Cet article explore en détail le fonctionnement et les caractéristiques des balles doumdoum de calibre 12, ainsi que leur utilisation et les considérations légales associées.
Les armes portatives sont celles qui peuvent être portées et maniées par un seul homme. On entend par système d'armes un ensemble d'armes caractérisées par une ou plusieurs dispositions essentielles;le système prend le nom de la disposition caractéristique ou celui de l'inventeur. Exemple: le système à percussion,le système à aiguille caractérisés par le mode d'inflammation de la charge;le système Mauser,le système Gras,le système Mannlicher,d'après le nom de l'inventeur.
Une arme peut appartenir à divers systèmes à la fois,mécanisme de fermeture d'un système ,canon et rayures d'un autre.de là des dénominations telles que Martini-Henry,Mauser-Mannlicher. On appelle modèle d'armes l'ensemble des dispositions adoptées pour une arme particulière et rigoureusement prescrites par les tables de construction.
Toutes les armes d'un même modèle sont donc identiques. Le modèle s'indique par le millésime de l'année de l'adoption.Exemple: fusil dinfanterie Modèle 1886, sabre de dragon Modèle 1882. Certains modèles ayant subi des changements importants prennent le nom de modèles transformés; dans ce cas,on fait suivre le millésime primitif de la lettre T ou bien on le fait suivre du millésime de l'année de l'adoption du système auquel l'arme a été ramenée; exemples : fusil Modèle 1822 T (fusil MIe 1822 a silex auquel on a appliqué en 1842 le système à percussion),fusil Modèle 1866-74 (fusil Modè le 1866 transformé en fusil système Gras).
Lorsque les modifications ne sont pas essentielles et ne s'appliquent qu'à des détails,le modèle prend le nom de modèle modifié; on fait suivre alors généralement le millésime primitif de la lettre M et du millésime de l'année de l'adoption de la modification;exemples: fusil Mle 1886-M-93,fusil Mle 1874M-80,fusil Mle 1866-74-M-80.
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Les armes portatives se divisent en deux classes :
Les armes blanches se divisent en armes offensives et en armes défensives.
Les armes offensives comprennent :
Les armes défensives comprennent la cuirasse et la casque.
Les armes à feu comprennent:
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Les conditions multiples auxquelles doit satisfaire un fusil de guerre se rapportent à deux ordres d'idées : facilité d'emploi et efficacité.
On a principalement à envisager à ce propos les questions relatives au poids,au recul,à la longueur du fusil,à la position du centre de gravité,au mécanisme,à la cartouche.
Il serait certainement avantageux d'avoir un fusil léger s'il pouvait en même temps répondre à tous les autres désidérata;on pourrait alors diminuer le poids imposé à l'homme ou augmenter le nombre des cartouches qu'il emporte. Mais d'un autre côté on a des difficultés a vaincre pour ne pas donner au fantassin une arme trop lourde,si l'on veut que le recul soit supportable,la solidité suffisante et la puissance balistique grande.
La canon du fusil doit être épais pour résister à la pression des gaz de la poudre,pression d'autant plus élevée qu'on veut avoir une vitesse initiale plus grande,ainsi qu'aux chocs accidentels et à l'emploi de la baïonnette; l'épaisseur du canon diminue les vibrations au départ du coup et par suite est favorable à la précision du tir. La réduction du calibre est favorable à un allègement de l'arme.
Actuellement les poids des fusils(sans baïonnette)en service dans les différentes puissances européennes varient de 3^800 à 4k500; le poids moyen est de 4k150;le poids du fusil français est de 4k200. Le poids doit être réparti de manière que le maniement de l'arme ne soit pas fatigant ;c'est lorsqu'on met en joue que la fatigue est la plus grande, le centre de gravité doit être sous la main gauche ou un peu en arrière de cette main;dans le fusil Ille 1886, le centre de gravité est sous la hausse.
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Au départ du coup.le fusil recule avec une vitesse donnée et l'épaule du tireur contre laquelle appuie la plaque de couche absorbe le force vive de l'arme.La surface d'appui varie très peu d'un fusil à l'autre;aussi l'impression ressentie par le tireur est d'autant plus forte que la force vive de l'arme est plus grande;le recul est ainsi caractérisé par la force vive absorbée.
Pour des fusils d'infanterie d un poids voisin de 4 kilogs, l'expérience montre qu'on peut tenir le recul comme admissible tant que sa vitesse ne dépas- se pas trois mètres. Quand deux armes de poids notablement différents tirent la même cartouche c'est l'arme la plus légère qui donne le recul le plus sensible;tel est par exemple le cas du fusil d'infanterie et du mousqueton d'artillerie; pour le mousqueton en effet la force vive du recul est plus grande que pour le fu,., sil; la quantité de mouvement, qui était autrefois * employée pour caractériser le recul,est au contraire plus faible.
Le fusil d'infanterie pouvant être tiré sur deux rangs doit être d'une longueur telle que le tir des hommes du deuxième rang ne gêne pas ceux du premier. Pour cela,la longueur ne doit pas descendre beaucoup au-dessous de 1m,25. En Europe,la longueur varie de 1m,23 à 1^33,16 fusil français a 1m,30.
La longueur du fusil se décompose en 3 éléments distincts:
La longueur de couche est comptée de la plaque de couche à la queue de détente.L'arme de guerre qui doit passer de main en main ne peut admettre qu'une seule longueur adaptée à la conformation moyenne de lhommeen France,elle est de 0Iï1345.
La longueur de la boîte de culasse se compte de la détente à la tranche postérieure du canon;les armes à verrou ont les boîtes de culasse les plus longues (15 à 18 centimètres). Pour le fusil français, elle est de 0?16. La longueur totale du fusil et les longueurs de la couche et du mécanisme étant ainsi déterminées par des conditions de service,la longueur du canon s'en déduit par différence.
Le mécanisme se compose d'un certain nombre de pièces,mobiles les unes par rapport aux autres et prenant des positions bien déterminées (armé,abattu..) La stabilité de ces pièces dans chacune de leurs positions est assurée au moyen de butées et de ressorts. Le mécanisme doit mettre le soldat à l'abri non seulement d'accidents graves,tels que l'éclate- ment ou la rupture des pièces de fermeture,mais encore des incommodités pouvant résulter des fuites, crachements. c'est à cette condition seulement qu'on pourra obtenir du soldat un maniement correct...
La balle dum-dum est créée du fait de l’insuffisance d’effet de munitions de petit calibre pour arrêter une charge ennemie. Avec l’apparition des détonants à haute performance (poudre sans fumée) les performances des armes à feu, portée et précision pouvaient être maintenues et améliorées tout en réduisant le calibre utilisé, ce qui avait des avantages pratiques.
On décide de dessiner une balle qui perdrait un maximum d’énergie au contact de sa cible, afin de maximiser les dégâts. Il s’agit d’une balle de plomb recouverte d’une fine couche de nickel striée de petites fentes. Le choc sur un corps fait éclater la chemise de la balle qui se déforme selon les stries et éclate même parfois. Ce comportement permet à la balle de creuser une cavité d’un diamètre supérieur dans les tissus et de faire éclater les os plutôt que de glisser contre eux. Elle a été utilisée par les Anglais en Inde.
Pourtant, la munition moderne militaire 5,56 × 45 mm Otan connue sous la nomenclature M193, dont l’ogive est d’un poids de 3,5 g ou 55 grains en utilisant les mesures américaines, utilisant le pas de rayure nominal de canon à 14 pouces ou 12 pouces, est susceptible de se comporter de façon similaire par un ou des retournements de l’ogive à l’impact, sans toutefois être expansive comme à la balle dum-dum, car la munition M193 est une ogive blindée (« full metal jacket ») ou chemisée d’un alliage cuivre.
En 1969, l’Otan change de munition 5,56 × 45 mm. Elle adopte la munition SS109 de la mitrailleuse Belge Minimi, dont le poids de l’ogive est de 62 grains ou 4 g, utilisant un pas de rayure de 7 pouces ou 8 pouces. Cette munition ne se retournerait pas à l’impact.
Il existe également une manière artisanale pour confectionner une balle dite "dum-dum" ou expansive, ou à pointe creuse en procédant à un sciage en croix de la tête d’ogive puis à un limage et un ébarbage précis.
| Nation / Type | Calibre (mm) | Poids (g) | Usage principal |
|---|---|---|---|
| France | 15,5 - 16 | 22 - 24 | Infanterie de ligne |
| Autriche | 16 - 17,5 | 25 - 27 | Infanterie de ligne |
| Autriche (Mitraille) | ~ 23 | ~ 55 | Artillerie (Boîtes à mitraille) |
| Basques (XVIe s.) | 20 - 21 | 50,7 | Mousquet long de rempart/marine |
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