Avant nos carabines à plombs actuelles, qu’elles soient Break Barrel, à Co2 ou PCP, des artisans et armuriers de génie avaient conçu ce qu’on nomme les “fusils à vent”.
Au début, il y avait les poumons ! La première de toutes les carabines PCP n’est autre que la sarbacane. Il pourrait même s’agir de la première arme balistique de l’homme, possiblement même antérieure à l’arc et aux flèches. Universellement utilisée, cette dernière est apparue en Afrique, en Asie ou en Amérique du Sud.
Un membre de la tribu Yagua (Yahua) montrant l’utilisation d’une sarbacane (fléchette), sur l’une des îles amazoniennes près d’Iquitos, au Pérou.
Les premières armes à air comprimé mécaniques sont apparues en Europe centrale à la fin du XVe siècle. Ces dernières, fonctionnaient par le biais d’un système de soufflet.
L’histoire a retenu plusieurs précurseurs. On trouve des inventeurs et des artisans tels que l’armurier français Marin Bourgeois. Véritable touche à tout, il passe pour l’inventeur du fusil à vent, la première arquebuse à air comprimé vers 1560. Ce modèle avait la particularité de tirer une fléchette et non une balle. Néanmoins, sa création est longuement décrite par le mathématicien David Rivault de Flurance dans ses Éléments d’artillerie en 1608.
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Les armuriers ont perfectionné les « fusils à vent ». Le matériau utilisé pour fabriquer les soufflets présentait une faiblesse inhérente. Nos ancêtres utilisaient le cuir à la fois comme un matériau solide et souple. Le Dictionnaire des arts et manufactures de M.
D’autres armuriers ont eux focalisé leur attention sur des propulseurs mécaniques, les ancêtres de nos carabines break Barrel actuelles. Par ailleurs, des technologies issues de l’horlogerie ont servi pour les améliorer. Néanmoins le système de propulsion mécanique par ressort et piston était bien trop faible par rapport au système à soufflet. Ce manque inhérent de puissance limitait l’usage de ces carabines. Souvent, elles servaient au tir dans des galeries ou à l’intérieur de bâtiments et sur de faibles distances.
En 1655, des agents du Parlement anglais font une curieuse découverte. Un complot est démasqué et un fusil à air comprimé originaire des Pays-Bas est saisi. Il aurait dû servir à tuer le Lord Protecteur Oliver Cromwell.
À la fin du XVIIIe siècle, l’Europe est guerre. Napoléon Bonaparte et sa Grande Armée affronte la coalition formée par l’Angleterre, l’Autriche et la Russie. Ce fusil, qui mesure 1,2 mètre de long et pèse 4,5 kilogrammes, est de taille et de poids similaires aux autres fusils de cette époque.
Il est capable tirer des balles d’un calibre de 11,75 mm à une vitesse comparable à celle des balles modernes .45 ACP. Réellement efficace, ces fusils ont servi. Un témoignage existe qui affirme qu’un soldat français aurait été abattu par l’une de ces armes furtives. Ces armes étaient l’équipement parfait du tireur de précision de l’époque.
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Répliques de fusil Girandoni fabriquées par l’armurier américain The Riffles Shoppe. 2005, Robert David Beeman.
Ces armes auront un impact psychologique important sur les Amérindiens que les soldats américains vont rencontrer durant leurs explorations. Si certaines armes PCP ont eu des usages militaire, d’autres servirent plus au loisir.
L’un des plus célèbre possesseur et utilisateurs de fusils à air comprimé était le Roi du Royaume-Uni George IV (du 29 janvier 1820 au 26 juin 1830). « Après le dîner, le prince conduisit tous les convives à la table où se trouvaient les cartes, pour le voir tirer avec un fusil à air comprimé sur la cible placée au bout de la pièce. Il le fit très habilement et voulut que toutes les dames s’y essayent.
La plupart des pistolets à air comprimé de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle utilisaient un réservoir d’air en forme de globe vissé près de l’arme. Ils étaient surnommés « Ball Flask »ou « Egg ». Semblables à des armes à Silex, ils avaient un canon rayé et devaient être chargés par la bouche à l’aide d’une baguette. Ces armes étaient autant destinées au loisir qu’à la chasse.
Du 19e siècle à nos jours, les armes à air comprimé ont continué de se développer. L’entreprise fût fondée en 1923 par les frères Crossman. Ils possédaient une petite entreprise semencière à Rochester, New York. En 1924, l’entreprise a présenté sa première carabine PCP. Ce fût un succès immédiat. Ce modèle sorti en 1924 se rechargeait complètement en quelques coups de pompe.
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En Europe, c’est la société Hämmerli qui est historiquement connue pour ses armes à air comprimé destinées à des tireurs sportifs. Fondée en Suisse en 1863 par Johann Ulrich Hämmerli, elle fournissait au début des armes à l’armée Suisse. L’entreprise a fabriqué des fusils de tir conformes au standards imposés par le Comité international olympique dans les années 1950.
À présent les carabines et pistolets à plombs, qu‘elles soient PCP où Break Barrel sont globalement destinée au domaine du loisir et du tir sportif. Si vous souhaitez pratiquer le tir de loisir de manière occasionnelle avec un entretien minime et sans contrainte spécifique, les carabines Break Barrel sont faites pour vous ! Abordables, puissantes et précises, elles se réarment facilement. Elles ont une puissance proche ou égale à 19.9 joules, sans compter qu’elles peuvent toucher une cible proche de 5 à 10 mètres ou éloignée de 50 mètres.
Pour les tireurs cherchant des modèles à répétitions, les carabines PCP sont toutes indiquées ! Elles sont souvent d’excellents modèles pour le tir en stand et vous ouvriront les portes du monde du tir sportif ! À l’image de la Snowpeak PR900W Gen2 4.5mm PCP Bois.
Ces armes concernent toutes les armes de poing (revolver et pistolet) et armes longues (fusils et carabines) utilisant la détente d’un gaz afin de propulser un projectile. Lorsque l’on parle « d’air comprimé», le gaz propulseur peut être soit du dioxyde de carbone (CO2) soit de l’air.
On distingue les armes à ressort (ou piston), les armes a air pré-comprimés et les armes à CO2. Le système le plus répandu est celui des armes à ressort. Un piston est monté juste derrière le canon et couplé à un ressort dont la force va déterminer la puissance de l’arme.
La première étape consiste à comprimer le ressort, reculant ainsi le piston (on parle alors « d’armement de l’arme »). Enfin, lorsqu’une pression est appliquée sur la queue de détente, le piston se libère, expulsant ainsi l’air qui était alors comprimé dans la chambre où le projectile était placé.
Les calibres les plus courants pour ce type d’arme sont le calibre .177 et le calibre .22. La vitesse des projectiles sortant de ces armes est variable et peut aller de 100m/s à une vitesse similaire à un projectile d’arme de poing classique (457m/s).
Exemple d’une carabine à ressort (piston)
Les armes à air pré-comprimé ne disposent pas de ressort pour déplacer le piston mais comportent une chambre de compression placée en amont de la chambre contenant le projectile (mécanisme similaire au airgun). Les armes à CO2 n’utilisent ni piston ni ressort mais une cartouche de CO2 liquide permettant la propulsion du projectile. Ces cartouches de CO2 peuvent être jetable ou rechargeables et permettent de tirer entre 60 coups (pour la cartouche jetable) et 150 coups (pour la cartouche rechargeable).
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