L’étanchéité des fenêtres est un enjeu majeur pour le confort thermique et la durabilité d’une habitation. À la clé, ce sont non seulement des déperditions de chaleur importantes mais aussi une sensation d’inconfort et des risques de dégâts (condensation, moisissures). En revanche, des fenêtres bien posées et correctement calfeutrées assurent une isolation optimale, réduisent vos factures de chauffage et protègent votre intérieur des intempéries.
Assurer l’étanchéité d’une fenêtre signifie éliminer toutes les infiltrations d’air indésirables et empêcher l’eau de s’infiltrer. Une fenêtre non étanche crée des courants d’air froid en hiver et laisse s’échapper la chaleur de votre logement, ce qui entraîne un inconfort et une hausse de la consommation de chauffage. En moyenne, environ 20 à 25 % des pertes de chaleur d’une maison mal isolée sont dues aux fuites d’air. Des joints efficaces contribuent également à atténuer les bruits extérieurs.
L’absence d’étanchéité à l’eau peut entraîner des infiltrations lors de fortes pluies. L’eau qui s’infiltre autour d’une fenêtre cause des taches, le pourrissement du bois ou du plâtre, et favorise les moisissures. Au-delà du dommage esthétique, c’est la structure même du bâti qui peut être fragilisée à terme. Maîtriser les flux d’air parasites (infiltrations non contrôlées) aide à maintenir un environnement plus sain. En somme, étanchéité rime avec efficacité énergétique, confort et santé du logement.
L’étanchéité à l’air d’une fenêtre correspond à sa capacité à ne laisser passer aucun flux d’air incontrôlé entre l’intérieur et l’extérieur lorsque la fenêtre est fermée. Ces infiltrations se traduisent par des courants d’air froid en hiver ou chaud en été, et obligent votre système de chauffage ou de climatisation à travailler plus intensément pour compenser.
D’abord, la qualité de la menuiserie elle-même : une fenêtre moderne de bonne fabrication comporte en général plusieurs joints d’étanchéité intégrés. On retrouve par exemple un joint de frappe (joint périphérique compressé lorsque le battant se ferme sur le dormant) et parfois un joint central sur les modèles haut de gamme, assurant une barrière continue contre l’air. Ces joints montés en usine garantissent que la fenêtre, une fois fermée, ne laisse pas passer d’air entre l’ouvrant et le dormant. Ensuite, l’étanchéité à l’air dépend de la qualité de la pose et du calfeutrage autour du cadre dans la maçonnerie. Même une fenêtre performante peut fuir si son pourtour est mal scellé. Ces techniques assurent l’étanchéité à l’air et à l’eau du pourtour. Il faut impérativement l compléter (ou la remplacer) par un joint d’étanchéité continu (mastic ou bande) conforme aux exigences du DTU 36.5.
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Enfin, paradoxalement, qui dit étanchéité parfaite ne dit pas absence totale de ventilation. C’est pourquoi la réglementation impose une ventilation contrôlée des pièces : soit par une VMC (Ventilation Mécanique Contrôlée), soit par des grilles d’aération sur les fenêtres. Ces entrées d’air sont aujourd’hui obligatoires et normalisées (dimensionnement réglementé), et rassurez-vous, elles n’affectent pas la performance isolante de la fenêtre car elles sont conçues pour limiter le passage du bruit et du froid.
En parallèle de l’air, l’étanchéité à l’eau est l’autre grande fonction à assurer pour une fenêtre. Une infiltration d’eau, même minime, peut causer des dégâts considérables sur le long terme : taches sur les murs, décollement des peintures ou papiers peints, pourrissement des matériaux (bois du dormant, plâtre de l’embrasure), apparition de champignons, etc. Il est donc essentiel que chaque fenêtre soit un rempart imperméable face aux pluies.
Ce sont généralement les mêmes joints périphériques qui assurent l’étanchéité à l’air, mais côté extérieur ils jouent le rôle de barrière anti-pluie. Ces matériaux doivent résister aux UV, aux variations de température et aux intempéries sans se dégrader. Les fabricants conçoivent les menuiseries pour évacuer l’eau. Il est important de ne jamais boucher ces orifices lors du calfeutrage ou de la pose de joints adhésifs. Un joint d’étanchéité efficace doit donc être compatible avec ces systèmes de drainage et ne pas entraver l’évacuation de l’eau. C’est un élément clé souvent méconnu du grand public.
Un rejingot est une petite surélévation (une sorte de rebord) sur l’appui de fenêtre maçonné, positionnée juste sous le cadre. Son rôle est d’empêcher l’eau de pluie de remonter sous la fenêtre et de s’infiltrer par capillarité sous le dormant. Avec un rejingot, l’eau est bloquée et redirigée vers l’extérieur, protégeant à la fois l’intérieur et la façade (qui reste au sec, évitant les traces d’eau et d’humidité sur le mur). Depuis 2012, la présence d’un rejingot est obligatoire dans les constructions neuves (exigence de la RT 2012), et fortement recommandée en rénovation également.
En combinant des joints extérieurs de qualité, un design de menuiserie bien étudié (drainage) et une configuration d’appui appropriée, on obtient une fenêtre qui résiste même aux pluies violentes sans fuite. Les performances à ce titre sont, comme pour l’air, classées par des tests standardisés : le classement E (étanchéité à l’eau)* va de E1 (faible étanchéité) jusqu’à E7 ou E9 pour les fenêtres les plus imperméables.
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Bon à savoir : en cas d’infiltration ponctuelle (par exemple vieille fenêtre laissant passer de l’eau au coin lors d’une tempête), il convient de vérifier l’état des joints et mastics extérieurs. Un re-calcitrage au mastic silicone sur le pourtour extérieur peut parfois régler le problème en attendant une rénovation plus lourde.
Les joints d’étanchéité sont les éléments essentiels qui assurent la continuité entre la fenêtre et son environnement (ouvrant, dormant, mur). Ils sont installés par le fabricant dans la fenêtre elle-même. Par exemple, le joint de vitrage fait le tour de la vitre pour l’étanchéifier dans son cadre; le joint de battement (ou joint de frappe) se trouve sur le pourtour du battant et se comprime contre le dormant à la fermeture; le joint central (sur certaines fenêtres à triple joint) forme une barrière supplémentaire au milieu du profilé. Ces joints intégrés sont généralement en caoutchouc EPDM, en TPE (élastomère thermoplastique) ou en mousse imprégnée, et sont conçus pour durer des années. Ils garantissent l’étanchéité air/eau de la fenêtre entre ses parties mobiles (ouvrant/dormant et vitrage).
Ce sont les joints qui se situent entre le cadre de la fenêtre et la maçonnerie. Ils peuvent être mis en œuvre par le poseur lors de l’installation. On applique un cordon de mastic (silicone neutre de préférence, label SNJF) sur un fond de joint en mousse. Le fond de joint, généralement un boudin de mousse polyéthylène, sert à ajuster la profondeur du joint et à éviter que le mastic ne coule au fond de la cavité. Un mastic de qualité reste souple et adhère durablement aux matériaux (PVC, alu, bois, mur…) en absorbant les mouvements différentiels. Selon le DTU 36.5, le mastic extérieur doit être de classe minimale 12.5E ou 25E (hautement élastique).
Aussi appelées mousses imprégnées, ces bandes (de polyuréthane imprégné de résine) se présentent compressées et s’expansent progressivement une fois posées dans le joint. Il en existe à différentes épaisseurs et classes de résistance. Par exemple, une bande classée « 1 » selon la norme NF P85-570 assure l’étanchéité à la pluie battante jusqu’à 600 Pa et plus. Certaines bandes haut de gamme sont dites « 3 en 1 », assurant isolation thermique, étanchéité à l’air et étanchéité à l’eau simultanément. L’avantage de ces produits est la rapidité de pose et l’absence de lissage nécessaire : on les colle sur le pourtour du dormant avant la pose, puis la bande se gonfle pour obturer le joint de façon homogène. Ces joints périphériques de pose sont invisibles une fois la fenêtre posée (souvent recouverts par un couvre-joint côté intérieur ou extérieur pour l’esthétique), mais jouent un rôle capital. Ils doivent être continus sur tout le tour, sans interruption.
Enfin, il existe des joints qu’un particulier peut ajouter lui-même sur une fenêtre existante pour améliorer son étanchéité à l’air (on parle aussi de tapées ou de joints de calfeutrage en rénovation). C’est un ruban de mousse souple avec une face adhésive. On le colle sur le pourtour du battant ou du cadre (après avoir bien nettoyé et séché le support) pour combler un jeu et réduire les courants d’air. Ce joint mousse se compresse quand la fenêtre se ferme et limite les infiltrations. Il est un peu plus cher que la mousse mais plus durable (on estime sa tenue entre 3 et 5 ans). Il se présente aussi en rouleau autocollant à coller dans les feuillures. C’est une bande métallique à clouer sur le dormant, qui fait ressort et s’appuie sur l’ouvrant. De nos jours, on l’utilise peu car il est difficile à poser soi-même et coûteux, nécessitant souvent l’intervention d’un pro pour un résultat correct.
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Parmi ces solutions, le mastic silicone reste souvent le meilleur compromis pour calfeutrer une fenêtre ancienne : il offre une excellente étanchéité et une bonne durabilité, à condition d’être appliqué proprement. On l’utilise pour refaire les joints d’un châssis fixe, autour d’un vitrage, ou entre un dormant et un mur par exemple.
En résumé, le choix du type de joint dépend de la situation : fenêtres neuves ou en cours de pose (on utilisera les systèmes pros intégrés ou périphériques décrits), ou fenêtres existantes à améliorer (on optera pour des joints d’appoint adaptés). Dans tous les cas, viser la qualité est payant : un joint bas de gamme mal posé peut empirer la situation s’il se décolle ou bloque la fermeture.
Le niveau d’étanchéité atteint dépend en partie de la méthode de pose choisie lors de l’installation des fenêtres. On distingue principalement la pose en rénovation (ou dépose partielle) et la pose en neuf (dépose totale ou installation dans une construction neuve).
Cette technique, utilisée lorsqu’on remplace des fenêtres sans toucher à la maçonnerie, consiste à conserver le cadre existant (dormant) de l’ancienne fenêtre si celui-ci est en bon état, et à y fixer la nouvelle menuiserie. Cependant, du point de vue de l’étanchéité, cette méthode nécessite une grande rigueur : il faut assurer l’étanchéité entre le nouveau cadre et l’ancien dormant. On utilise souvent un profilé couvre-joint intérieur et extérieur pour camoufler l’interstice, avec en dessous un cordon de silicone sur tout le pourtour.
Limites : si l’ancien dormant n’était pas parfaitement étanche ou a des défauts, la pose en rénovation peut hériter de ces faiblesses. Par exemple, un vieux dormant en bois mal ajusté ou fendu pourra toujours être un point faible. C’est pourquoi cette technique n’est préconisée que si le dormant existant est sain et étanche.
Ici, on repart sur de bonnes bases en remplaçant intégralement l’ancienne fenêtre cadre compris, ou en installant une fenêtre dans une ouverture neuve. L’absence de l’ancien dormant permet de traiter l’étanchéité de manière optimale : on peut appliquer des mastics ou membranes tout autour du cadre neuf directement sur la maçonnerie. C’est durant ce type de pose qu’on peut mettre en œuvre les règles de l’art à 100 % : par exemple, poser une membrane d’étanchéité à l’air en intérieur en recouvrement sur la fenêtre et le mur (solution souvent utilisée en maison passive), et une bande d’étanchéité pluie battante en extérieur sous le crépi.
L’inconvénient est que cela implique plus de travaux (décarcassage de l’ancien dormant, reprises d’enduit ou de décoration autour de la fenêtre après la pose). Le coût est plus élevé et le chantier plus long que pour une pose en rénovation partielle.
En résumé, la pose en rénovation convient pour une amélioration rapide lorsque le support existant est correct, mais la pose en neuf/dépose totale est préférable pour atteindre l’étanchéité maximale.
En France, les fenêtres sont testées et classées selon trois critères : perméabilité à l’Air (A1 à A4), étanchéité à l’Eau (E1 à E9) et résistance au Vent (V1 à V4, complété d’une lettre A, B, C selon la déformation). Ce classement AEV* donne une idée des performances d’une fenêtre face aux éléments extérieurs. Lorsque vous choisissez vos fenêtres, prêtez attention à ces indices : pour une maison exposée au vent en bord de mer, il vaut mieux viser A3 ou A4, E6 ou plus et un bon classement Vent.
Comme évoqué, la RT 2012 a rendu obligatoires les tests d’étanchéité à l’air des maisons neuves, afin de limiter les fuites énergétiques. Cette exigence se poursuit avec la RE 2020, la nouvelle norme en vigueur, qui impose toujours un contrôle de la perméabilité à l’air en fin de chantier. Par ailleurs, la RT2012 a introduit l’obligation d’une entrée d’air dans les pièces de vie si aucune VMC n’est installée, d’où la généralisation des grilles sur les fenêtres.
Le DTU 36.5 est le document de référence encadrant la pose des fenêtres et portes extérieures en France. Il détaille les bonnes pratiques de mise en œuvre du calfeutrement pour garantir l’étanchéité. Par exemple, il prévoit toujours un calfeutrage intérieur ET extérieur, et interdit d’utiliser la seule mousse expansive comme joint principal. Côté produits, privilégiez les fenêtres portant le marquage CE (obligatoire) et idéalement la certification NF. La marque NF Fenêtres atteste de performances validées, notamment en étanchéité air/eau via des essais AEV.
En somme, la réglementation actuelle vise une enveloppe de bâtiment quasi hermétique à l’air non désiré, tout en étant protégée de l’eau. Les fabricants et professionnels du secteur ont dû s’adapter : aujourd’hui, on trouve facilement sur le marché des menuiseries très performantes, et il existe des solutions éprouvées (membranes, mastics, bandes) pour réussir une étanchéité parfaite lors de la pose.
Tesa Calfeutrer Bourrelet Mousse est un matériau de choix pour l'isolation des fenêtres. Ce joint demi-rond cellulaire adhésif en EPDM assure une étanchéité optimale entre les supports grâce à son bourrelet cellulaire et sa surface lisse. Ce joint est polyvalent et s’adapte à divers domaines industriels, notamment l’automobile, le maritime et l’aéronautique. L’adhésif est protégé par un film, garantissant un usage propre et efficace.
Le joint demi-rond cellulaire adhésif est conçu pour offrir une étanchéité performante et durable. Fabriqué en EPDM, il présente un aspect lisse et une densité de 0,6 g/cm³, ce qui le rend particulièrement robuste tout en restant flexible. Grâce à son adhésif intégré, ce joint se fixe facilement sur divers supports, facilitant la pose même dans des environnements contraignants. Ce joint adhésif est une solution polyvalente pour de nombreux usages industriels. De plus, ces joints sont disponibles dans une gamme variée de formes et de dimensions, offrant une solution adaptée à chaque application. Avant l'application, il est crucial de nettoyer la surface à adhésiver.
| Classe | Description |
|---|---|
| A1 à A4 | Perméabilité à l'Air (A4 étant la meilleure) |
| E1 à E9 | Étanchéité à l'Eau (E9 étant la meilleure) |
| V1 à V4 | Résistance au Vent (V4 étant la meilleure) |
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