis Manufrance. Avec la construction du grand hall d'administration en 1910, Mimard réorganise l'usine d'un point de vue administratif et industriel. Ainsi apparaît en 1916 "l'usine à étages" construit par Léon Lamaizière, avant la fin de sa collaboration avec le commanditaire en 1919.
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Reprise dans les années 1980, Manufrance continue aujourd’hui de fabriquer des articles à son nom, mais cette fois-ci uniquement par des partenariats avec des fabricants français. Elle développe ainsi des collections pour la maison, l’extérieur, la nature, les loisirs, etc… grâce à son bureau d’étude.
Les produits Manufrance sont confectionnés dans des ateliers français partageant ces mêmes valeurs et cette passion du « Made in France » appréciée de tous y compris au-delà de nos frontières. Manufrance s’engage auprès de ses clients avec des articles et matériaux de haute qualité, et ce grâce au savoir- faire français.
Acheter des produits fabriqués en France, c’est donner du travail à notre territoire. Les produits siglés Manufrance sont des articles de qualité, durables et authentiques, manufacturés en France. Leurs partenaires sont choisis pour leur engagement et le respect des valeurs du « Made in France ».
Manufrance est fière de mettre en valeur le « Fabriqué en France » ! La philosophie Manufrance : notre pays est doté d'une multitude de savoir-faire portés par nos entreprises et nos artisans. Manufrance vous fait connaître cette richesse en créant et en réalisant des articles pour la maison, la nature et les loisirs verts. Nos collections d'articles sont siglées Manufrance.
Grâce à une force de conviction à toute épreuve, à la mise en place de matériel évolué à la pointe de la technologie et au savoir-faire d'artisans passionnés, Manufrance s'est fait une place de choix dans le cœur des français.
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Les coffres à munitions Manufrance anciens sont des objets de collection prisés, car ils témoignent du savoir-faire de l'entreprise et de son rôle dans l'histoire de l'armurerie française. Ces coffres étaient conçus pour protéger et transporter les munitions, et leur fabrication reflète l'attention portée à la qualité et à la durabilité.
Si l'offre s'est multipliée au fur et à mesure des années, la qualité a toujours été la même. Les produits vendus par Manufrance sont fabriqués en France pour la grande majorité. Lorsque ce n'est pas le cas, les articles sont repérés du logo Manufrance Produits du Monde .
Différentes catégories se détachent :
Paris fut, indéniablement, une capitale armurière avec ses grands noms : Lepage, Lefaucheux, Vidier, Modé, Flobert, Devisme, Houllier-Blanchard, Léopold Bernard, Gastinne-Renette et tant d’autres… Sur place, il se fabriquait des bascules, des canons, des crosses, et l’on y inventait même de nouveaux mécanismes d’armes à feu. Les armuriers faisaient aussi venir des armes de Saint-Etienne et de Liège.
De nos jours, plus aucune arme de fabrication récente ne porte le poinçon de Paris. Cet article ne donne qu’un aperçu des commerces d’armes qui existèrent à Paris, tellement ils furent nombreux. Vers 1900, il existait plus de 120 de commerces dans le secteur de l’armurerie dans Paris intra-muros.
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Au XIXe siècle, la fabrication des armes militaires légères (fusils et pistolets) ne peut demeurer en dehors des progrès de la Révolution industrielle. Elle fait donc l’objet d’un processus de mécanisation qui est également une aventure humaine. En fait, de 1850 à 1870, soit quasiment au cours du Second Empire, les responsables militaires et politiques sont confrontés à un double défi.
Il importe d’une part de doter l’armée d’un fusil moderne, car l’on est dans une période d’intense innovation technique. Il faut, parallèlement, passer d’une production essentiellement manuelle, assurée par des armuriers qualifiés, à une production mécanisée, fondée sur un recours systématique aux machines-outils.
À l’issue des guerres de la Révolution et de l’Empire, la modernisation de l’arme vise un triple objectif : supprimer les ratés au départ du coup en remplaçant la platine à silex par une platine à percussion, obtenir un tir précis à longue portée grâce à l’adoption du canon rayé et de balles profilées en lieu et place du canon à âme lisse tirant des balles rondes, et enfin accroître la cadence de tir en recourant au chargement par la culasse et non plus par la bouche.
En 1864, le conflit prusso-danois démontre la supériorité des fusils à chargement par la culasse sur ceux à chargement par la bouche. Face au conservatisme des milieux militaires, Napoléon III, partisan avéré de l’innovation, pousse alors le Comité d’artillerie dans la voie de la modernisation.
Ce dernier réalise ainsi une étude systématique de l’armement des grandes puissances, au terme de laquelle sont fixées les conditions à remplir par le fusil futur de l’armée française : chargement par la culasse, utilisation d’une cartouche portant son amorce, projectile d’un calibre compris entre 9 et 12 mm, présence d’une hausse graduée, dimension et poids comparables à ceux de la carabine de chasseurs et enfin entretien et maniement aisés.
La victoire de la Prusse sur l’Autriche en 1866 conduit à adopter (dans une certaine urgence) le système Chassepot, premier modèle réglementaire français véritablement moderne, qui répond globalement à ce cahier des charges.
Normaliser la production en recourant à des machines pour assurer l’exacte reproduction des pièces (et donc leur parfaite interchangeabilité) est une idée déjà ancienne, mise en avant par Honoré Blanc, mais alors très incomplètement, et surtout très imparfaitement réalisée. Le processus retenu porte en effet seulement sur la platine du fusil modèle 1777 et exige une finition manuelle à la lime.
Désireux de mettre le plus largement possible ce concept en pratique, les États-Unis décident en 1814 de réaliser une arme individuelle dont les pièces seront réellement interchangeables. Ils y parviennent finalement avec le fusil modèle 1842. En France, en revanche, le procédé d’Honoré Blanc, d’un coût plus élevé que la fabrication artisanale, est abandonné, si bien que la production demeure, pour l’essentiel, manuelle.
En 1855 intervient un événement déterminant. Le Royaume-Uni, qui se penche sur la question de la fabrication mécanique des armes de guerre, envoie une commission d’officiers étudier le système américain. Finalement, Londres achète machines et procédés en usage dans l’Union, afin de créer la première manufacture d’État anglaise susceptible de produire annuellement 120 000 armes.
L'histoire du fusil Perfex de Manufrance est un sujet de discussion animé parmi les passionnés d'armes à feu. Certains utilisateurs louent sa fiabilité et sa précision, tandis que d'autres signalent des incidents de tir et des problèmes d'éjection.
Voici quelques points clés concernant le Perfex :
Il faut en convenir, la cinématique de cette arme n'est pas aboutie. Pourquoi certains fonctionnent parfaitement et d'autres ont des incidents de tir (mystère..). Ce manque de fiabilité se traduit immanquablement par une perte de confiance. En action de chasse, la crainte de ne pas pouvoir doubler. En effet, le problème d'éjection et d'alimentation se produit souvent entre la première et la deuxième cartouche.
Certains utilisateurs ont constaté que le remplacement de la valve des gaz par une valve auto-réglable peut améliorer la fiabilité du Perfex.
Voici un tableau récapitulatif des points forts et des points faibles du fusil Perfex :
| Points forts | Points faibles |
|---|---|
| Léger et agréable au tir | Fiabilité variable |
| Canon d'excellente qualité avec des groupements exceptionnels | Problèmes d'éjection et d'alimentation |
| Nécessite un entretien régulier |
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