Nichée le long de la côte landaise, Capbreton rayonne par son charme authentique, qui en fait une destination de prédilection pour des vacances idylliques en France. Cette commune, autrefois port de pêche important, invite aujourd'hui les vacanciers à s'immerger dans une ambiance maritime unique.
Pour découvrir l’histoire de la ville de Capbreton, laissez-vous aller au fil de ses ruelles (1) aussi appelées « balènes » dont certains noms sont ceux des marins, maîtres et capitaines de navire ayant vécu ici. Poursuivez dans la rue piétonne du Général-de-Gaulle (2) appellée « Grand’rue » et admirez aux numéros 48 et 56, les deux maisons médiévales à encorbellement et colombages dénommées « Maisons des Anglais ». Tout proche se trouve la médiathèque « L’Écume des jours » en hommage à Boris Vian qui séjourna à Capbreton en 1940 et y rencontra son épouse Michelle.
Même si l’origine romaine est peu crédible (des traces archéologiques ont été trouvées il y a quelques années), l’histoire de Capbreton commence avec plus de certitude autour du XIIe siècle. Elle est très liée à l’Adour et l’océan : c’est avant tout une histoire de marins et de pêcheurs.
Longtemps, le poisson frais ou séché, conservé dans la saumure, était la base de l’alimentation locale. C’est dans une ordonnance de 1170, signée du vicomte du Labourd, qu’apparaît le nom de Capbreton pour un droit de passage vers Bayonne, car « l’Adour est ici » à ce moment-là.
Capbreton se développe entre les « fruits de la mer » et ceux de ceux de la vigne, reléguant Bayonne au second plan. Une lettre patente de 1302, la pièce la plus ancienne des archives capbretonnaises, l’atteste. Une église (Saint-Nicolas, comme à Labenne) est construite. Capbreton, alors l’avant-port de Bayonne, est en plein essor.
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Mais les fluctuations liées aux travaux pour déplacer l’embouchure de l’Adour impactent la dynamique de la commune. Le coup de grâce se produit en 1578, lorsque l’ingénieur Louis de Foix détourne l’Adour en faveur de Bayonne.
Les marins capbretonnais restent reconnus pour leurs campagnes de chasse à la baleine, les conduisant jusqu’à Terre-Neuve, où les amenant à affronter les pirates barbaresques en Méditerranée.
L’ensablement dunaire favorise la culture de la vigne sur le versant est des dunes. Il a fallu attendre Napoléon III pour voir l’aboutissement de projets d’évacuation du marais d’Orx par le Boudigau et voir renaître une dynamique à la cité marine, avec la célèbre estacade (construite en 1858) et son sémaphore, ainsi qu’un train (” le mache-cul ») la reliant à Bayonne.
Dans les années 1920, l’implantation d’une sardinerie, avec une main-d’œuvre venue de Bretagne, redonne un regain d’activité.
Au temps de son apogée (XVe et XVIe siècles), Capbreton comptait entre 2000 et 3000 habitants, population très importante pour l’époque. La ville était peuplée de marins, de négociants et d’armateurs tirant prospérité et richesse des pêches lointaines (morue et baleine de Terre-Neuve, touil des côtes africaines) et surtout du commerce florissant vers l’Espagne, le Portugal, les Flandres ou la Hollande de ses réputés et capiteux vins de sable et des produits de la forêt environnante (liège, poix, résine, planches de pin).
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En 1578, après de gigantesques travaux, l’ingénieur Louis de Foix détourna l’Adour au Boucau Neuf, évènement qui entraîna la chute progressive mais irrémédiable de Capbreton.
C’est l’empereur Napoléon III qui décida les travaux qui redonnèrent vie à l’ancien port. Mais c’est surtout avec la mode des bains de mer à la fin du XIXe siècle que Capbreton renaîtra de ses cendres.
La création du port de plaisance, suivie de l’avènement de l’ère du surf et de la glisse, termineront de transformer notre vieille cité, peuplée dès ses origines de marins et de vignerons, en une des stations les plus “réputées” et dynamiques de la Côte Sud.
Enfin, Capbreton profite de conditions naturelles privilégiées. La cité est tournée vers la forêt à l’est et vers l’océan à l’ouest, ce qui fait d’elle une ville de tous les sports. Vue du ciel : le bleu et le vert sont les couleurs dominantes. Le littoral est caractérisé par son chapelet de dunes et ses longues plages de sable.
L'Office de tourisme de Capbreton vous propose de découvrir les points d'intérêts ci-dessous. A la fois port de plaisance et port de pêche, Capbreton constitue une escale précieuse entre le bassin d’Arcachon et le Pays Basque. Avec ses plages surveillées, idéales pour les familles, et ses offres diversifiées d'hébergements, allant des chambres d’hôtes à l’atmosphère cosy aux hôtels plus contemporains, Capbreton sait répondre à toutes les envies.
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Le port de plaisance propose 990 places à flots sur pontons et 45 à 50 places réservées aux bateaux de passage. Le port de Capbreton, seul port des Landes, se révèle être un lieu de promenade agréable où se mêlent bateaux de pêche et de plaisance. D'ici, on contemple souvent les allées et venues des pêcheurs, tandis que le marché aux poissons, ouvert tous les jours, propose un assortiment de produits frais directement issus de la mer.
L’entrée de la passe est limitée au nord par la digue et au sud par l’estacade qui date de Napoléon III. La vie des Capbretonnais a toujours été liée à l’Océan et à la pêche, côtière ou lointaine. On y trouve notamment des poissons de grands fonds, des crustacés et des coquillages introuvables dans les fonds marins voisins. Le nombre limité de bateaux de pêche au port de Capbreton permet de conserver le côté artisanal de la vente à quai.
Alors profitez d’être à Capbreton pour faire un tour au marché aux poissons et découvrez la richesse de ses fonds marins. Il n’y a pas de criée. Vous ferez vos achats près de la Capitainerie, à l’un des 19 stands de cette pittoresque vente à quai où les pêcheurs vous proposeront, suivant les saisons, bars, maigres, rougets, soles, maquereaux, lottes, saumons, et truites de mer, chipirons, seiches, anchois… sans oublier les crabes, les langoustes et les homards.
L’Estacade, véritable emblème de Capbreton, est un ponton en bois de 189 mètres qui s’avance majestueusement dans l’océan. C’est un peu le capitaine du port. Elle informe chaque jour sur les conditions météo, l’état de la mer.
Comme montée sur des échasses, elle est dressée sur la mer qui fonce sur elle, mais ne s’en émeut pas plus qu’un âne d’un coup de béret… disait le poète Césaire Daugé. Monument emblématique de la ville, édifiée à l’origine pour redresser le cours du Boudigau, elle symbolise le renouveau du port de Capbreton voulu par Napoléon III, après les longs siècles de déclin qui suivirent le détournement de l’Adour.
Construite en 1858 sous Napoléon III pour redresser le cours du Boudigau, elle symbolise la renaissance du port après le détournement de l’Adour. Détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut reconstruite à l’identique en 1948 et couronnée d’un phare visible à 14 miles de distance. Aujourd’hui, ce lieu de promenade offre un point de vue unique sur l’horizon et les couchers de soleil atlantiques.
Achevée en 1860, elle a subi depuis maints remaniements, affronté bien des tempêtes et fut même détruite à la fin de la guerre 1939-1945. De grands travaux de rénovation y sont entrepris depuis 2006 : nouveaux locaux pour le poste de secours des MNS, parking souterrain de la place de la Liberté, démolition et reconstruction de l’établissement de bains dont le dernier étage abrite le Casino. Tout est mis en œuvre pour moderniser et embellir cette partie de Capbreton-plage.
À quelques centaines de mètres de la côte s’ouvre le spectaculaire Gouf de Capbreton. Ce canyon sous-marin, comparable au Grand Canyon du Colorado, s’étend sur 270 kilomètres et plonge jusqu’à 3500 mètres de profondeur.
Canyon sous-marin faisant suite à la fracture pyrénéenne, le gouffre ou Gouf de Capbreton constitue une remarquable particularité du golfe de Gascogne. C’est le seul point de la côte qui présente une grande profondeur, rompant la monotonie de la plage plate et rectiligne dans les Landes.
Formé par l’écartement des plaques tectoniques européenne et ibérique, il représente une curiosité géologique rare puisqu’il est l’un des rares canyons au monde relié au littoral. Le Gouf, appelé aussi “la fosse”, s’ouvre en gorge sous-marine perpendiculairement à la côte et atteint rapidement des profondeurs abyssales (jusqu’à 3000 m).
Les jours de tempête, alors que les vagues déferlent à droite et à gauche du Gouf, on peut voir que la mer reste calme sur ce point, lequel a de tout temps formé un assez bon mouillage et un refuge pour les bateaux en détresse.
Sur l’emplacement de l’ancien asile Sainte-Eugénie, qui fut aussi sanatorium puis préventorium, créé en 1888 pour les enfants malades des Landes grâce aux largesses d’Eugénie Desjobert, se dresse le C.E.R.S (le Centre Européen de Rééducation du Sportif). De grands noms du sport de haut niveau viennent périodiquement s’y rééduquer ou y passer leur convalescence.
La Chapelle de la Plage était à l’origine une chapelle privée qui dépendait de la villa voisine le « Château d’Arbrun ». En 1921, elle était propriété de l’Institut d’Aquitaine de Bordeaux puis fut rachetée par le curé Elie Gabarra en 1925. Les fresques intérieures sont de Marcel-Louis Dillais. Celle du fond date de 1947 et représente « La Fête de la Mer » ; celle du chœur « le Retour des bateaux » dont le chalutier « Porte du Large » est de 1952. La cloche a été installée le 3 août 1952.
Elles ne furent nommées qu’en 1842 et étaient alors au nombre de 28. Les Capbretonnais l’appellent la Grand’rue, les vacanciers la rue piétonnière. Jusqu’à la Libération, elle s’appelait rue Libet (...). Aux numéros 48 et 56, deux maisons médiévales à encorbellement et colombages. (...) Deux maisons anciennes situées 54-56 rue du Général-de-Gaulle, en plein cœur de ville, restaurées et transformées en un pôle dédié au conte, mais aussi à l’histoire et aux légendes de Capbreton.
Jean Duboscq dit « Yan dou Gouf », instituteur, félibre et poète gascon, né à Capbreton, a donné son nom à cette charmante place arborée. Son gendre, Etienne Valdeyron, créa la bibliothèque municipale.
Située au cœur de la ville, la Maison de l’oralité et du patrimoine, nouveau lieu de vie et d’animation culturelle, réunit dans une même logique l’oralité, bien ancrée à Capbreton depuis 26 ans avec son Festival du conte, et la transmission de l’histoire locale.
Elle s’est tout d’abord appelée rue Campan, du nom de l’autre capitaine de brigantin qui s’illustra au siège de Fontarabie. Le chanoine Jean-Baptiste Gabarra, curé de Capbreton de 1875 à 1925, a largement contribué à la décoration de l’église Saint-Nicolas, faisant appel aux artistes de renom que furent le sculpteur Clément d’Astanières et les peintres Jules et Gaston Gélibert. (...) Au n°5, une originale et splendide construction : le vieux couvent, transformé en résidence.
A l’angle de l’avenue Jean Lartigau et de la rue du Prieuré, cette maison médiévale admirablement restaurée abrita en 1583 le futur Henri IV alors roi (“rey”) de Navarre. L’église Saint-Nicolas a été reconstruite au milieu du XIXe siècle mais conserve de l’ancienne église une porte gothique ainsi que l’une des quatre Pietàs classées des Landes, remarquable statue polychrome du XVe siècle.
Sa haute tour, cylindrique aujourd’hui mais carrée autrefois, servait de tour de guet et d’amer pour les navires. Si les ex-votos traditionnels des marins ont été détruits à la Révolution, il faut admirer le long des murs les plaques d’argile et de bois rappelant les quelque 1000 Capbretonnais ensevelis dans l’église depuis 1530. Et dans le porche, où l’on devine encore la vieille porte dite “des cagots” les plaques de marbre où sont gravés les noms des péris en mer, en guerre ou en pays étranger.
Appelée autrefois « la maison de Monseigneur » car bâtie pour Clément Soulé (1827-1919), ce natif de Capbreton évêque de Saint-Denis de la Réunion puis archevêque de la Guadeloupe. La Mairie abrite la plupart des services municipaux. Inauguré en 1907, c’est là que se célèbrent les mariages et que se déroulent les séances du Conseil Municipal.
Le vignoble de Capbreton est mentionné depuis le XIIIe siècle et produisait un vin prestigieux, servi dans les plus grandes cours européennes, si capiteux qu’ « il coupait les jambes ». Il a revu le jour en 1995, après une disparition de près d’un siècle.
La dune suscite toujours un regard particulier car, au même titre que la mer, elle n’est jamais la même. Elle est sans cesse en mouvement et pourtant « elle est seule, parmi tous les paysages, à être oeuvre d’homme ».
La dune forme un rempart qui subit les assauts répétés de l’Océan ; c’est un écosystème fragile. Depuis le XIVe siècle, bien avant les travaux des ingénieurs Brémontier ou Chambrelent, les populations littorales savaient déjà fixer leurs sables par des plantations de « gurbets » (nom gascon des « oyats ») et de pins maritimes.
Pour vivre Capbreton comme un véritable local, il faut s’immerger dans ses activités authentiques qui rythment la vie quotidienne de cette cité maritime. Pour une expérience plus tranquille, découvrez le Boudigau en kayak ou paddle. Ce canal historique, aménagé sur l’ancien lit de l’Adour après son détournement en 1578, relie aujourd’hui le Marais d’Orx au port de Capbreton. La location d’un kayak (environ 5€/personne pour 1h30) ou d’un paddle (12€/heure) permet d’observer la faune et la flore qui bordent ses rives. Le Boudigau offre une perspective différente de Capbreton, loin de l’agitation océane, où la nature s’exprime pleinement.
Aux alentours de Capbreton s’étendent des trésors naturels préservés, offrant une parenthèse de calme loin de l’animation du port et des plages principales. À quelques minutes de Capbreton, le Marais d’Orx représente la dernière grande zone humide protégée du littoral Aquitain. Ce site ornithologique majeur s’étend sur plus de 1000 hectares et constitue une halte privilégiée pour les oiseaux migrateurs. Deux circuits balisés vous attendent : le circuit découverte du Marais Barrage (6,4 km aller-retour) et le circuit du Marais Burret (6 km aller-retour). Depuis les quatre observatoires, vous pourrez apercevoir canards souchets, spatules blanches, ibis falcinelles ou encore cigognes.
La Réserve Naturelle de l’Étang Noir à Seignosse protège 52 hectares de zones humides accessibles par un sentier sur caillebotis. La promenade, facile et accessible (1,3 km en boucle), se fait entièrement sur des passerelles en bois et offre, depuis deux pontons, des points de vue imprenables sur l’étang. Entre Capbreton et ses communes voisines s’étirent des plages moins fréquentées, adossées à la forêt de pins maritimes et de chênes-lièges.
Ces espaces naturels abritent une végétation dunaire fragile mais essentielle - oyat, euphorbe, liseron des sables et linaire - qui protège le littoral en freinant le sable lors des tempêtes hivernales.
Capbreton est reconnue internationalement pour ses spots de surf qui attirent chaque année des passionnés du monde entier. La plage de la Piste, avec ses vagues puissantes et tubulaires, constitue un incontournable pour les surfers en quête d'émotions fortes. Juste à côté, la plage des Océanides séduit par sa tranquillité et ses rouleaux parfaits pour les débutants ou les surfers intermédiaires. Les écoles de surf de Capbreton proposent des cours pour tous les niveaux, des enfants aux adultes, et assurent des sessions de glisse dans un cadre sécurisé. Sous la surveillance d'instructeurs chevronnés, même les débutants pourront rapidement se lever sur une planche et ressentir l'adrénaline spécifique à ce sport.
L'expérience d'un séjour à Capbreton ne serait complète sans la découverte de la gastronomie landaise. Au gré des restaurants et des échoppes, vous aurez l'occasion de goûter aux spécialités savoureuses de la région. Dans les ruelles, les odeurs des canards grillés, des pâtés landais et des tourtières vous guideront vers des expériences culinaires authentiques. Enfin, pour associer dégustation et découverte, de nombreux producteurs locaux offrent la possibilité de visiter leurs domaines et d'apprendre les secrets de fabrication de ces produits emblématiques.
Réussir votre séjour à Capbreton nécessite quelques informations pratiques pour profiter pleinement de cette perle du littoral landais. Quand partir ? Pour les économies, planifiez votre séjour en mars, mois où les hébergements sont statistiquement les moins chers. Où dormir ? De nombreux loueurs proposent différents types de vélos : urbains, électriques, fat bikes et même des sièges bébé.
Avant tout, n’oubliez pas d’adapter votre séjour selon la saison - l’été pour profiter pleinement des plages et de la baignade, le printemps et l’automne pour des tarifs plus doux et moins d’affluence.
Q1. Quelle est la meilleure période pour visiter Capbreton ?
La période idéale s’étend d’avril à octobre, avec des températures agréables et une eau de baignade particulièrement plaisante en août.
Q3. Où peut-on pratiquer le surf à Capbreton ?
La plage du Santocha est idéale pour les surfeurs expérimentés, tandis que la plage du Prévent convient parfaitement aux débutants.
Q4. Quelles sont les options d’hébergement à Capbreton ?
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