Le calibre 9mm est omniprésent dans le monde des armes à feu. De son nom complet 9mm Parabellum, il est devenu le standard pour les forces de l'ordre, les militaires et les tireurs sportifs à travers le monde. Conçu au début du XXe siècle par Georg Luger, il a su s'imposer grâce à un équilibre parfait entre puissance, recul gérable et capacité des chargeurs.
La 9mm Parabellum, ou 9mm Luger, a été développée pour le pistolet du même nom. Son succès rapide est dû à sa conception ingénieuse. La munition 9mm offre une vitesse et une énergie suffisantes pour une efficacité redoutable, tout en générant un recul modéré. Cela permet un tir rapide et précis, idéal pour les pistolets automatiques.
Les dimensions de la balle 9mm et de la cartouche sont normalisées, garantissant une compatibilité avec une grande variété d'armes. Un pistolet 9mm, comme le célèbre Glock, est capable de tirer des munitions de marques différentes sans problème, ce qui n'est pas le cas pour tous les calibres.
Le calibre 9mm est polyvalent. Il est le choix par excellence pour le tir sportif de loisir ou de compétition en raison de son recul modéré et de son faible prix. Le 9mm est également le calibre de référence pour les forces de police et l'armée. Il est le parfait compromis entre la capacité d'un chargeur, le recul et la puissance d'arrêt.
Pour la défense personnelle, de nombreux pays autorisent l'utilisation du 9mm. Il offre un équilibre entre le pouvoir d'arrêt et la capacité à enchaîner plusieurs tirs. Une comparaison est souvent faite entre le 9mm ou 45. Le 45 ACP est plus lourd et a un plus gros pouvoir d'arrêt, mais le 9mm a moins de recul et offre plus de précision et de cartouches dans le chargeur.
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L'omniprésence du 9mm a fait baisser son prix. Les munitions de ce calibre sont parmi les moins chères du marché. Elles sont largement disponibles et faciles à trouver, que ce soit chez un armurier spécialisé ou dans des magasins comme Decathlon.
La réglementation des armes de calibre 9mm est très stricte. En France, la plupart des armes de ce calibre sont classées en catégorie B et nécessitent une autorisation préfectorale pour leur détention. Il est essentiel de se conformer à la législation pour ne pas être dans l'illégalité. Le marché de l'arme 9mm est donc très contrôlé.
Voici un aperçu de quelques armes de poing couramment utilisées par les forces de l'ordre en France :
| Modèle | Type | Calibre | Capacité | Utilisateurs |
|---|---|---|---|---|
| Sig Sauer SP2022 | Pistolet semi-auto | 9 mm Parabellum | 15 coups | Police, Gendarmerie, Douanes |
| Glock 17 Gen5 | Pistolet semi-auto | 9 mm Parabellum | 17 coups | RAID, GIGN, Armée, Police municipale |
| Manurhin MR 73 | Revolver | .357 Magnum / 9 mm | 6 coups | GIGN, unités spéciales |
| HS Produkt XDM-9 | Pistolet semi-auto | 9 mm | 19 coups | Police municipale |
| Manurhin MR 88 | Revolver | .38 Special | 6 coups | Police municipale |
Depuis les années 2010, la majorité des communes françaises ont décidé d’armer leur police municipale. En 2025, environ 56 % des policiers municipaux sont équipés d’une arme de poing. Le choix du modèle est laissé à la mairie et varie en fonction des marchés publics et des budgets. Les armes les plus courantes incluent le revolver Manurhin MR 88, le Glock 17, le HS Produkt XDM-9, et le Sig Sauer SP2022.
Le décret permet également (articles 3 à 7) l’évolution des armes et des munitions utilisées par les policiers municipaux. Ceux-ci, ainsi que les agents de sécurité des services internes de la SNCF et de la RATP, sont désormais autorisés à porter des armes de poing de calibre 9 mm (type semi-automatique Sig Sauer, qui équipe la police et la gendarmerie nationales) , en plus des armes de calibre 7,65 mm et du revolver chambré de calibre 38 spécial autorisés jusqu’à maintenant.
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Le décret précise que, dans tous les cas, les seules munitions autorisées sont de type « expansif ». C’est la doctrine actuelle dans toutes les forces de l’ordre : les balles blindées de type perforant, utilisées naguère, sont aujourd’hui jugées trop dangereuses parce qu’elles peuvent faire des victimes collatérales par ricochet ou en traversant l’individu visé.
Huit mois après la promulgation de la loi du 22 mars relative à la prévention et à la lutte contre les incivilités, contre les atteintes à la sécurité publique et contre les actes terroristes dans les transports collectifs de voyageurs, le décret permettant l’application de l’article 20 de cette loi est paru ce matin au Journal officiel. Il fixe les règles permettant à plusieurs communes de mutualiser leurs polices municipales dans les réseaux de transport.
L’article 20 de la loi du 22 mars 2016 permet aux policiers municipaux d’une commune d’intervenir dans les transports sur le territoire d’une autre commune, à condition que soient réunies trois conditions : que les communes soient « contiguës », soient desservies par un réseau de transport, et que les maires des communes concernées aient signé une convention locale de sûreté. Le décret précise le contenu de la convention locale de sûreté.
La convention doit être approuvée par le préfet, ou par les préfets si elle concerne des communes se trouvant sur plusieurs départements. Le décret précise que « l’autorisation délivrée par le préfet précise expressément si l’agent est autorisé à porter une arme en dehors des limites de sa commune de rattachement ».
Les policiers municipaux, suite à une demande motivée du maire, peuvent être autorisés nominativement par le représentant de l’État, à porter une arme, sous réserve de l’existence d’une convention de coordination en cours de validité. Les conventions de coordination des interventions de la police municipale et des forces de sécurité de l’État précise les missions complémentaires prioritaires, notamment judiciaires, confiées aux agents de police municipale, ainsi que la nature et les lieux de leurs interventions, eu égard à leurs modalités d’équipement et d’armement. Elle détermine les modalités selon lesquelles ces interventions sont coordonnées avec celles de la police et de la gendarmerie nationales.
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Cette convention, prévue pour une durée de 3 ans et renouvelable par reconduction express, est obligatoire lorsque qu’un service de police municipale comporte au moins trois agents. Le délai de deux ans, octroyé aux communes par la loi du 27 décembre 2019, pour se conformer à cette obligation expire le 28 décembre 2021.
La loi du 25 mai 2021, dite loi de sécurité globale, s’inscrit dans la dynamique de mutualisation des agents de police municipale en assouplissant les conditions de sa mise en œuvre. En effet, si une telle mutualisation était limitée aux communes formant un ensemble de moins de 80 000 habitants, la loi du 25 mai 2021 supprime ce seuil. L’ensemble des communes pourront désormais mutualiser leurs services de police municipale, qu’elles appartiennent ou non à un EPCI.
La loi de sécurité globale offre également la possibilité aux communes limitrophes ou appartenant à une même agglomération ou à un même EPCI à fiscalité propre de former un syndicat de commune, afin de recruter un ou plusieurs agents de police municipale en commun, compétent sur le territoire de chacune des communes.
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