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L'histoire de la fabrication d'armes et de munitions est complexe, intimement liée aux évolutions technologiques, aux conflits et aux réglementations. Cet article explore différents aspects de cette industrie, en se penchant sur des exemples concrets et des situations spécifiques.

La Société d'Application des Procédés Lefebvre : Un Exemple d'Entreprise en Difficulté

La Société d’Application des Procédés Lefebvre (SAS), immatriculée sous le RCS Alençon 329 107 213, est une entreprise spécialisée dans la fabrication, la vente et la réparation d’armes à feu, d’accessoires de chasse, de tir et de défense, de maintien de l’ordre et d’intervention, ainsi que dans la coutellerie. Son activité comprend également la vente d'armes à feu, d'accessoires de chasse, de tir et de défense, de maintien de l'ordre et d'intervention.

Difficultés Financières et Procédures Judiciaires

Malheureusement, l'entreprise a rencontré des difficultés financières ces dernières années. Le 30 avril 2024, le tribunal de commerce d’Alençon a prononcé le redressement judiciaire de la Société d’Application des Procédés Lefebvre (SAS). La date de cessation des paiements a été fixée au 30 avril 2024. Les créanciers étaient invités à déclarer leurs créances auprès du mandataire judiciaire ou sur le portail électronique prévu par les articles L.814-2 et L.814-13 du Code de commerce dans le délai de 2 mois à compter de la publication au Bodacc.

Toutefois, le 28 octobre 2024, le tribunal de commerce d’Alençon a prononcé la liquidation judiciaire de la Société d’Application des Procédés Lefebvre (SAS). Le 5 novembre 2024, le tribunal de commerce d’Alençon a arrêté le plan de cession totale de la liquidation judiciaire de la Société d’Application des Procédés Lefebvre (SAS). Suite à cet événement, une mise en activité de la société a eu lieu suite à l'achat du siège et de l'établissement principal pour un montant de 105 000,00 euros.

Évolution de la Direction

La Société d'Application des Procédés Lefebvre a connu plusieurs changements dans sa direction au fil des années :

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  • Président en 2008: LEFEBVRE Jean-Pascal
  • Président en 2016: MANUSHI Emilie né(e) LEFEBVRE
  • Président en 2019: LEFEBVRE Emilie
  • Directeur général en 2020: LEFEBVRE Emilie
  • Président en 2020: VPH (SARL)

La Situation des Armuriers à Saint-Étienne

Saint-Étienne a longtemps été un centre important de fabrication d'armes en France. « On était 175 dans le quartier au temps des belles heures de l’armurerie stéphanoise. Il fallait voir ces blouses vertes qui couraient dans tous les sens. »

Aujourd'hui, seuls quelques artisans perpétuent cette tradition. Ils ne sont plus que quatre aujourd’hui, dont trois, issus de l’école stéphanoise, dans la rue des Armuriers. Ils y font un peu figure de derniers des Mohicans.

Christian Chevaly (49 ans), a pris la succession de son père en 1993. Ce dernier, un ancien de Manufrance, avait créé son armurerie avec deux associés. Christian se consacre aujourd’hui à la transformation, la personnalisation d’armes, ainsi qu’à la restauration d’armes anciennes. Certaines pièces ont d’ailleurs intégré le musée stéphanois.

Richard Chavot (47 ans), installé depuis 1984, a été le plus jeune artisan stéphanois à l’âge de 19 ans. Il effectue essentiellement de la réparation.

Jacques Vernhet (54 ans), a travaillé pendant huit ans chez Georges Granger, un des derniers fabricants de fusils à platines. Employé ensuite chez Rivolier pendant dix-sept ans, il s’est mis à son compte en 1999.

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Un Métier en Déclin

Le trio de la rue des Armuriers au 17, 23 et 25, est unanime lorsqu’il s’agit d’évoquer un métier « en chute libre ». « Avant, on effectuait plus d’une centaine de réparations par mois. Actuellement, nous en sommes en la moitié. Quant à la fabrication, quand on a quatre commandes par an, c’est bien le bout du monde. Et une arme, cela représente en moyenne une centaine d’heures, sans compter la gravure, réalisée ensuite par un autre artisan. »

À cela, plusieurs explications dont une, essentielle : « De moins en moins de chasseurs, de gibier et de tireurs. En 2010, il y a eu plus de 600 permis en moins dans la Loire. Il ne faut pas oublier qu’une saison de chasse coûte cher, environ 1 000 euros avec le permis, l’entretien du chien et les assurances. L’arme est devenue taboue et les chasseurs sont diabolisés. Ce ne sont pourtant pas les délinquants qui viennent acheter ou faire réparer leurs armes chez nous ! »

Réglementation Sévère

Autre sujet qui fâche les armuriers, une réglementation des armes très sévère : « Il est de plus en plus difficile de détenir plusieurs armes, y compris pour les collectionneurs. Chaque année apporte son lot de nouvelles obligations et paperasses à n’en plus finir. »

Solidarité et Divergences

Pour le bon côté des choses, les trois armuriers sont parvenus à tisser des liens amicaux. Chacun avec sa spécificité, ils sont plus complémentaires que concurrents : « Il y a eu une période très critique voilà une dizaine d’années, avec des anciens qui ne raccrochaient pas vraiment et continuaient à bricoler dans leurs garages. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. »

Un point cependant les divise : le salon d’Armeville. Seul Christian Chevaly est présent : « Le salon est tombé dans les oubliettes en 98. Avec la coupe du Monde, cela faisait deux gros événements, un de trop. J’ai fait partie de ceux qui souhaitaient qu’il redémarre. Saint-Etienne demeure la capitale historique de l’arme et on est en train de se saborder. Je pense qu’il est important de montrer qu’on existe encore, même si ça me coûte plus que ça me rapporte de prendre un stand. »

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Richard Chavot et Jacques Vernhet ont un tout autre discours : « 1 500 euros le stand, vous vous rendez compte de ce que cela coûte à un petit artisan ? Sans parler de gratuité, il pourrait y avoir un geste pour les petits artisans. Ce n’est pas le cas.

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