Légalisée depuis 1995, la chasse à l’arc est devenue une technique de chasse très complémentaire de la chasse traditionnelle. On fait appel à elle là où l’usage des armes à feu devient trop dangereux. Elle est aussi idéale dans le cadre de l’ouverture anticipée de la chasse au sanglier à partir du 1er juin.
« On fait de plus en plus appel à nous pour lutter contre des dégâts de gibier occasionnés sur des sites difficilement chassables comme un golf, un centre équestre, des vignes… », introduit Vincent. En Saône-et-Loire, l’association Chassarc71 a été sollicitée par la ville de Chalon-sur-Saône pour un territoire de 22 hectares en zone périurbaine. Ce terrain constitué d’une ancienne friche industrielle, pour partie boisée et comprenant quelques parcelles de cultures, est infesté de sangliers, chevreuils, renards et même ragondins qui ont pris l’habitude de venir s’y réfugier.
Sa proximité avec la ville, des usines et de grands axes de circulation interdit l’usage d’armes à feu ou le recourt à des battues, présente Vincent. Mis en contact avec la Ville par l’intermédiaire de la Fédération des chasseurs, et après que les louvetiers aient conclu à l’impossibilité de réaliser des battues, la chasse à l’arc s’est révélée une solution pour gérer ce territoire. Depuis quatre ans maintenant, les adhérents de Chassarc71 assurent eux-mêmes cette gestion de la présence des animaux sauvages en assurant effarouchements et prélèvements. Comme n’importe quel territoire de chasse, un bail est établi entre les archers et la Ville de Chalon.
La saison débute dès les premiers jours de juin par un repérage sur le terrain (observation des coulées, indices, utilisation de pièges photographiques, etc.). Les premiers tirs sont réalisés fin juin ou début juillet. La chasse à l’arc se fait soit à l’affut au sol, soit à l’affut perché ou encore à l’approche.
Le tir à l’affut perché consiste à installer une plateforme fixée au tronc d’un arbre à environ 3,50 m de hauteur. C’est la technique du "tree-stand" (perchoir dans un arbre). Elle fait appel à un matériel spécifique portatif que le chasseur installe sur le tronc. « L’affut perché permet de voir les animaux arriver de loin. Il rend le chasseur moins repérable à son odeur que s’il était au sol », confie Vincent.
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« La technique de l’approche consiste à se rendre sur une zone où les animaux viennent boire, s’alimenter ou regagner leur couche », poursuit l’archer. Approche et affut sont les méthodes utilisées pour les tirs d’été. En automne, les deux techniques peuvent être complétées par des "poussées silencieuses". Plusieurs chasseurs parcourent le territoire à pied, provoquant une fuite "tempérée" du gibier.
Chaque saison, les chasseurs à l’arc prélèvent plusieurs chevreuils et plusieurs sangliers sur ce territoire périurbain de 22 hectares. Ces prélèvements traduisent une concentration nettement supérieure à d’autres territoires plus ruraux, fait remarquer Vincent. « Nous avons levé jusqu’à 15 chevreuils au cours d’une poussée silencieuse !
Au-delà de son efficacité reconnue pour pallier les inconvénients d’une battue aux armes à feu, la chasse à l’arc est un peu comme un réapprentissage de l’art de la traque ; une reconnexion avec la nature, avec l’animal… Plus exigeante, elle est aussi une source de plus grande satisfaction, confie Vincent. De fait, la chasse à l’arc demande un temps de préparation : identifier l’animal, prendre une décision, actionner l’arme… La chasse à l’arc, c’est beaucoup de sorties, de contacts avec les animaux, mais aussi de nombreux échecs !
Alors qu’avec une arme à feu moderne, un chasseur peut, sans être grand tireur, atteindre facilement sa cible à 150 m, avec un arc, c’est une autre affaire !… Le tir à seulement 20-25 m impose une stratégie d’approche plus élaborée. Les archers recourent même à des appeaux, par exemple pour imiter le cri d’un animal blessé qui va attirer un renard…
À moins de 25 m de l’animal, un rien peut faire échouer de longues minutes d’affut : un vêtement qui fait du bruit, l’ombre de l’intrus trahie par le soleil, un vent changeant, la forme des mains ou du visage soudain repérée par le gibier… « À 15 m, on est dans l’environnement de l’animal. La chasse à l’arc demande plus de temps, elle est plus aléatoire, mais elle procure des émotions plus fortes », confie Vincent. Elle est aussi mieux perçue par le grand public.
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La chasse à l'appeau est une technique de chasse traditionnelle, qui implique l'utilisation d'appels ou de leurres sonores pour attirer le gibier. Elle est couramment utilisée pour la chasse aux oiseaux, tels que les canards, les oies, les perdrix et les pigeons, mais elle peut également être appliquée à la chasse aux mammifères. En général, l'appeau reproduit les cris ou les appels spécifiques de l'espèce ciblée. Cette méthode nécessite une bonne connaissance et une compréhension approfondie des habitudes et des comportements de l'animal à chasser.
Chaque type d'appeau a une spécificité bien définie et doit être utilisé avec un certain art pour dupliquer les sons produits par les animaux. C'est dans cet art de la manipulation que réside toute la subtilité de la chasse à l'appeau. Un bon chasseur doit pouvoir maîtriser les techniques d'utilisation des appeaux pour être efficace lors de ses sorties de chasse.
Noémie Paquin du département produit de Chasse à l'acquis une expertise approfondie sur le sujet et partage ce point de vue sur la chasse à l'appeau : "L'appeau n'est pas seulement un outil de chasse, c'est une technique qui demande art, précision et connaissance. Être habile à l'appeau nécessite de connaître les nuances et les subtilités propres à chaque animal. C'est cette connaissance qui fait toute la différence entre un simple chasseur et un véritable maître de l'appeau."
En somme, la chasse à l'appeau est un art complexe qui demande du temps, de la patience et une compréhension profonde des animaux à chasser. C'est une technique qui brille par son aspect traditionnel et son efficacité quand elle est correctement maîtrisée.
La chasse à l'appeau est une discipline qui recourt à divers équipements pour assurer son succès. Les appâts, par exemple, jouent un rôle primordial en attirant les proies vers le chasseur. Par leur utilisation habile, le chasseur peut contrôler l'emplacement potentiel de sa proie et augmenter ses chances de réaliser une capture. Un certain nombre d'options sont disponibles sur le marché pour accéder à une gamme d'appâts variés.
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Par ailleurs, les appeaux constituent un autre élément essentiel de la chasse à l'appeau. Ils servent à imiter les sons produits par les animaux, ce qui contribue à tromper la proie et à la conduire vers le chasseur. Les différents types d'appeaux disponibles permettent de cibler différentes espèces d'animaux.
Quant aux accessoires, ils constituent une catégorie plus large regroupant divers éléments qui facilitent la pratique de la chasse à l'appeau. Ces accessoires peuvent inclure des camouflages, des sacs de transport, des housses protectrices et bien plus encore, tous conçus pour offrir une expérience de chasse plus commode et efficace.
Enfin, les leurres d'oiseaux aident à attirer certaines espèces d'oiseaux en imitant leur apparence. Les leurres d'oiseaux offrent une alternative non mortelle à la chasse réelle, permettant aux chasseurs de s'approcher des oiseaux sans les effrayer.
En somme, la chasse à l'appeau implique l'utilisation stratégique d'une gamme de matériaux et de techniques pour attirer et capturer efficacement des proies. C'est une pratique qui, bien que traditionnelle, continue d'évoluer grâce à l'émergence de nouveaux outils et accessoires.
La chasse à l'appeau est une technique ancienne que de nombreux chasseurs utilisent encore aujourd'hui. Cette pratique nécessite une compréhension profonde des comportements des animaux et un usage précis des différents types d'appeaux. La réussite dépend essentiellement de la crédibilité du leurre. Les chasseurs doivent donc imiter parfaitement le cri des animaux pour attirer leur proie. Il est également conseillé d'évaluer les conditions météorologiques, le moment de la journée et l'emplacement idéal pour la chasse à l'appeau. Enfin, une pratique régulière et l'expérience sont les clés pour améliorer continuellement cette technique de chasse.
Les techniques reposent sur trois supports dominants : le camouflage, les appelants, les appeaux.
La première technique réside dans l’art du camouflage Les canards possèdent une très bonne vue. « La vision des oiseaux est l’une des visions les plus performantes du monde animal. La vue est, avec l’ouïe, le sens le plus important de ces espèces, qu’elles soient diurnes ou nocturnes », estiment les spécialistes De ce fait, les chasseurs doivent être bien camouflés tant au niveau vestimentaire qu’au niveau de la zone de chasse. À cet égard, ils peuvent s’aménager des caches comme par exemple des huttes. Certaines se situent au niveau du sol. D’autres sont installées dans les arbres ou surélevées comme c’est le cas dans la prairie de Varennes-le-Grand en raison des inondations. Il existe une autre forme de "camouflage ", celle qui consiste, pour les chasseurs, à utiliser les possibilités offertes par la nature, pour se dissimuler à la vue des oiseaux. De plus, ils doivent observer une règle impérative : éviter de faire (trop) de bruit car les oiseaux possèdent aussi une vue très développée.
La deuxième technique nécessite l’utilisation d’appelants artificiels. Ces derniers sont des leurres utilisés par les chasseurs de gibier d’eau pour imiter la silhouette d’un canard ou d’une oie. Les appelants modernes sont fabriqués de polyéthylène. Anciennement, ils étaient confectionnés avec du bois ou du papier. « Ces fidèles reproductions sont essentielles pour tous les chasseurs qui désirent attirer le gibier à portée de fusil. La quantité d’appelants sera fonction de l’abondance au site de chasse et de l’espace disponible », estiment les spécialistes.
La troisième technique fait appel aux appeaux dont le but est d’attirer le gibier d’eau afin de pouvoir le tirer dans les meilleures conditions possibles. Les appeaux, sorte de sifflet sont en bois, en plastique, en acrylique, et en polycarbonate. Ils imitent les cris des différentes espèces de gibier d’eau. « Des appeaux électroniques permettent de se perfectionner dans l’art de l’appel, mais ils sont interdits en France », souligne-t-on à l’armurerie Boichut-Balaguer à Chalon. Tous les ans, dans la Somme a lieu un concours des meilleurs imitateurs de cris d'oiseaux, des cris qui naturellement sont imités à la chasse.
La chasse au petit gibier est une activité riche en tradition et en aventure. Elle consiste à traquer et récolter des espèces de gibier de petite taille, telles que le lapin, la perdrix, le faisan, la caille ou encore la grive. Ces gibiers sont souvent très recherchés pour leur chair délicate et leurs comportements imprévisibles, qui offrent un défi de taille aux chasseurs. Pour réussir dans cette chasse, il est essentiel de maîtriser différentes techniques adaptées à chaque type de gibier, en prenant en compte les particularités de leur comportement et des milieux qu'ils fréquentent.
Le lapin de garenne, souvent chassé en France, est l'un des gibiers les plus communs et les plus appréciés. Il vit principalement dans des terriers, mais peut aussi être trouvé dans les champs, les haies, et les zones boisées. La chasse au lapin exige une bonne connaissance du terrain et des comportements du gibier.
La chasse à la ligne est une méthode populaire pour débusquer les lapins. Un groupe de chasseurs se positionne en ligne droite, séparés d'une certaine distance, et commence à avancer lentement dans un terrain favorable. L'objectif est de repousser les lapins hors de leurs terriers et de les pousser vers les chiens ou d’autres chasseurs postés à l'extrémité de la ligne. Les chiens, souvent des terriers ou des épagneuls, jouent un rôle essentiel en débusquant les lapins.
Les chiens de chasse, en particulier les chiens de type "purs", sont des alliés précieux dans la chasse au lapin. Un chien bien dressé peut flairer les terriers et localiser les lapins qui s’y cachent. Une fois que le chien a localisé le gibier, il peut le pousser à sortir du terrier, donnant ainsi au chasseur l'opportunité de faire un tir.
Les lapins sont souvent actifs tôt le matin ou en fin de journée, lorsqu’ils sortent de leurs terriers pour se nourrir. En se postant discrètement près des chemins fréquentés par le gibier ou à proximité de leurs terriers, le chasseur peut attendre qu’un lapin fasse son apparition.
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