Le fusil Springfield 1861 est une arme iconique de l’Histoire. Il y a beaucoup à dire sur lui (et sur son petit frère 1863, le même en à peine modifié en garnitures) et j’attendrai un exemplaire plus courant et plus « standard » pour le faire.
Néanmoins, il faut surtout savoir que le Springfield 1861 fut le premier fusil américain à adopter la balle Minié en calibre .58. La balle Minié est l’invention (française) de Claude Étienne Minié et Henri-Gustave Delvigne, deux noms célèbres de l’Histoire mondiale de l’armement.
Il y avait fort longtemps qu’on avait remarqué qu’un projectile tiré dans un canon rayé était bien plus précis que le même projectile tiré dans un canon lisse. Mais le problème était qu’enfoncer une balle de plomb dans un canon rayé en spirale, et par la bouche à l’époque, était une véritable gageure sur un champs de bataille. Donc un temps de rechargement cataclysmique tout en étant exposé au feu de l’ennemi.
Mais, si net quand même, le gain en précision, que des armes réglementaires ont bel et bien été conçues comme cela, avec des rayures « en cheveux » plus que tournantes d’ailleurs, armes souvent qualifiée de carabines. C’est le cas par exemple de la splendide et peu courante Carabine de Versailles modèle 1793.
C’est Minié et Delvigne qui trouvèrent au sujet une solution de contournement des plus ingénieuses vers 1847 (1849 fin des essais). Et même si l’emploi définitif et généralisé des rayures dans les armes à feu portatives ne sera véritablement résolu que par la mise au point de la culasse mobile dans les années 60/70 du 19° siècle.
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La balle Minié, en plomb mou, est un projectile de forme conique-cylindrique calibrée pour être un poil plus plus petite que l’âme du canon à fond de rayures. Le projectile y glissait donc assez facilement dans le canon et venait s’y fixer dans une chambre un peu rétrécie et munie d’une petite tige servant au maintient en place du projectile.
En quelques coups de baguette. Classiquement quoi. Mais la balle disposait en sa base d’une cavité conique assez profonde qui affaiblissait un tantinet le projectile en ses flancs sur sa partie basse, là où la cavité était creusée. Une fois le coup tiré, la masse des gaz poussaient la balle en avant dans les rayures tout en déformant en l’élargissant son arrière train (si je puis me permettre cette gauloiserie).
Outre le gain de précision lié au tir dans un canon rayé et une bien plus grande facilité de chargement que les anciennes armes rayées à balles ronde, les armes gagnaient aussi en puissance par une bien meilleure étanchéité de l’espace situé entre la balle et l’âme du canon.
Les fusils à balles Minié gagnaient aussi en propreté, et donc en répétabilité, car le passage bien ajusté du plomb de la balle dans les rayures permettait aussi un nettoyage des détritus de poudre laissés par la balle précédente. Pour résumer, c’était vraiment pas mal en balistique et en encrassement. Et ça faisait aussi le café.
Une idée brillante comme souvent les idées simples. La balle Minié sera très largement utilisée par beaucoup d’armées dans le monde pendant la période 1850 -1870 et ne sera réellement remis en cause que lors de l’introduction massive des armes à chargement par la culasse que ce soit à bloc tombant ou, un peu plus tard encore, avec les armes à culasse mobile qui voient le jour progressivement à partir de 1862 avec le fusil prussien Dreyse puis le Chassepot 1866.
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Accessoirement, au delà de la balistique, la balle Minié est aussi un terrible projectile militaire. Pour bien le mesurer, je vous ai mis une photo du soldat James H. Stokes du 185ième Bataillon de Volontaires de New-York, blessé à la Bataille de White Oak Road, pendant la Campagne de Richmond, le 29 mars 1865 et touché en affleurement de coude par une balle Minié.
Le malheureux, admis gangreneux à l’hôpital, eut l’extrême chance de survivre au choc et à l’infection. Son état de maigreur, autant que son regard, en disent long sur ses indicibles souffrances des soldats des siècles précédents. L’Histoire est aussi cruelle pour les individus que pour les Nations qui l’a font.
Mais c’est parfois aussi le prix de la liberté. Car tout a un prix dans la vie. Notre fusil Springfield 1861, première arme de l’armée des USA à l’adopter, devint l’arme réglementaire de l’Union en janvier 1861, et les première batailles un peu sérieuses datent d’avril de la même année.
Plus d’un million de fusil Springfield furent produits durant le conflit. Ce qui veut aussi dire qu’elle fut loin d’être l’arme principale d’infanterie en ce début de conflit. Outre l’arsenal d’État de Springfield, plus de 20 fabricants privés, dont Colt, fabriquèrent le 1861 en masse durant la guerre et en firent l’arme d’infanterie standard du conflit pour le Nord à partir de 1863 en gros.
Produits en masse par l’industrie privée, avec des pièces quasi interchangeables après parfois des ajustements praticables en campagne, son coût unitaire était de moins de 20 dollars, et 15$ en fin de guerre, bien moins cher que ses concurrents déjà techniquement en avance comme la carabine Spencer (en voir une ici). Un million de fusils en 4 ans.
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Il sera néanmoins remplacé dès 1867 par le fusil Springfield modèle 1866, une arme à bloc tombant elle, et donc plus à chargement par la bouche, pour avoir, enfin, une meilleure cadence de tir. Cette recherche de cadence de tir accélérée, sourde et constante aspiration militaire mais jamais réellement tranchée durant la Guerre de Sécession fut, in fine, décidée après cette guerre suite à la sombre histoire de la Bataille Fetterman.
Le 21 décembre 1866, le capitaine William Fetterman et 80 de ses hommes, équipés de leurs Springfield 1861 mono-coup, se faisaient exterminer jusqu’au dernier par une bande de 500 guerriers lakotas et Cheyennes menés par Red Cloud et Crazy Horse et qui utilisèrent contre eux… des arcs et des flèches ! Avant de les finir au corps à corps.
On sait par les indiens qu’aucun des hommes de Fetterman n’essaya de se rendre. Pendant ce temps, de notre coté de l’Atlantique, le Chassepot 1866 à culasse mobile et grande cadence de tir était adopté par l’armée française en prévision d’un autre conflit qui montait.
Il s’agit d’un fusil Springfield 1861 de cadet en longueur 44 pouces tout rond (112cm) au lieu des 56 (140cm) normaux pour le fusil 1861 d’Infanterie classique. C’est une splendide fabrication Colt de Hartford en 1862.
Ces Springfield de fabrication Colt présentent une spécificité par rapport au reste de la production de fusils Springfield durant la guerre de Sécession. Ce sont des modèles commandés par le Gouvernement Fédéral dès 1861 (mais Colt ne put démarrer la production qu’en 1862 pour des question d’outillage).
Ce « Colt model » est une version « three bands » (trois grenadières) mais raccourcis à 33 pouces en canon (70cm) contre 40 pouces (1 mètre en canon) pour les Springfield standards. Sans doute dans un but d’allègement (4 kilos pour le modèle Colt contre 4.5 kg pour le fusil standard).
Colt fabriqua environ 75.000 de ces armes d’où est tirée la notre (sur environ 100.000 commandés - mais la première commande ne fut jamais livrée et la dernière partiellement seulement). Deux autres fabricants sont toutefois connus pour avoir fabriqué ce modèle Amoskeag et E. G.
Ces armes 1861 raccourcie sont assez rares et répertoriées par les collectionneurs américains. Mais il est certain que des Springfield « réduits » en longueur « two bands » ont été également produits durant la Guerre de Sécession même par certains producteurs et notamment L.G. & Y. de Windsor ou Norris & Clement.
A titre personnel je n’y crois pas. Car aucun document officiel d’époque n’atteste l’adoption d’un « fusil d’artillerie » type Springfield 1861 raccourci, quel qu’en soit le fabricant, par l’Ordnance même si plusieurs ouvrages de références parlent de ce fameux « Springfield d’Artillerie ».
A quoi et à qui ont-ils donc servi ces 1861 raccourcis produits pendant la guerre ? Il est aussi certain que des Springfield 1861, capturés en masse par les Gris de la Confédération, ont bien été aussi raccourcis par ces derniers. Pourquoi ? Re mystère.
Il est enfin tout aussi certain que quelques milliers d’armes, sur le million produits, ont bel et bien été raccourcies à l’Arsenal de Springfield même, mais probablement uniquement à partir de 1866 et donc post guerre. Pourquoi ? Là on sait.
Le « Catalogue Of Condemned Ordnance Stores To Be Sold » - en gros l’équivalent des Ventes au Domaines des entrepôts d’armes devenus inutiles à l’Armée - pour 1874 par exemple - fait état de la vente de quelques centaines de « Short Springfield 1861 », en 3 qualités de conservation différentes, Notons que ici encore que le mot « Artillerie » n’est pas écrit non plus.
Les Springfield 1861 raccourcis sont donc pour moi des armes du conflit, raccourcies post conflit pour la plupart, et dont la plupart des auteurs s’accordent à dire quelles sont allées équiper des cadets d’écoles militaires de divers états américains et non des artilleurs pendant la guerre de Sécession comme raconté parfois.
Je le vends donc pour un cadet post guerre (même s’il l’a faite, la guerre, dans sa longueur initiale - il est de 1862 en canon et platine) et pas pour un « rare fusil d’artilleur ».
Les bois sont en très bel état avec très peu de marques de manipulation y compris en crosse. Un peu plus marqués, si je suis très sévère, en contre platine. Mais globalement très beaux : ni enture, ni choc, ni manque - Parfaits même pour une arme de 163 ans qui a vue une période de guerre.
Si parfaits les bois que l’on a la chance d’y distinguer encore les poinçons d’inspection « J T » de John Taylor Inspecteur d’Armes militaires en 1862/1863 et le « P B » que je pense être celui de Pomeroy Booth, éphémère inspecteur de la seule année 1862 qui est justement celle de production de notre arme de ce jour.
Quelques autres poinçons en bois dont un « O-C » en contre platine et un « U » en dessous de crosse et sur les les garnitures qui indique une inspection gouvernementale. Le petit aigle, ou plutôt la Pygargue à tête blanche si on veut être totalement rigoureux, du sceau des USA est encore superbement net aussi.
Platine et queue de culasse en canon nous indique que notre arme est née en 1862 au début du conflit. Les belles lettre « VP » en canon avec le joli poinçon à la tête d’aigle sont la marque d’épreuves de l’arme en Arsenal « Verified Proof ».
Ces aciers justement sont en superbe état : aucune corrosion ou peau d’orange. Mécaniquement l’arme fonctionne impeccablement. Le chien tient bien nettement ses deux crans dans une mécanique d’une rare souplesse. Détente étonnamment nette et percussion vigoureuse.
Le canon est bien sûr rayé (et pas remis lisse comme nombre d’exemplaires « civilisés » post guerre) et en très bel état. A nettoyer mais bien épais avec de belles rayures bien présente et sans oxydation. L’arme est fournie avec la bretelle US classique en reproduction de très belle qualité et bien fonctionnelle et pratique.
In fine, une variante cadet peu courante sous nos climats du Springfield 1861. Né en 1862 chez un « grand » de l’armement, cette arme raconte la grande Histoire et ses suites tout en constituant une pièce de collection et de tir des plus agréables et élégantes.
Toutes les armes historiques de fabrication ancienne vendues en tant que C ou D, “Collection” ou “Cow-boy shooting” , sont des armes de collection non éprouvées pour le tir et non testées en stand. Elles ont été inspectées visuellement relativement à leur état général mais aucune n’a été utilisée au tir et elles sont donc vendues comme non testées.
Le fusil à poudre noire Chiappa Firearms 1861 Springfield Musket est une réplique historique de l'arme emblématique utilisée durant la guerre de Sécession. Conçu pour les passionnés d'histoire et les amateurs de tir à poudre noire, ce fusil allie authenticité, robustesse et performance.
Son calibre .58 et son canon de 40 pouces en font une arme puissante et précise, idéale pour la chasse traditionnelle et le tir sportif. Ce modèle est apprécié pour sa capacité à reproduire fidèlement les sensations et le fonctionnement des armes du XIXe siècle, tout en bénéficiant des standards modernes de fabrication pour garantir sécurité et fiabilité.
Le fusil Chiappa 1861 Springfield offre une expérience de tir unique grâce à son design historique et ses performances adaptées à la chasse traditionnelle. Son canon long assure une trajectoire stable et une précision accrue, essentielle pour des tirs efficaces à moyenne distance. La robustesse de sa construction permet une utilisation durable même dans des conditions difficiles en extérieur.
Son calibre .58 procure une puissance suffisante pour le tir de gros gibier, tout en respectant les règles de sécurité et de maniement propres aux armes à poudre noire.
All'inizio degli anni 1850, dopo numerosi test, il governo degli Stati Uniti adottò un nuovo proiettile standard per le armi di piccolo calibro .58. per tutti i fuciliLe macchine sono state costruite per produrre in serie quella che è diventata la palla standard negli Stati Uniti e sono stati raggiunti i livelli di inventario ritenuti appropriati per il periodo relativamente pacifico. Ma presto, l'inizio della guerra civile americana porterebbe nuove significative sfide agli armamenti americani nel loro tentativo di armare ed equipaggiare le truppe.
La sfida principale era quella di accogliere l'ampia gamma di armi da fuoco con cui erano equipaggiate le truppe. L'Armeria lavorava su richiesta di proiettili in una varietà di calibri e alla fine fu costretta non solo a produrre munizioni non regolamentate, ma spesso doveva anche acquistare proiettili da appaltatori privati.
Nel mezzo di questa corsa per equipaggiare le truppe, un americano di nome Elijah Williams ha inventato e brevettato un nuovo proiettile economico, che ha evitato lo sfiato tra il proiettile e la canna, al fine di prendere immediatamente le strisce e potrebbe essere adattato a qualsiasi arma, compresa l'artiglieria.
Ecco il primo brevetto depositato:dettagli:Quello che rivendico come una mia invenzione, "disse Williams nella domanda di brevetto," è una palla, con la parte posteriore costituita da due o più dischi metallici convessi-convessi, provvisti di fessure ... e combinati sostanzialmente come qui specificato:Wad for Ordnance. - Elijah D. Williams, de Philadelphie, Pennsylvanie, est l'inventeur de la balle avec le fond composé de deux ou plusieurs disques métalliques concaves-convexes, chacun avec une série d'ouvertures radiales ou presque radiales, superposées à chacune avec le 'Autre; ces disques étant construits de diamètre égal à la balle, ce faisant, ils se chargeront facilement, mais la force au moment de la détonation de la poudre, agira sur les disques en changeant sa forme concave-convexe dans un plan ou une forme qui se rapproche plus d'un plan , ce faisant, les disques deviennent plus gros, prennent le diamètre du canon de manière à empêcher toute fuite de gaz et à obtenir l'application de toute la force explosive de la poudre à la projection du projectile, et de manière à prendre le fusil et à communiquer au projectile un mouvement rotatif.
Des essais par le Département de l'ordonnance des États-Unis en 1861 ont montré que la balle Williams était en réalité beaucoup plus précise que la balle sphérique.Ces tests étaient supervisés par nul autre que le colonel Hiram Berdan, célèbre pour avoir formé les régiments de tireurs américains sélectionnés, mais aussi un inventeur talentueux et, bien sûr, l'un des meilleurs tireurs du monde du 19e siècle. En parlant des tests, Berdan a écrit:"Les expériences ont été soigneusement effectuées et je n'hésite pas à dire que la balle cannelée avec le Williams Cap sur la base est la balle la plus parfaite pour l'armée que j'aie jamais vue."
Par la suite, le gouvernement américain a rendu une commande de trois millions de "balles de brevet Williams".Le 12 février 1862, Williams dépose un deuxième brevet pour ""An Improvement in Elongated Bullets" Cette balle était alors appelée «balle Williams améliorée» et est maintenant connue sous le nom de balle Williams de type II. Son brevet no. 37.145 :La balle de type II différait de la conception d'origine en ce qu'elle comportait une tige en fusion de plomb dur (alliage de plomb et d'antimoine) avec un seul disque de zinc lisse au lieu de deux disques crantés fixés à la tige.
Les arsenaux de Washington et de Springfield ont évalué la "balle Williams améliorée" et publié des rapports positifs sur sa précision et, pour la première fois, ont noté sa capacité à garder le baril propre. Le 26 août 1862, l'ordonnance américaine a passé une commande de 1 million de balles de type II à Williams.
Travaillant toujours pour améliorer son produit et, bien sûr, obtenir plus d'affaires, Williams a proposé un troisième et dernier projet de balle au gouvernement. Il a déclaré que ce troisième projet avait considérablement réduit le poids de la balle de type II, ce qui, selon Williams, permettrait au gouvernement d'économiser des millions de dollars en coûts de matériel / an. Cette "balle légère de calibre .58" est devenue connue sous le nom de balle Williams de type III et a été produite pour la première fois en 1863. Des centaines de millions ont finalement été fabriquées.
Williams a décrit les avantages de la balle de type III comme:
Le gouvernement américain a trouvé ces affirmations intéressantes, en particulier celles à faible coût, et a décidé d'effectuer ses tests approfondis sur la balle de type III pour voir si cela justifiait l'augmentation du nombre attribué aux troupes ou même le remplacement complet du munitions standard.
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