L'histoire de la balle ronde est riche et variée, allant des jeux anciens aux applications militaires et sportives modernes. Cet article explore l'évolution de la balle ronde, en mettant en lumière les différentes étapes de sa fabrication et les innovations qui ont marqué son développement.
Au VIIème siècle, le feu grégeois, un mélange visqueux de poix, naphte et soufre, était utilisé comme arme incendiaire. Au VIIIème siècle après Jésus-Christ, les Chinois ont inventé la poudre noire, un mélange de salpêtre, soufre et charbon de bois. Ce mélange, lorsqu'il est comprimé dans un canon, brûle rapidement, créant une explosion de type déflagration.
Vers 1150-1200, les Arabes ont adopté la poudre noire, l'utilisant dans des canons rudimentaires à main appelés "Madfaa". Ces canons propulsaient des flèches trapues à courte distance.
Au fur et à mesure du Moyen-Âge, les bombardes et les canons ont eu des déclinaisons de plus en plus petites jusqu'à devenir des armes portables individuelles. Cette nouvelle ère des armes débute avec l’arquebuse.
Vers 1370, l’hacquebute (primitive) : Littéralement « canon à croc » du germanique « hakenbüchse , destinée à tirer en crochetant un mur ou une palissade avec son croc de fer situé en dessous de l’arme pour que le mur encaisse le recul à la place du tireur. Elle comporte un long fût de bois (ou parfois de fer), à l’avant duquel est fixé un canon de fer de courte dimension (20 à 25 cm). Son calibre fait généralement de 18 à 28 mm.
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Vers 1380, Elle deviendra une arme plus efficace lorsqu’on lui adjoindra une culasse mobile (boite à feu) permettant un chargement plus rapide, et la charge à la place du boulet d’une centaine de balles de plomb, la « plommée , en guise de projectiles.
Le 15 Août 1443, Louis XI encore dauphin va avec ses troupes libérer la ville de Dieppe tenue et assiégée par les anglais. Il aurait utilisé des pétards, ancêtre de la dynamite pour faire sauter des portes. Cette « bombe , remplie de poudre noire (souvent de 5 à 50 kg), se fixe discrètement en appui contre une porte, une palissade en bois, ou sous une muraille minée par une galerie souterraine étayée. Un soldat met le feu à la mèche courte. En explosant, le pétard pulvérise l’obstacle (porte, palissade ou étais), permettant de s’introduire dans l’enceinte convoitée.
Vers 1460 - 1500 une cartouche métallique (adaptée ici à une couleuvrine à main) comportant poudre et balle, sur l’idée des boites à feu « culasses mobiles » de canon de type « veuglaire , pour couleuvrine à main et Arquebuse à chargement par la culasse fut inventée (Germanie).
Ribaudequin ou Orgue (Château de Castelnau en Dordogne. Cette arme consiste en l’alignement côte à côte de plusieurs petits canons, de petit calibre comparables chacun à une couleuvrine à main, et montés sur un affût mobile. La mise à feu est faite par une trainée de poudre disposée dans une gorge qui amène le feu à la lumière de chaque canon. Le tir de l’ensemble des canons est quasiment instantané.
En 1520, l’arquebuse à canon rayé (rainuré) hélicoïdalement : Il semble que le germanique Auguste Kotter, remarquant que les « viretons d’arbalète » (traits aux ailerons inclinés qui partaient en tournant sur eux-mêmes) avaient une plus grande précision que les « traits classiques » comme le « carreau . Il inventa le « rayage (rainurage) hélicoïdal » de l’intérieur des canons d’arquebuses. Cela apporta une précision nettement plus efficace de l’arme par stabilisation gyroscopique de la balle dans l’espace, et une augmentation de puissance en supprimant les fuites de gaz propulseurs des armes à canon lisse dont la balle était plus petite que l’âme du canon.
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Vers 1510-15 la platine à « rouet » (peut-être inventée par Léonard de Vinci, ou Johan Kuhfuss) permet un allumage sans mèche, sur le principe d’une roue rainurée (le rouet) entrainée par un ressort, et qui frotte sur une pyrite de fer mordue (tenue) par un « chien » produisant ainsi des étincelles, qui allument la poudre. Ce mécanisme fiable mais couteux et fragile sera principalement réservé aux arquebuses de chasse, et aux pistolets.
Vers 1520 Apparition d’une forme très réduite de l’arquebuse à rouet, le pistolet. Le pistolet, arme tenue à la main, est rendu possible grâce à la platine à rouet, qui permet de le porter dans des fontes fixées à l’avant de la selle du cheval, et prêt à faire feu.
Le système primitif est d’origine hollandaise vers 1560. Puis vint la platine dite à « Miquelet » inventée vers 1600 en Espagne, dont le mécanisme est extérieur.
Initiée par Louvois, ministre d’état, et sur le conseil du maréchal de Vauban, Louis XIV, généralisera par ordonnance la platine à silex à la française (déjà partiellement en service dans l’armée depuis 1660 sur des mousquets allégés dits à fusil) , sur les mousquets en allégeant leur poids en 1703.
1728-40 Généralisation en France de la cartouche de guerre en papier, comportant 10 à 12 grammes de poudre noire (suivant la qualité de la poudre) et une balle de 16,3 mm en général. La balle est plus petite d’environ 1,2 mm que le calibre de 17,5 mm, pour qu’elle rentre facilement lors du rechargement, même si le canon est un peu encrassé par le tir précédent. Il n’y a plus de calepin de tissu graissé avec la cartouche, le papier de celle-ci en faisant office, tassé avec elle lors du rechargement.
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1763 Modification définitive de la crosse à l’origine en pied de vache (crosse courbée) du fusil réglementaire français, en la transformant en crosse droite. 1766 Allègement important du poids et renforcement du chien.
1777, puis an IX, et enfin le dernier modèle de fusil de guerre à platine à silex, le 1822….qui sera modifié en platine à percussion vers 1830, puis son canon rayé vers 1848.Il prendra alors l’appellation de « fusil 1822 T bis » ( « T » pour transformé et bis, 2 fois).
La balle Minié est un type de balle de fusil à chargement par la bouche. Ce projectile diffère de la balle sphérique par sa forme en ogive et le fait qu’il s’incruste dans les rayures du canon et est donc stabilisé par la rapide rotation qui lui est imprimée pendant son trajet dans le canon.
L’ancêtre de la balle Minié a été créée en 1848 par les capitaines de l’armée française Montgomery et Henri-Gustave Delvigne. Leur conception a été faite pour permettre le chargement rapide des fusils par la bouche, une innovation qui a entraîné sa généralisation comme une arme de masse du champ de bataille.
En 1849, un essai test à Vincennes a démontré qu’à 15 m, la balle Minié pouvait pénétrer deux planches de bois de peuplier, chacune épaisse de 17 mm et séparées de 50 cm.
Les tout premiers projectiles, de ce qui n’était pas encore connu comme étant le jeu de golf, étaient en bois. Ce n’est qu’à partir de 1600 que le golf a vraiment pu être associé à une balle proprement dite. Importée des Pays-Bas, elle ressemblait à une petite bourse de cuir ronde, remplie de diverses matières. Cette dernière devait s’imposer jusqu’au milieu du XIXème siècle.
Vers 1630, la bourse de cuir était presque exclusivement rembourrée avec des plumes de canard ou d’oie. Ces dernières étaient bouillies afin de les ramollir et de les rétrécir. Le cuir était trempé au préalable dans une solution dans de l’eau additionnée d’alun. Les plumes étaient ensuite introduites dans l’enveloppe étroitement cousue avec un fil à peine visible. En séchant, la peau se rétractait alors que les plumes prenaient du volume. La régularité de la balle était directement liée à l’habilité de l’artisan.
Dès le début des années 1840, les substances en caoutchouc, importées sous forme de rubans, avaient été testées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis pour un usage industriel. Cette nouvelle expérience incita le docteur Paterson à déposer un brevet s’appliquant à la fabrication d’une balle de golf.
Les choses allèrent mieux lorsque l’on comprit qu’en martelant la surface de la balle, elle était beaucoup plus facile à contrôler. De nombreux fabricants investirent alors le marché, proposant différents modèles de balles, ornés de motifs divers. Les balles flottantes firent leur apparition.
La balle dure en gutta-percha domina longtemps le marché mais fut ensuite remplacée par un modèle à noyau en caoutchouc, créé aux Etats-Unis. L’apparition de cette nouvelle balle entraîna divers réaménagements sur les links et les parcours.
En 1912, la Dunlop 31, la première de ces balles lourdes et fermes fit son apparition sur le marché. Son nouveau comportement dynamique permettait aux joueurs de l’expédier plus loin que dans le passé.
Depuis, aucun fabricant n’a véritablement révolutionné le marché de la balle de golf. Cependant, l’apparition de nombreux matériaux nouveaux et les progrès dans l’étude des comportements aérodynamiques, améliorent sans cesse le touché et la portée des coups de golf.
L'histoire de la balle ronde est étroitement liée à l'évolution de l'agriculture et des machines agricoles. Des entreprises comme Krone, Vicon et Kverneland ont joué un rôle crucial dans le développement de technologies innovantes pour la production et la récolte de fourrage, contribuant ainsi à l'efficacité et à la productivité agricoles.
En plus de 119 ans, la Maschinenfabrik Bernard Krone GmbH & Co. KG est passée d'une simple forge à sa taille actuelle avec des exportations dans plus de 60 pays à travers le monde. L’entreprise est devenue une référence dans le domaine de la récolte de fourrage vert.
En 1977 KRONE se consacre de plus en plus à la récolte du fourrage et présente la première presse à balles rondes, la KR 180. Le premier automoteur KRONE a fait sensation à la DLG en 1984 à Francfort et il a suscité un vif intérêt auprès de la presse spécialisée.
La BiG M, la première faucheuse automotrice grand rendement est présentée au public pour la première fois le 20 Mai 1996. A l‘Agritechnica 1997, KRONE est le premier constructeur au monde à présenter le premier combiné presse-enrubanneuse, la Combi Pack.
Avec ses capacités de rendement, la faucheuse BiG M a même remporté deux records du monde et s’est immortalisée dans le "Guinness des records 2001". En juin 1999, la BiG M a fauché 351,1 hectares en 24 heures. Cette performance impressionnante a représenté le record du monde N° 1.
Le combiné non-stop presse à balles rondes-enrubanneuse Ultima qui réalise toutes les étapes de travail presser, enrubanner et déposer durant le déplacement est présenté pour la première fois à l‘Agritechnica 2011 de Hanovre.
Première mondiale pour la nouvelle ensileuse BiG X 1180. Avec ce nouveau « top model », KRONE élargit sa gamme BiG X 680, 780, 880 et affirme ses compétences en tant que constructeur d’ensileuses bénéficiant aussi d’une longue expérience et d’un savoir-faire sur le segment des fortes puissances.
Des entrepreneurs visionnaires, des techniciens innovants et des employés qualifiés ont travaillé ensemble pour valoriser la marque Vicon pendant 100 ans. En 1910, un jeune ouvrier agricole, Hermanus Vissers, commence sa carrière d'entrepreneur dans la ville d'Haarlemmermeer, une zone pionnière dans la mécanisation agricole aux Pays-Bas.
En 1949, Vicon achète les droits, et la production d'une invention Allemande "fingerwheel rake". 1955: Vicon déménage dans de nouveaux locaux à Nieuw-Vennep.
En 1958, Lors de la foire de Vérone en Italie en 1958, le système du distributeur d'engrais pendulaire, inventé par un revendeur d'engrais Italien, Luigi Steffenino, a été exposé. Un contrat a alors été signé pour la production et la distribution, mais cela a pris plusieurs années avant que cela ne devienne une machine a part entière.
1963: Vicon a par la suite développé la "machine à bêcher" inventé par le Professeur Horowitz, inventeur du mondialement connu rasoir électrique. La machine est largement salué pour ses excellentes performances mais attire peu d'acheteurs. Les agriculteurs lui préfèrent leur charrue.
1966: La première faucheuse à disques Vicon possède deux larges disques munis de deux gros couteaux. Un rotor équipé au dessus des couteaux, transporte l'herbe et en fait des andains.
1978: Vicon achète une petite entreprise productrice de machines agricoles dans le nord des Pays-Bas, spécialisée dans l'ensilage, et étend sa gamme de produits avec une ensileuse ressemblant à une pelle (avec des pinces de 2 m).
Dans les années 80, Vicon était déjà une entreprise pionnière dans l'intégration de solutions électroniques concernant les distributeurs d'engrais et les presses. En 1983, Vicon fait une percée avec ses solutions micro-électroniques pour l'équipement agricole.
En 1998, l'entreprise Norvégienne Kverneland group achète Greenland et Vicon. Les deux gammes d'équipements se complètent. 2010: Vicon fête ses 100 ans dans le monde agricole, et est l'une des deux marques fortes de Kverneland group, Vicon et Kverneland.
L'histoire du groupe Kverneland remonte à 1879 lorsque le fondateur, Ole Gabriel Kverneland, a construit sa petite forge dans le village de Kvernaland, à 25 km de Stavanger, Norvège. Il nomme son entreprise "O.G. Kvernelands Fabrik" et se lance dans la fabrication de faux.
En 1894, Ole Gabriel transforme sa forge familiale en une SARL afin de financer son développement et sa croissance. A cette époque, l'entreprise produisait principalement des charrues et des herses. Cependant, avec le développement des premiers tracteurs dans les années 1920, l'entreprise commence très vite à explorer les possibilités d’adaptation des outils agricoles aux tracteurs. La première charrue tractée est développée en 1928.
Dès le milieu des années 1950, l'entreprise se tourne stratégiquement vers de nouvelles opportunités d'expansion et s'est lancée dans sa première phase d'acquisition pour acheter des producteurs complémentaires d'outils agricoles.
En 1983, l'entreprise familiale est cotée à la Bourse d'Oslo. En 1984, Kverneland ASA acquiert Kyllingstad Plogfabrikkk à Kleppe, en Norvège, deux ans plus tard, en 1986, Underhaugs Fabrikkk à Nærbø, en Norvège.
En 1993, la société acquiert Maskinfabriken Taarup à Kerteminde, au Danemark, une acquisition qui comprenait également l'usine britannique Kidd. Au cours des 3 années suivantes, d'autres fabricants européens ont été rachetés : Machine Agricole Maletti, Modène, Italie a été rachetée en 1995, Accord Landmaschinen, Söest, Allemagne en 1996 et enfin la société de distribution allemande, Silo-Wolff, Lauenförde, a rejoint le groupe en 1997.
En 1998, Kverneland Group a connu son apogée avec l'acquisition de deux grandes sociétés et le renforcement de sa position de leader du secteur. Au milieu de l'année 1998, le Groenland Group, basé aux Pays-Bas, a été racheté et a incorporé la célèbre marque Vicon dans la famille Kverneland Group. La gamme fenaison s'en est trouvée considérablement renforcée en tant que gamme de produits complète et de qualité. Plus tard, RAU a été ajoutée au Group.
En 2000, Kverneland Group s'est encore diversifié et s'est lancé dans le domaine de la viticulture. Le Group acquiert le premier producteur mondial de viticulteurs, la société française Grégoire SA, et s'engage ainsi dans une stratégie de conquête de nouveaux marchés et de nouveaux domaines de produits.
L'année 2005 a vu l'ouverture de points de ventes en Russie et en Chine. En 2006, Kverneland Group a décidé de fusionner ses entrepôts de pièces de rechange de Giessen (Allemagne) et d'Orléans (France) en un entrepôt central, afin de soutenir et renforcer le service et les opérations du Group, en particulier sur les marchés français et allemand.
En 2008, Kverneland Group a lancé une stratégie de marque plus ciblée et a entamé le processus de réduction du nombre de marques de produits. Accord et Taarup fusionnent avec Kverneland et Rau avec Vicon.
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