Cet article reprend une publication mise à jour sur le fonctionnement de l'arrêtoir de culasse sur les GBBR WE, en prenant l'exemple du M14.
Le M14 a été développé à partir du M1 Garand. Bien que le Garand était parmi les fusils les plus avancés des années 1930/1940, il n'était pas une arme parfaite.
Des modifications ont commencé pour concevoir le design basique de la carabine M1 de base au crépuscule de la Seconde Guerre mondiale. Les changements incluaient l'ajout d'une capacité de tir entièrement automatique et le remplacement du chargement de 8 cartouches "en bloc" par un magasin détachable contenant 20 cartouches.
En raison de la puissance de la cartouche de 7.62×51, l'arme a été jugée pratiquement incontrôlable en mode automatique, donc la plupart des M14 ont été bloqués en arsenal en mode semi-automatique pour éviter de gaspiller des munitions au combat.
L'arme a été jugée moins bonne que le Garand M1 de la seconde guerre mondiale dans un rapport de septembre 1962 par le contrôleur de gestion du ministère de la Défense. La cartouche était trop puissante pour un pistolet-mitrailleur et l'arme était trop légère pour servir de mitrailleuse légère à la place du BAR.
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Winchester, Remington, et la Springfield Armory détenue par John C. Garand ont offert différents designs. Le design du Garand, le T20, était le plus populaire, et les prototypes du T20 ont servi de base pour un certain nombre de fusils d'essai Springfield de 1945 jusqu'au début des années 1950.
Ce que l'on ne dit pas dans cette belle histoire, c'est que Springfield Armory proposa le système de chargeur de 20 coups lors de la présentation du Garand avant 1936 qui justement devait en être doté. Mais les têtes pensantes de l'armée américaine rejetèrent l'offre en objectant que le système était trop compliqué pour les hommes de troupes, et donc le fabricant proposa un chargement par le haut avec un clip de 8 cartouches. Il faut se rendre compte que si cela avait été accepté, les soldats américain auraient combattu avec une puissance de feu bien supérieure.
Sur le M14, il sera toujours possible, comme pour son grand frère de charger l'arme par un clip de 8 cartouches.
"La" M14 remplaça le Garand en 1957, et c'est un fusil très présent au Vietnam, mais qui fut encore beaucoup utilisée par les Marksman, les commandos de marines, les forces spéciales en Irak et en Afghanistan.
Passons à la réplique de la marque WE, type GBBr, Frenchy custom model de chez Law airsoft. C'est un carton typique de chez WE : du rudimentaire, pas de fioriture, et sobre.
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Quelques détails sur cette réplique :
Il est important de siliconer la culasse, même pendant les parties, car elle est lourde et la friction peut réduire l'autonomie en gaz et la puissance, voire provoquer un dégazage si la culasse se "colle".
Les chargeurs sont lourds (500 gr !). Le top cover est aussi RS, en fibre de verre mal ébavurée. Par comparaison avec un chargeur M16/4, cela chausse grand ! C'est comme cela que j'ai appris que les cartouchières M56 étaient à l'origine pour des M14, logique, l'arme était là avant les m16. On peut presque en mettre trois par cartouchière sur des modèles sans les renforts latéraux.
Pour ce qui est de la sensation, le recul est bon (mais cela reste de l'airsoft, la RS te file un bon coup dans l'épaule, là c'est confort, tu ne vas pas tirer dans le plafond à la seconde bille. La sensation est néanmoins bonne... non pas bonne, "kiffante"!).
Il reste plus qu'a adapter une lunette pour en faire une jolie M21.
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Un aperçue avec une lunette redfield 3X9 40 mm qu'un vendeur Américain à bien voulu me vendre. il manque juste des anneaux d'époque et le montage réglementaire US, et ce serait presque pas mal...
Sur la photo ci dessus, c'est une lunette Leatherwood qui est montée. Les deux ce sont vues, mais la Redfield était souvent montée sur les bolt M40A1.
Un week end à la campagne a été mis à profit pour tester le tir de l'engin avec de la 0,25 et le gaz vendu le plus souvent.
Prise en main : Bizarrement plus légère que ma Marui Socom !!! Plus équilibrée ? Il faut que je pèse les deux, mais la crosse bois est très légère. Je vois passerai le touché du bois, qui est d'un confort relatif, mais j'y suis sensible.
Le point d'équilibre est sur le chargeur, on pourrais dire au cul de la chambre, donc aucun déséquilibre perçut lorsque l'on épaule. Le système de visée rudimentaire sur les M14 fait son office, mais requière un peu de concentration.
Puissance : La y a de l'eau dans le gaz... Le plus courant, la puissance annoncée est entre 400 et 450 fps.
Lors du stage Snipe à la CAT, j'ai observé ça: Chargeur remplie jusqu'à la gueule de Butane avec de la 0,25 si mes souvenirs sont bons.
Tir 1= 510 fps (oula cela doit chatouiller un peu ) Tir 2= 460 fps Tir 3= 450 fps Tir 4= 430 fps et cela décroit encore jusqu'à 320 fps sur la dernière bille.
Sur ma XM177, c'est plus régulier, alors pourquoi là j'ai une décroissance forte ainsi qu'une très grande puissance. Plusieurs facteurs peuvent répondres à ces questions: Le m14 est une réplique Open bolt comme vous avez vu sur les images, avec un mouvement de culasse très importante vers l'arrière et donc aucun confinement. Peut-être que cela joue sur la quantité de gaz expulsé. D'ailleurs en tir automatique, le chargeur se décharge presque complétement de son gaz car visiblement la valve n'a pas tout à fait le temps de ce se refermer complétement lors des tirs.
D'autre part les tests sont réalisés au butane, un gaz sec, très puissant. Donc ce qui pourrais expliquer la forte puissance en début de chargeur.
Par la suite j'ai placé un NPAS dans le nozzle, ce qui à permis de contrôler la puissance. J'ai pu ainsi avoir une puissance de 400/ 420 fps de manière régulière sur l'ensemble d'un chargeur, ce qui est plus rassurant.
Incident de tir: Dégazage (Deux billes chambrées, suite à un réarmement de trop [ Récurant en GBBr], et un beau nuage de gaz!)
Trajectoire de la bille: Rectiligne sur 40 mètres, puis visiblement, hop up trop serré, la bille monte en flèche à 50 mètres. La courbe ascendante est très franche, la bille s'envole littéralement! Après réglage du Hop up, pas de différences notoire sur la trajectoire? Voir avec Law airsoft pour avoir plus d'explications sur ce réglage car le Hop up à une course de réglage courte, et j'ai essayé les deux extrêmes.
Le grammage de la bille peut aussi jouer, mais à voir. Il faisait chaud aussi, à voir par 20° et 15°, peut-être que les billes prendront les chemin inverse?
Ensuite, sur les conseil de Law Airsoft, j'ai essayé à la 0,38, puis à la 0,30, c'est bien meilleur en effet et le hop up sert enfin à quelque chose.
Le Hop Up est un point faible à cause de son accessibilité réduite. Il faut enlever le chargeur, enlever le bloque de détente, déplacer arrêtoir de culasse (je ne sais pas le nom du truc... ) et régler avec une clef allen. À l'usage j'ai trouvé cela un peu fort de café, mais en fait assez simple. Le bloque de détente s'enlève en 1 seconde, déplacer la pièce de la culasse pareil, régler, remettre en place, replacer le bloque de détente, remettre le chargeur= 15 secondes (sans le réglage)
Le chargeur ne contient que 20 billes, avec une option de 30 si l'on change le réglage. J'ai testé avec 20 billes, le réglage d'origine. Pas de perte de pression sur les 20 billes. Le bolt catch ne fait pas défaut lors de la dernière bille. J'ai rechargé trois fois en bille, toujours la même régularité (mais à confirmer avec un chrony). Sur un forum un joueur avait écrit qu'il lui était arrivé de grailler 6 fois, donc à tester mais c'est assez encourageant en partie et permettra de gagner un peu de temps et de gaz.
Sans renier l'AEG qui à bien des qualités, comment vais-je faire pour rejouer avec une batterie dans ma crosse... Bon passons la petite euphorie due à l'attrait de la nouveauté. Un recul plus percutant que sur ma XM 177, et comparable avec celui d'une AK GBBr que j'avais essayé chez Goupille Airsoft. Le son aussi, très particulier, qui claque avec un son assez mat. Le tir est donc moins facile au jugé, et l'action de viser n'est plus une option, surtout si l'on doit toucher à plus de 40 mètres. Il faut bien maintenir la réplique, bien se caler sur la crosse, bien s'aligner avec le corps du lanceur. Cette maîtrise ne renforce que mieux l'effet de recul.
En automatique, c'est..., comment dire? (par contre en auto l'autonomie du gaz est sérieusement réduite)
Il en ressort une réplique très bien faite, simple comme un GBBr peut l'être, robuste. Ce n'est pas un outil de précision, mais sa portée est appréciable. Pratique sur un terrain dégagé, mais plus ardu en forêt dense. Le gabari du tireur joue aussi un rôle, car c'est une canne à pêche.
Voilà, et hop, une tenue Grund ou RECON pour l'accompagner en partie, et un entretien sévère, et c'est que du bonheur. (et le bras gauche plus musclé).
Après plus d'une année dans un placard, j'ai ressortie la bête pour y monter le receiver avec marquage. Pas de différence avec celui d'origine. C'est une pièce WE d'origine mais qui normalement n'est pas vendu à "l'ouest" pour des raisons de licences. On en trouve sur un shop anglais.
J'ai fini par monter la bouche à feu qui sur le WE est en alu, et j'avais cassé le guidon. donc j'en ai trouvé un en Acier. C'est costaud mais les pas de vis sont à retarauder car sinon cela force.
Il faut noter que cette pièce permet de placer correctement un baïonnette M6 car avec le cache flamme WE d'origine, impossible, même pour la réplique en plastique de chez Fieldwerks.
Pour confirmer que la bouche à feu reçoit parfaitement la M6, j'ai pris le modèle original!
Les répliques longues GBBR (gas blowback rifle) et HPA (Air à Haute Pression) sont des répliques principales qui fonctionnent au gaz, au CO2 et à l'air sous-pression, contrairement aux répliques longues AEG fonctionnant avec un mécanisme électrique. Les systèmes à gaz permettent d’avoir de bonnes sensations de jeu grâce à un réalisme beaucoup plus présent que sur les modèles électriques.
Une expérience de jeu réaliste est favorisée par la présence d'un système blowback installé sur la réplique. Autrement dit, ce sont des répliques fonctionnant au gaz comme nos répliques de poing que ce soit du gaz "gaz" ou du CO2. Leur particularité est donc le recul de culasse lors du tir. En effet, lors d'un tir, une quantité de gaz fixe va propulser la bille pendant que le reste du gaz va faire reculer la culasse et le nozzle permettant de remonter la prochaine bille.
Elles ont donc aussi nécessairement un système d'arrêt de tir quand le chargeur est vide. Ces répliques n'ont aucun élément électronique en interne, tout est dans la mouture Grimsy... Euh, dans la mécanique.
On a moins de pièces comparé à un AEG (nozzle, bloc hop up, hop up, marteau, canon... Mis à part cet immense détail de fonctionnement, un GBBr n'est pas moins beau en externe qu'un AEG.
Voici un petit tuto, sur l'entretien d'un GBB.
Pour expliquer le problème, la réplique tirait, la culasse cyclait et chargeait une nouvelle bille, mais,....les billes ne partaient pas, et donc tombaient du canon, poussées par les suivantes!
Finalement, j'ai réussi à cerner le problème, les valves de chargeurs avaient besoin d'un coup de lubrifiant silicone! Le B A BA en quelque sorte, impardonnable pour moi qui suis tellement maniaque avec mes "jouets"!
Voilà pourquoi, après cette longue introduction, je vous propose de suivre en photos, l'entretien d'un GBB.
Connaissant maintenant la panne, je vous propose de commencer par l'entretien des chargeurs! En effet, nous allons graisser les valves, à l'aide de lubrifiant silicones en bombe.
Lorsqu'on va tirer, de la graisse va partir du chargeur, et se vaporiser dans le canon! Il est donc préférable de graisser les valves, de vider deux ou trois chargeurs, histoire de purger l'excédent de silicones, avant de nettoyer sa réplique!
IL NE FAUT JAMAIS GRAISSER UN JOINT DE HOP UP!!!!!!
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