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Les produits non-conformes aux règles européennes de protection du consommateur pullulent sur les places de marché comme Aliexpress ou Wish. Mais les autorités européennes n'ont pas vraiment d'arme légale pour les contraindre à être plus vigilantes. Voici pourquoi.

La prolifération de produits non conformes

Après avoir commandé des articles sur Wish, Joom et Aliexpress, nous avons notamment reçu des contrefaçons, ou des objets très dangereux comme un casque de moto dont la coque se brise d'un seul coup de marteau. Bref, des objets qui ne respectent clairement pas les normes européennes en matière de consommation. Mais comment de tels articles peuvent-ils être vendus en toute légalité en France ?

Nous avons posé la question à la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes, dont le rôle est de veiller à la protection et à la sécurité des consommateurs. Des jouets, des bijoux, des cosmétiques et des objets électroniques que la DGCCRF a ensuite testés en laboratoire. Les deux-tiers de ces produits se sont révélés non-conformes et 38% carrément dangereux. Avec, par exemple, des bijoux bourrés de métaux lourds, des substances interdites dans des jouets ou des guirlandes électriques qui prennent feu.

Face à ces manquements, la DGCCRF a enjoint les places de marché de retirer les produits incriminés de la vente et de rappeler ceux déjà vendus. Toutes sauf une s'y sont astreints, avec plus ou moins de célérité et de bonne volonté. Mais c’est là tout ce que les autorités françaises peuvent leur demander.

Le statut d'hébergeur et la responsabilité limitée

Car en l’état actuel de la loi, ces opérateurs ne sont pas responsables si des vendeurs tiers proposent des produits dangereux sur leur plateforme. "Elles ont un statut d’hébergeur et n’ont donc pas de responsabilité sur les produits qui sont vendus", explique Loïc Tanguy, porte-parole de la DGCCRF.

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Le seul responsable légal, c’est le vendeur. Mais sur Wish, Joom, Aliexpress, qui pratiquent des très bas prix, le vendeur est bien souvent localisé en Asie. Or "en mettant directement en contact les consommateurs français avec des fabricants implantés hors de l’Union européenne, on facilite l’importation par le consommateur de produits qui n’ont pas été conçus pour le marché européen ou qui ont été fabriqués par des professionnels qui ne connaissent pas les règles de sécurité du marché européen", constate Loïc Tanguy.

Cet éloignement géographique des vendeurs complique aussi le travail des autorités. Autant les douanes peuvent contrôler le chargement d’un cargo de marchandises à son arrivée dans un port français. Autant elles sont incapables d’intercepter des millions de paquets qui traversent individuellement les frontières jusqu’au domicile des acheteurs.

Les pare-feux mis en place par les plateformes

Certaines places de marché assurent toutefois mettre en place des pare-feux pour garantir aux acheteurs que les produits qu'elles hébergent sont sûrs. Chez Joom par exemple, "on utilise un algorithme d’intelligence artificielle pour analyser tout produit nouvellement arrivé sur la plateforme et déterminer s’il est bon ou pas", détaille Ilya Shirokov, PDG et fondateur de la plateforme russe.

Des notes pas très fiables

Le problème, c’est que les critères pris en compte par cet algorithme ne sont pas forcément pertinents quand il s’agit d’assurer la sécurité des consommateurs. Par exemple, le critère prépondérant pour Joom est l'avis des acheteurs du produit. "La moitié d'entre eux laissent une note. Si la note moyenne de l’article descend en dessous de 4,2/5, on l’exclut immédiatement. Et quand la note globale d’un marchand baisse, on fait en sorte de limiter ses ventes en rendant ses produits moins visibles", continue Ilya Shirokov.

"Ce filtre de la communauté constitue une protection très solide" à ses yeux. Pourtant, les acheteurs ne notent pas les produits en fonction de leur conformité aux normes européennes de sécurité, mais selon leur satisfaction personnelle. Par exemple, avec un jouet que nous avions commandé sur Aliexpress, le vendeur nous a envoyé un billet promettant des réductions sur notre future commande chez lui à condition que nous laissions une bonne note sur sa page.

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Appel à la vigilance des consommateurs

Dans ce contexte, la DGCCRF appelle les consommateurs à la vigilance sur ces places de marché. Il faut notamment "être attentif à la nationalité du vendeur, sachant que s’il y a un problème, c’est plus compliqué de faire valoir ses droits auprès d’un professionnel implanté à l’autre bout de la planète". Loïc Tanguy déconseille par ailleurs d’acheter des produits très sensibles comme des jouets, des briquets, des cosmétiques sur des places de marché en raison du "risque supplémentaire qu’ils ne soient pas conformes". Et plus globalement, mieux vaut ne pas se laisser allécher par de grosses promotions, des nombres de produits restant en stock très limités, et tout ce qui peut laisser penser que vous allez rater une affaire en or.

Armes interdites vendues sur Shein en France

Des armes vendues sur le site Shein sont interdites en France, déclenchant un nouveau scandale pour la marque. Clara Chappaz, ancienne ministre déléguée de l’intelligence artificielle, s’exprime sur France Info le 6 novembre : "Ces plateformes-là se jouent de nous en disant que nous sommes simplement des hébergeurs. Nous sommes des lieux de commerce en ligne où nous avons des vendeurs tiers. Donc nous ne sommes pas au-dessus des lois.

L’exécutif a lancé deux procédures. Le site dispose maintenant de moins de 48 heures pour retirer les articles interdits vendus par des tiers. Dans le même temps, le ministère de l’Intérieur a saisi la justice. Ces procédures divisent les clients : "S'il y a eu la vente d'armes, c'est un peu ennuyeux, disons. Ça casse tout," estime une cliente. Une autre s’interroge : "Pourquoi ne l'ont-ils pas fait bien avant ? Pourquoi seulement maintenant ? Parce qu'il y a l'implantation du BHV. Non ? Je ne sais pas. Ils auraient peut-être dû se réveiller bien avant, je trouve. De son côté, Shein assure avoir pris les mesures nécessaires. Ces procédures ne sont pas une première.

Wish list (liste de souhaits) arme de poing

Discussion sur un forum à propos des armes de poing souhaitées par les membres :

  • Walther P99 Compact recon
  • HK USP MATCH
  • Artemis CP400A
  • SP-01 SHADOW
  • Sig P210 Legend
  • Tanfoglio Gold Custom
  • Walther PPS
  • GLOCK 17 Gen 4 (Umarex)
  • BERETTA 92A1 (Umarex)
  • BERETTA M9A3 (Umarex)
  • BERETTA APX (Umarex)
  • SIG SAUER P226 X-FIVE SILVER (Cybergun)
  • BERSA BP9CC (ASG)
  • HK MP5 K PDW (Umarex)

Certains membres partagent leurs expériences avec certains modèles, soulignant les problèmes de précision, de qualité des matériaux ou de difficulté de chargement des chargeurs.

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tags: #arme #à #feu #wish

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