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Le marché des armes de qualité est florissant dans une Angleterre qui s’industrialise et s’enrichit, loisir phare de la gentry, et de tous les propriétaires terriens anglais.

Purdey: L'Excellence à l'Anglaise

Purdey est, avec Holland&Holland, la marque d’arme fine la plus prestigieuse au monde. Pour preuve, Purdey avait lancé un nouveau fusil superposé calibre douze l’année dernière, le Purdey Trigger Plate. Pour fêter cela, la célèbre Maison Anglaise avait choisi la maison Française Vouzelaud pour le présenter en avant-première à Brou.

Purdey oblige, le fusil est réalisé selon vos goûts et besoins: choix du bois et de la longueur de la crosse, des gravures, mais aussi des canons, des chambres, des dimensions et des formes de chokes, sans oublier la finition de la bascule. Son prix débute à 63 000 euros!

L'Influence Anglaise sur les Armes de Chasse

Dans les armes de chasse, la « mode anglaise » importée dès leur retour par les « immigrés », se caractérise avant tout par une augmentation des calibres. Dans leurs atours, les armes anglaises se distinguaient également par leur sobriété. Peu de matériaux précieux, d’arabesques dans les courbes, de gravures figuratives (juste quelques « spaghetti »). On retrouve la même influence sur les armes de duel.

Innovations Techniques et Raffinements

Les vieux fusils à piston, qui étaient encore légion en France au milieu des années 1880, étaient en Angleterre concurrencés depuis quasiment vingt ans par des armes à chargement par la culasse et à percussion centrale. Il est ironique de constater que si la cartouche à broche de Lefaucheux n’a jamais vraiment pris pour la chasse en Grande-Bretagne malgré tous ses avantages, le système de verrouillage en « T » mis au point par Lepage pour Lefaucheux, a, lui, été très vite imité et adapté en retournant le levier d’ouverture vers le pontet comme sur notre arme.

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A ces innovations s’ajoute sur notre arme un raffinement supplémentaire dont Maître Flingus est friand et qu’il ne trouve pas si souvent dans cette qualité: celui d’avoir un magnifique canon en damas ruban. Cette technologie ancestrale, mais complexe à maitriser, permettait de donner à l’âme du canon des propriétés de résistance face à la déformation et aux surpressions tout simplement extraordinaires. Il devenait ainsi possible d’adapter parfaitement l’épaisseur du canon aux contraintes attendues et d’en alléger le poids sans que celui-ci se transforme en grenade.

Quand les aciers puddlés et enrichis de nickel apparurent au milieu des années 1890, il fallut d’ailleurs un certain temps pour les faire accepter à cette clientèle aisée. Les canons en acier, qui étaient depuis longtemps considérés comme tout juste bons aux « fusils de pacotille », devinrent, même chez nous, l’apanage des plus grands canonniers vers 1910 seulement.

F.E. Walker: Un Artisan d'Exception

Découvrir le parcours d’une arme de chasse est bien souvent une mission dans laquelle les indices se font très discrets. L’arme est marquée F.E Walker sur ses deux platines. Frank Emsdorf Walker, est le fils de George Emsdorf Walker, qui lui était sous-traitant ni plus ni moins que de Purdey. Tout en restant proche des grandes firmes, E.F Walker se distingue en conservant une part de confidentialité pour se se réserver à des amateurs éclairés, désireux de modèles sur mesure et des raffinements à la pointe de l’art comme notre Damas de ce jour.

Sa crosse est d’un beau noyer au grain serré, sans fissure avec des quadrillages surfins estompés. Fine et très élégante queue de culasse gravée. Platines en arrière, façon Pontcharra, disposition rare sur une arme britannique. Les chiens ont leur crête bien haute et pivotent avec beaucoup de grâce vers les percuteurs. A la fois luxe bienvenu et sécurité, ils sont rebondissants. A noter la forme conique originale des pistons entourant les percuteurs.

Le verrouillage des canons se fait au moyen d’une indestructible clef en « T » tournée vers le pontet. Sa manipulation est bien ferme. Son fonctionnement est basé sur le principe de la vis sans fin qui permet de rattraper tout jeu qui viendrait d’un usage excessif. On constate une légerissime peau d’orange autour des canaux des percuteurs en interne, tout à fait nettoyable, et qui vient justement d’un très ancien oubli de nettoyage de traces de poudre noir. Rien de grave et je le souligne pour être complet.

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Percussion très franche. L’ensemble canons possède de beaux crochets bien solide marqués de poinçons de Birmingham pré-1896. Ils ne sont pas éprouvés « Nitro » comme cela se faisait beaucoup dans les colonies. Leur épaisseur est surprenante. On peut donc supposer qu’il a toujours été bien nourri, sans être exposé à des charges trop fortes. Leur intérieur est encore très bon, avec une légère oxydation très peu profonde en sortie de chambre. Excellent état vraiment. D’une longueur de 29 pouces, ils sont d’un chokage en demi à gauche et en quart à droite. La longuesse a une forme typique de l’époque. Elle est montée à clavette comme sur un Colt à percussion. Tout est encore merveilleusement ajusté.

Une très belle arme Damas comme on n’en voit pas tous les jours, tout à fait digne figurer dans une belle collection d’armes de chasse. Sa fabrication, ses canons en damas ruban et son très bel état en font une pièce de 1er choix, dont le premier propriétaire était une personne de grande classe. N’allez surtout pas me le transformer en Coach Gun à la noix. Il est l’ancêtre direct de nos fusils actuels et il constitue une des armes ancienne la plus facile à utiliser et faire revivre. Répétons le !

L’armurerie Flingus Maximus à Paris et partout en France est là aussi pour vos formalités armes entre particuliers, le rachat de collections armes et militaria, vos estimations d’armes, vos questions armes dans les successions et héritage. Toutes les armes historiques de fabrication ancienne vendues en tant que C ou D, “Collection” ou “Cow-boy shooting”, sont des armes de collection non éprouvées pour le tir et non testées en stand. Pas facile à trouver déjà. Déjà que j’ai bien du mal à “loger” de beaux Colt 1911 A1 de la seconde guerre mondiale en très bel état et 100% d’origine.

Le Colt 1911: Un Mythe

C’est un petit parisien, et même un voisin. Il était dans la même famille depuis toujours - des gens charmants - et a survécu aux déménagements et aux aléas de la vie. Il est pour la première fois sur le marché. Maitre Flingus lui a offert l’hospitalité de sa grotte pour lui éviter un sort plus tragique. On ne présente pas le Colt 1911 (quoique…). Surtout, et déjà, c’est un des premiers. C’est bien cette variante là qui est partie combattre en Europe avec les Sammies en 1917.

La version que l’on voit partout est la “1911 A1”. Elle n’a été adoptée qu’en 1926 et elle servira l’US Army jusqu’à l’opération sur l’île de la Grenade en 1982. La 1911 A1 a donné lieu en outre depuis à une myriade de variantes civiles. Il ne sera abandonné, à contre cœur par beaucoup, qu’en 1985 pour le M9, Un Beretta 92 militarisé. Et bien, le guidon du classique “1911 A1” est sensiblement plus épais que sur le 1911 d’origine comme le notre.

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Son marteau et sa queue de castor sont aussi sensiblement plus longs que sur notre 1911. La détente du 1911 A1 est en revanche nettement plus petite que celle du 1911 et, détail visible au premier coup d’œil, le 1911 A1 possède une découpe arrondie sur la carcasse en arrière du pontet alors que cette découpe est absente du premier 1911. La seule différence interne est le percuteur de forme différente sur le A1. Voilà. Sinon même forme générale, même calibre et même capacité. Noter que munitions et chargeurs sont parfaitement interchangeables. Vous pouvez rentrer un chargeur civil neuf de 2025 dans celui-là. Notre arme est donc un 1911 et pas un A1.

Les essais qui ont mené à l’adoption de cette toute première versions de cette arme mythique ont commencé en 1906. En 1899, Les Philippines ont décidé un beau matin de déclarer la guerre aux USA « pour voir un peu » alors qu’elles n’étaient indépendantes de l’Espagne (1898), leur puissance coloniale initiale, que depuis quelques mois seulement. Évidement, c’est une (mauvaise) plaisanterie.

Les USA avaient juste essayé de créer un gouvernement provisoire à leur botte sans prendre l’avis de nos vainqueurs des espagnols déjà reconnus internationalement comme le gouvernement légitime. L’Amérique menaçait en prime de débarquer pour signifier qu’elle ne reconnaissait pas le Traité de Paris de 1898 qui entérinait l’indépendance des Philippines qu’elle avait pourtant signé et ratifié. Certes les USA avaient aidé Les Philippines à se rendre indépendantes de l’Espagne mais c’était pour mieux les contrôler ensuite, considérant leur domination sur Les Philippines comme d’intérêt stratégique et les philippins, en tant que peuple, comme inaptes à l’indépendance. A peine indépendants, les Philippins n’avaient en réalité aucun autre choix possible que de se soumettre ou de combattre une nouvelle puissance coloniale. Entre la guerre et le déshonneur, ils choisirent le combat en dépit de la totale disproportion des forces.

Cette guerre, qui, dans l’historiographie américaine s’étale de février 1899 à juillet 1902, dura en réalité 14 ans ! Elle fut terrible (1 million de morts peut-être selon les manifestants; 200.000 selon la Police, avec force famines, massacres, viols, exécutions sommaires…). Son effet géopolitique essentiel fut de marquer le début d’une nouvelle ère internationale: l’interventionnisme américain dans sa version militaire.

Dans ces combats de jungle face à des guerriers portés par l’énergie du désespoir, l’arme de poing standard US était le revolver Colt M1892 New Army & Navy à double action en calibre .38 long Colt. Les autochtones, eux, étaient friands d’assaut à l’arme blanche, surgissant par surprise, recherchant le corps à corps, et combattant fréquemment sous l’effet de psychotropes leur enlevant toute inhibition de peur et de douleur. Dans cette lutte très particulière, le Colt 1892 et son calibre 38LC furent jugés d’un pourvoir d’arrêt insuffisant.

Cela tombait bien car un certain John Moses Browning, alors collabortateur de Colt, travaillait de tout son génie depuis 1900 au développement d’une arme semi automatique fiable. L’arme semi automatique militaire (donc fiable en conditions de combat) en était à ses balbutiement et le génie de Browning allait faire la suite. Lors de ces premiers essais militaires de 1900, le Colt 1900 de Browning avait été confronté au Mauser C96 et au Mannlicher 1894. Aucune arme ne fut retenue mais l’armée pris, avec la marine, une exacte conscience du potentiel de l’arme. Quelques exemplaires échouèrent tout de même aux Philippines et ce premier retour d’expérience conduisit au Colt 1902. Qui n’est rien d’autre qu’un Colt 1900 déjà amélioré mais toujours en 38ACP.

Le Colt 1902 fut lui aussi testé mais les militaires restaient méfiants sur la durabilité et la fiabilité du pistolet par rapport au révolver. Les plaintes relatives à la faiblesse du calibre 38 continuant à remonter des Philippines au sujet du pourtant récent Colt 1892 renforçaient l’idée qu’il fallait attendre et voir devant une technologie nouvelle à perfectionner. En 1904, Browning développa une cartouche plus costaude en calibre .41 pour faire face aux critiques militaires sur insuffisance de la 38. On se rapprochait à pas de loup du produit final. D’autant plus que lors de ces essais, Browning trouva fort à propos de faire essayer au colonel John Taliaferro Thompson, responsable Small Arms pour l’US Army (oui, oui, le père de la fameuse Thompson d’Al Capone et des Us marines en 1927.) une toute dernière munition sortie de son prolifique cerveau: la 45 ACP. Browning avait à cette occasion modifié son pistolet pour ce calibre. Enthousiasmé, Thompson déclara tout net que ce calibre était providentiel.

C’est ainsi qu’en janvier 1906 le Général en Chef de l’Intendance, le général B.G. Crozier lança un appel d’offre pour une arme semi automatique militaire chambrée en 45 ACP qui équiperait l’ensemble des force américaines. 18 entreprise répondirent “présent” et mais seules six furent sélectionnées pour les essais à tenir en 1907. Et trois seulement survécurent à la première phase de tests opérationnels. Qui sont ces trois survivants ? Et bien, tous des légendes dans leur genre. Entre des séries de tirs sur chevaux au galop suivi d’un génocide de veaux de lait visant à s’assurer que la 45ACP arrivait bien à tuer autre chose que des mouches, l’essai le plus violent consista à tirer d’affiler 5.000 coups avec la même arme.

Le beau George Luger n’avait apporté que 746 munitions spécialement adaptées à son arme, conçue pour le 9 para, mise au point sans beaucoup d’essais préalables au fameux calibre 45. Avec les 45 ACP américaines, les incidents se multiplièrent. Il est plus que très probable que Luger aurait pu développer un Luger en 45 ACP parfaitement fiable pour ces essais. Mais l’armée US était alors parfaitement ridicule en taille comparée aux armées européennes et ce marché fut jugé insuffisant pour y investir plus. DMW et Luger jetèrent donc l’éponge. Dommage, car j’aurai bien aimé avoir un Lulu en 45 Acp !

Le Savage 1907, lui, ne souffrit que 37 incidents ce qui en dit long sur ses qualités. Légèrement modifié, et en 7,65, il fut commandé par l’Armée française en 1915 et donna toute satisfaction. On a beaucoup dit que Colt avait été favorisé lors de ces essais afin d’assurer une production 100% US chez un producteur de renom US. C’est possible, et même probable. Mais il faut dire aussi que l’engin enfin mis au point par notre Saint John Browning ne subit… aucun incident ! Zéro. Même brûlant et simplement plongé dans l’eau froide, il repartait illico. Et lui tira 6.000 coups!

Après les essais en unités et quelques améliorations le Colt 1907 devint les Colt 1909 et 1910 qui subirent quelques essais supplémentaires. L’arme fut définitivement adoptée le 29 mars 1911 sous le nom de Colt M1911 . Commandé par l’armée à 31.344 exemplaires pour la première commande, il assura le tiers du chiffre d’affaire de Colt cette année là. Sa première utilisation opérationnelle date de 1913 durant les tout derniers combats contre les Moros philippins. Son premier engagement sérieux fut de servir les hommes du futur Général Patton contre ceux de Pancho Villa en 1916 au Mexique. Patton, toujours au style très cowboy, trouva d’ailleurs le moyen de se tirer une balle dans le pied dans un saloon mexicain avec son 1911. Ce qui le conduisit à détester les automatiques et à faire toutes ses campagnes ultérieures avec les deux revolvers 1873 Peacemaker à crosse d’ivoire en ceinturon qui contribuèrent à sa légende doré. Mais toujours des Colts.

Mais son principal fait d’armes, à notre 1911 pas A1, en ce début de carrière et en cette première version, sera de combattre en France en 1915-1918. Réglementaire dans le Royal Flying Corps anglais en calibre 455 Eley (5.000 livrés pour 10.000 commandés), chez les Français qui en commandèrent aussi 5.000 entre mai 1915 et janvier 1916 pour leur tankistes et aviateurs, et même en Russie via l’Angleterre, il a été surtout porté par nombre des 53.402 américains morts au combat pendant les quelques mois de leur intervention dans la première guerre mondiale. Légèrement modifié en 1926 pour devenir l’iconique Colt 1911 A1, sa carrière militaire s’étendra sur tous les points du globe et dans tous les camps, pour devenir l’image même du pistolet semi-automatique de combat au XX° siècle.

Notre rare Colt 1911 de ce jour est typique de la production de guerre de 1918. Initialement bronzés comme les commerciaux d’un bronzage noir à reflets bleutés (je n’insisterai jamais assez que “blued” en anglais veut dire “bronzé” et pas “bleuté” même si le mot vient de la couleur initiale des bronzages - faux amis classique de l’anglais), les Colt militaires furent bronzés en culasse d’un bronzage “black army”, un bronzage plus simple et plus noir mais encore assez brillant à partir du n° 312 mille environ. C’est bien le cas de notre arme, qui est donc une des premières à avoir reçu cette nouvelle finition. Elle a conservé 85% de son bronzage d’origine. Le bronzage est un peu usé plutôt en dessus de culasse et en bout de canon (port en étui) et manquant sous forme de petites tâches en coté droit en culasse seulement.

Le bronzage a fait son boulot de protection ici car l’arme n’a en revanche aucune oxydation ni peau d’orange (aucun « cratère »/manque de métal). C’est déjà plus que bien pour cette arme de 107 ans bientôt. Un autre l’aurait peut-être « tamponné » un peu pour le rendre un peu plus neuf et « vendeur » mais pas moi. J’estime, moi, qu’à 85% de son bronzage d’origine et sans oxydation, cette arme devenue rare doit rester telle quelle. On est pas obligé de partager mon avis et, dans ce cas je suggère, de le re bronzer complètement car le métal est toujours très bien poli et sans accroc. On peut donc y faire sans problème y faire un travail le rendant « neuf ». Mais je n’aime pas dénaturer une arme. Globalement donc plutôt très bien conservé en nonobstant les manques de bronzage.

Les Colt 1911 de 1914-1918 sur le marché sont souvent bien moins beaux que celui-là mais vous savez que Maître Flingus est assez intraitable sur les états. Preuve supplémentaire de son bon état extérieur: tous les marquages de fabricant, calibre et de brevets sont bien nets et bien lisibles - aucunement usés et bien avec le Poulain à la bonne place pour un 1911 pas A1 ! C’est à dire en arrière de culasse coté gauche. Le canasson s’est en effet pas mal déplacé dans l’histoire des Colt. Et là, il est à sa bonne place pour l’époque. Bien marqué “United State Property” et “Model of US Army 1911 “évidement. C’est un vrai militaire qui a fait la campagne.

L’arme porte en carcasse en arrière de pontet un magnifique poinçon de réception à la tête d’aigle bien net et bien visible à l’œilleton. Ces poinçons chiffrés (normalement ils sont aux initiales de l’Inspecteur) ont fait couler des flots d’encre chez les collectionneurs US. On ne sait toujours pas qui furent ces inspecteurs “chiffrés”, probablement recrutés uniquement pour les besoins de la guerre : le notre est ”S14″. Mais on peut trouver aussi dans le même cas: S11, S15, S5 et S8. Les autres inspecteurs chiffrés sont trouvés sur des Smith & Wesson de la guerre (S2, S24 et S6). Ses plaquettes sont les bonnes plaquettes militaires d’origines en noyer brun légèrement rougeoyant typiquement américain. Elles sont en excellent état, très saines, à peine usées et avec de rares traces de manipulations. Très belles. Plus belles en tous cas que sur nombre de 1911 même A1 que j’ai pu croiser. Les vis, manipulées, sont parfaitement opérationnelles et nullement bloquées. BE+. Mieux ce sont les siennes. Je les ai démontées pour m’en assurer. Le pas iso 9001 n’existait pas et en plus c’est pas du pas métrique. L’arme démontée est dans le même état à intérieur qu’extérieurement - globalement belle et sans oxydation ou peau d’orange.

Elle est dans un état mécanique superbe - fonctionnement et démontage sans aucun problème - Percussion bien nette - rappel de culasse bien ferme. Le ressort récupérateur bande toujours comme un jeune homme (je deviens grivois, il est 23h passées et les héros sont fatigués). Le canon est est terne avec des petites oxydations à fonds de rayures. Il est bon voire mieux que cela et bien mieux, en tous cas, que la moyenne de ce que j’ai déjà vu sur ces armes. Maître Flingus est toujours dur sur les états mais on ne se refait pas. Celui-là n’a jamais nettoyé sans doute depuis fort longtemps. (je ne répéterais jamais assez les vertus de ce produit dans lequel je n’ai aucune actions) Les rayures restent bien visibles et bien nettes. C’est l’essentiel. Je n’ai aucun doute qu’il tirera bien ou même très bien. Mais, surtout, c’est bien le sien, de canon. C’est un point à vérifier quand on achète un 1911 pasA1.

Il faut en effet savoir que les Colts 1911 de cette production de chez Colt (il y a eu aussi quelques Remington aussi en 1918, pas beaucoup mais quand même) portent, tous de petites lettres “P” et “R” en canon - Le R est mal venu mais il est bien là sous le P et un peu décalé à sa gauche. Calibre 45 ACP, en sept coups évidemment. Le chargeur est bien du modèle Colt le plus « médiatisé »- bronzé bleuté première moitié (avec 90% de son bronzage d’origine), décoloré en dessus et bien pas marqué “Colt 45. Auto”. Contrairement à une légende, régulièrement colportée sur les ondes de « Radio Stand », les chargeurs de Colt de la période 1911-1919 ne sont pas TOUS bicolores (par durcissement à la flamme de leur partie supérieure) et il en existe au moins 8 types dont le fameux bicolore.

Cette très belle arme, désormais très très peu courante, nous est en plus venu avec son étui d’origine. Très bel étui en cuir de fabrication G & K, (Graton & Knight), une boite de Worcester Massachusetts qui a fourni des pièces de cuir à l’armée US jusque 1962. Celui-là est bien daté...

Comparaison des Modèles Colt 1911 et 1911 A1
Caractéristique Colt 1911 Colt 1911 A1
Guidon Moins épais Plus épais
Marteau et queue de castor Plus courts Plus longs
Détente Plus grande Plus petite
Découpe sur la carcasse Absente Arrondie en arrière du pontet
Percuteur Différent Différent
Bronzage (modèles militaires de 1918) Black Army (à partir du n° 312 mille environ) Black Army (à partir du n° 312 mille environ)

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