Au Moyen Âge, une période s'étendant approximativement de la fin de l'Empire romain au XVe siècle, les armes jouaient un rôle central dans la vie quotidienne et les conflits de l'époque. Ces armes, façonnées avec soin par des forgerons talentueux, ont évolué en réponse aux besoins des combattants médiévaux, allant des chevaliers lourdement armés aux soldats d'infanterie. L'épée, la lance, l'arc, la hache et une multitude d'autres armes étaient non seulement des instruments de guerre, mais aussi des symboles de pouvoir, de statut et de culture.
L'armure médiévale était essentielle pour la protection des combattants. Plusieurs types d'armures ont été développés au fil du temps :
C'est une tunique de tissu ou de peau. Un quadrillage de bandes de cuir, ou des plaques métalliques, des clous, des anneaux cousus la renforçaient. Elle est fendue par devant ou sur les côtés afin de ne pas gêner les mouvements des jambes. Elle couvre le torse, les bras, les cuisses, la tête grâce à un capuchon.
Il s'agit d'une sorte de robe formée de petits anneaux de métal qui sont enlacés les uns dans les autres. D'abord tombant à mi mollet, au XIIème siècle, elle s'arrête aux genoux. Elle couvre le cou, les mains et quelquefois la tête. Elle est toutefois lourde à porter (environs 20 kilos) et il est difficile de combattre à pied en la portant.
Il s'agit d'un vêtement matelassé ou multicouche destiné à servir de protection lors d'un combat.
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Au cours du XIVème siècle avec l'introduction de nouvelles armes puissantes comme l'arbalète, le haubert va être remplacé par une armure faite de plaques de métal articulées. Cette nouvelle armure rend le cavalier très rigide mais rend l'armure bien plus facile à porter qu'un haubert. En effet tout le poids du haubert reposait sur les épaules du chevalier, ce qui le fatiguait vite. Cette nouvelle armure nommée Harnois, permet enfin aux chevaliers de pouvoir combattre efficacement à pied s'ils venaient à tomber de leur cheval.
Toutefois, en France, pendant la Guerre de Cent Ans, on a cru qu'en rendant les armures plus épaisses on arriverait à arrêter les redoutables flèches des archers anglais. Les armures peuvent alors atteindre le poids de 50 kilos. On devait alors hisser le chevalier sur son cheval par l'intermédiaire de cordes actionnées par un treuil. Tombé à terre il ne pouvait se relever sans aide. Il est alors le plus souvent capturé puis échangé contre une forte rançon (cela sera un très grand désastre à la bataille d'Azincourt en 1415).
Les armures de joute étaient plus lourdes et moins articulées que celles de guerre, elle pesaient environ 30 kg et pouvaient aller jusqu'à 45 kg à partir de la fin du XVème siècle. Le chevalier était capable de monter seul à cheval.
Pour protéger sa tête, le chevalier la dissimule plus ou moins sous un casque, le heaume. Il était d'abord conique et disposait d'un nasal pour protéger le nez. Puis il enveloppe de plus en plus la tête ; vers 1200 il couvre toute la tête. Des orifices aménagés au niveau des yeux permettent de voir.
Le Gorgerin est une pièce de métal courbe qui se fixe en haut plus plastron.
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L'écu ou bouclier permet de protéger la totalité du corps pour esquiver les coups de l'adversaire. Il est de forme triangulaire et mesure environ 1,5 m de haut et 0,5m de large. Il est bombé vers l'extérieur. Il est fabriqué à partir de planches de bois recouvertes de cuir à l'extérieur et matelassées à l'intérieur. IL est tenu par une bande de cuir. A l'origine il était peint et décoré, ce qui permettait l'identification du chevalier porteur. Le bouclier protège le flanc gauche du chevalier. Il est souvent renforcé à l'extérieur par des bandes de fer qui se croisent en son centre. Ce croisement forme quatre parties qui sont à l'origine des quartiers des blasons.
Diverses armes étaient utilisées pour l'attaque au Moyen Âge :
C'est un long morceau de bois (le plus souvent du frêne). Elle est droite. Elle n'a pas de poignée. Le plus souvent à son extrémité avant on a fixé un fer losangé. Il n'y a pas de contrepoids à l'extrémité arrière ce qui aurait permis de soulager le porteur.A partir de 1420, lors des joutes les lances sont sécurisées par un rochet ce qui les empêche d'entrer dans la vue d'un heaume.
Le marteau d'armes est une arme offensive utilisée au Moyen âge contre les armures. Conçu pour le combat rapproché il ressemble au marteau par sa forme. Le manche pouvait avoir différentes longueurs. Il pouvait fausses les articulations des armures empêchant ainsi certains mouvements.
Comme l'extrémité du marteau ressemble à un bec d'oiseau, cette arme a parfois été appelée bec de corbin ou bec de corbeau.
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La masse d'armes est une arme contondante constituée d'une masse lourde accrochée au bout d'un bâton plus ou moins long.
La miséricorde est une sorte de dague ou de poignard à lame mince, à deux tranchants ou à section carrée. Il est question de cette arme dès le XIIIème siècle. Elle paraît avoir été plus longue que la dague. Elle était munie de quillons et était une des rares armes à pouvoir traverser un harnois. Selon certains, cette arme fut nommée ainsi parce qu'elle obligeait l'un des combattants à crier « miséricorde ! » lorsqu'il l'avait sur la gorge.
Les épées médiévales, contrairement aux idées reçues, n'étaient absolument pas pesantes et faisaient pour la plupart entre 1 et 2 kilogrammes, avec le poids réparti de façon à avoir un équilibre agréable à la main de son porteur. L'épée entre le XIème et le XIIIème siècle était utilisée majoritairement avec un bouclier qui constituait un complément presque indispensable pour les affrontements. La vision habituelle de chevalier s'affrontant avec de longues et lourdes épées tenues à deux mains appartient plus au mythe chevaleresque qu'à la réalité historique.
Elle est généralement utilisée de taille ou d'estoc mais le pommeau peut également être utilisée comme une arme contondante, en tenant l'épée par la lame. Au delà de l'aspect pratique de l'arme, l'épée médiévale possède un aspect symbolique très présent.
Lors de la cérémonie d'adoubement, le chevalier est frappé sur l'épaule avec une épée, ce geste séparant sa vie d'avant d'entrer dans la chevalerie et sa vie d'après. L'épée symbolise également la volonté divine. Lors du sacre du roi de France, l'archevêque lui remettait une épée afin de rendre justice et de protéger les églises.
A partir du XVème siècle, l'épée devient progressivement un signe honorifique et un privilège.
Les armes de siège étaient utilisées pour assiéger les châteaux et les villes fortifiées :
| Armure | Description | Poids Approximatif |
|---|---|---|
| Broigne | Tunique de tissu ou de peau renforcée | Variable |
| Haubert | Robe d'anneaux de métal entrelacés | Environ 20 kg |
| Armure de Plaques | Plaques de métal articulées | Jusqu'à 50 kg |
| Armure de Joute | Armure lourde et peu articulée pour les joutes | 30-45 kg |
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